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le blog d'Edmée - Page 62

  • Festival de Locarno: la 77e édition s'ouvre avec "Le déluge". A l'affiche, Mélanie Laurent et Guillaume Canet

    Sous un ciel nuageux, un léopard campé sur des rochers au bord du lac Majeur contemple le paysage.  C'est l'affiche du Festival de Locarno, conçue par la photographe Annie Leibovitz. Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elle ne fait pas l'unanimité. Toujours est-il que ce fauve newlook incarne ce 77e point de rencontre incontournable pour les passionnés de pellicule, qui se tiendra du 7 au 17 août.
     
    On nous annonce un cru 2024 audacieux, innovant, bref carrément mémorable. Il enchante en tout cas le directeur artistique Giona A, Nazzaro. A ses yeux  cette édition incarne l’excellence du cinéma contemporain. « Nous avons pris soin de mettre en lumière des films qui, tout en repoussant les limites du cinéma, cherchent également à engager une conversation plus profonde avec le public »
     
    Piazza Grande, sous les étoiles

    En attendant de vérifier sur place la réalité de ces belles promesses, voyons un peu ce que nous réserve ce programme riche de 225 différents métrages mêlant fictions et documentaires en lice dans les diverses compétitions et en-dehors. A commencer par les films proposés ,sur la célèbre Piazza grande avec son écran  XXL, où se pressent chaque soir quelque 8000 spectateurs.
     
    C’est sous les étoiles qu’on découvrira le film d’ouverture, deuxième long métrage de Gianluca Jodice, Le déluge, Mettant en scène Mélanie Lurent et Guillaume Canet, il retrace les derniers jours de Marie-Antoinette et Louis XVI. La prestation des deux comédiens leur vaut par ailleurs L’Excellence Award Davide Campari.
     
    Dix-sept œuvres suivront dont  The Seed of the Sacred Fig de Mohammed Rasoulof, Grand Prix de Cannes,  Shambhala de Min Bahadur Gham, Rita de Paz Vega, Timestalker d’Alice Lowe, Gaucho Gaucho de Michael Dweck, The Seed of the Sacred Fig de Mohammed Rasoulof et Mexico 86 de César Díaz. , Electric Child de Simon Jaquemet, Le procès du chien de Laetitia Dosch, Reinas de Klaudia Reynicke et Sauvages de Claude Barras.. 
     
    La compétition internationale

    Autre pilier de cet important rendez-vous cinématographique, la Compétition internationale, qui compte 17 premières mondiales. Issues du monde entier, elles s’affrontent pour décrocher le fameux Léopard d’Or.  Cinéastes confirmés et talents émergents explorent à la fois des formes classiques et expérimentales du cinéma contemporain.

    Cinéastes du présent et Léopards de demain

    Tandis que Cinéastes du présent comprend 15 films mêlant premiers et deuxièmes longs métrages, tous présentés en première mondiale, la catégorie des Léopards de demain, territoire d’expérimentation, propose  des courts et moyens métrages, préfigurant,  comme son nom l’indique, le cinéma de demain.
     
    Rétrospective: 100 ans de Columbia Pictures 

    Columbia Pictures a été fondée le 10 janvier 1924 par les frères Harry et Jack Cohn accompagné de  Joe Brandt. A son apogée, le studio  a produit des films cultes du cinéma américain dans une multitude de styles différents et de genres populaires, à l’image de  Lawrence d’Arabie, Maudit pour l’éternité, Karaté Kid, Tootsie, Little Woman, Spider-Man…  En tout 40 titres  composent cette rétrospective, développée en collaboration avec la Cinémathèque suisse. Elle propose un voyage à travers une époque phare du cinéma américain. Cela inclut des chefs-d’œuvre, des nouvelles découvertes ains que des classiques.
     
    Autres sections
    On signalera encore la traditionnelle Semaine de la critique avec qui présente sept documentaires,  Locarno Kids Screenings , un voyage initiatique à al découverte du septième art pour enfants et ados, Open Doors Screenings qui propose le denier volet de son cycle  consacré à l’Amérique .latine et aux Caraïbes, ainsi que Panorama Suisse ,une sélection de 10 titres mettant en avant la créativité cinématographique suisse contemporaine,
     
    Nombreux artistes honorés 

    Aux côtés de Melanie Laurent et Guillaume Canet, on découvre d’autres lauréats. L’Indien Shah Rukh Khan. «l’empereur de Bollywood», recevra le Pardo alla Carriera , Jane Campion le Pardo d’Onore, Ben Burtt le Vision Award Ticinomoda, Claude Barras le Locarno Kids Award, Stacey Sher le Raimondo Rezzonico Award, et Irène Jacob le Leopard Club Award.

    Locarno, du 7 au 17 août. Pour plus de renseignements concernant sur le programme, les manifestations, les événements: inf@loocarno.ch

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  • Grand écran: "Les fantômes", un thriller d'espionnage psychologique au suspense haletant

    Torturé pendant des mois dans la pire des geôles syriennes, Hamid en est sorti vivant à l’image de quelques autres prisonniers. Emigré en Allemagne, il a intégré Yagaza, l’une des cellules d’une organisation secrète formée de compatriotes hommes et femmes. Espions amateurs, ils poursuivent à travers l’Europe des criminels de guerre qui ont échappé à la justice et se cachent sous de faux noms.  

    La traque aux tortionnaires conduit Hamid à Strasbourg, sur la piste d’un individu qu’il pense intuitivement être son ancien bourreau, bien qu’il n’ait jamais vu son visage. On peine à imaginer la peur et l’angoisse s’ajoutant au supplice… Mais comme il doit être absolument certain que c’est lui, il le prend en filature, le suit partout dans la ville et ne le lâche plus. 

    Les fantômes est le premier long métrage du Français Jonathan Millet, qui avait ouvert La Semaine de la Critique en mai dernier à Cannes. Venu du documentaire, le réalisateur épate par sa maîtrise, son intelligence, la précision de son récit, la sobriété de sa mise en scène au service d’une intrigue minimaliste. 

    Il livre ainsi un film d’espionnage fort à tendance psychologique, qui fait écho à une actualité brûlante en nous immergeant dans la réalité glauque de la guerre en Syrie et des traumatismes engendrés. Captivant, fascinant, poignant, ce thriller original qui commence lentement, maintient un suspense haletant, la tension montant au fil d’une histoire où se mêlent vengeance, obsession, deuil, rédemption.

    La réussite de ce drame qui tient également à la prestation remarquable du comédien franco-tunisien Adam Bessa, dont l’intensité du jeu nous fait presque physiquement ressentir la douleur de son pauvre corps martyrisé.  On souffre avec cet homme brisé, qui rente de se reconstruire après avoir connu l’enfer.

    A l’affiche dans les salles de Suisse romande dès mercredi 10 juillet.  

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  • Grand écran: "Le Comte de Monte-Cristo" ravive le mythe en le rajeunissant et le modernisant

    On ne compte plus  les  adaptations cinématographiques, depuis 1908, du Comte de Monte-Cristo, l’œuvre la plus célèbre d’Alexandre Dumas après Les trois mousquetaires.  La dernière, datant de 2002 et intitulée La vengeance de Monte- Cristo était américaine et signée Kevin Reynolds. Pour beaucoup, la meilleure reste celle en deux chapitres , La trahison et la vengeance de Claude Autant-Lara en 1961.

    Alors, que peut bien nous apporter cette nouvelle version, en principe la 24e, réalisée par le duo Alexandre De La Patellière et Matthieu Delaporte? Eh bien, en s’inspirant librement de la fascinante fresque de Dumas, les auteurs ravivent en quelque sorte le mythe, le rajeunissent et le modernisent, en racontant à leur manière les incroyables tribulations  d’Edmond Dantès.

    Une intrigue que le grand écrivain prétendait avoir tiré d’une histoire authentique, relatée par un archiviste de la préfecture de police de Paris, mais qui, en réalité, serait une véritable création.  En 1815, début du règne de Louis XVIII, le jeune et talentueux marin marseillais promu capitaine, trahi par de jaloux rivaux, est arrêté le jour de son mariage pour un crime qu’il n‘a pas commis. 

    Enfermé au château d’If, tristement célèbre forteresse marseillaise, Edmond parviendra à s’évader après quatorze horribles années de bagne. Héritier d’un extraordinaire trésor, il regagne alors Paris sous le nom respecté de Comte de Monte Cristo et autres identités. Son but, faire payer très cher les trois traîtres qui l’ont privé à la fois de sa jeunesse et de Mercédès,son grand amour. 

    Et c’est ainsi qu'entre félonie, aventure, duels, emprisonnement, romance et suspense, on suit dans sa quête un Edmond Dantès trouble, ténébreux, incarné par Pierre Niney, césarisé pour sa remarquable prestation dans Yves Saint Laurent (2014). Le comédien se glisse avec la même aisance bluffante dans la peau de cet homme  aussi tourmenté que dévoré par son besoin de vengeance. Un rôle difficile. qui, apprend-on, a nécessité 150 heures de maquillage, se révélant par ailleurs psychologiquement et physiquement éprouvant. 

    Principal atout de ce film qui séduit également par son souffle épique et ses somptueux décors, Pierre Niney partage notamment l’affiche avec Anaïs Demoustier (émouvante Mercédès) et Laurent Laffite, particulièrement convaincant dans le costume du fourbe procureur Gérard de Villefort.

    A l’affiche dans les salles de Suisse romande depuis mercredi 26 juin. 

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