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<title>le blog d'Edmée</title>
<description>Critiques cinéma et Les pieds dans le plat</description>
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<lastBuildDate>Tue, 11 Aug 2026 16:06:11 +0200</lastBuildDate>
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<title>Festival de Locarno: tour d'horizon entre Piazza Grande, compétition et rétrospective</title>
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<author>noreply@blogspirit.com (ecuttat)</author>
<pubDate>Mon, 10 Aug 2026 18:09:00 +0200</pubDate>
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&lt;img src="https://size.blogspirit.net/blogspirit.com/leblogdedmee/600/media/00/00/290540256.jpg" alt=""/&gt;&lt;p&gt;A mi-parcours du Festival, arrêtons-nous d’abord sous les étoiles. &lt;strong&gt;Paper Tiger&lt;/strong&gt; de l’Américain James Gray, transfuge de Cannes où il figurait en compétition, tient la corde pour l’heure, grâce à un retour au polar new-yorkais façon années 1980. Porté par Adam Driver (&lt;em&gt;photo)&lt;/em&gt; et &amp;nbsp;Miles Teller, le neuvième film de l’auteur explore à la fois la relation complexe entre deux frères et l'emprise de la mafia russe. S’il n’est pas spécialement inventif et novateur, ce mélodrame nous emporte pour sa mise en scène, ses excellents acteurs et la reconstitution très précise du New York des eighties.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Frank &amp;amp; Louis&lt;/strong&gt; vaut également le détour. Premier long-métrage en anglais de la cinéaste suisse-italienne Petra Volpe, il se déroule dans un pénitencier américain. L'histoire suit Frank, un détenu condamné à la perpétuité. Pour optimiser ses chances d'obtenir une libération conditionnelle, il accepte de s'occuper de prisonniers âgés et atteints de démence. Un calcul froid qui se transforme petit à petit en une émouvante relation humaine avec Louis l'un de ses codétenus. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;On aime à la fois l’interprétation, la réalisation et la façon sensible dont l’auteure du palpitant &lt;strong&gt;En première ligne&lt;/strong&gt; traite des thèmes importants comme la culpabilité et la rédemption, la vieillesse et la maladie en milieu carcéral. Ainsi que l’effet bénéfique du dévouement des prisonniers aidants, sur l'état de santé physique ou mental de leurs « patients ».&lt;/p&gt;&lt;p&gt;A signaler aussi &lt;strong&gt;Ich ist ein Anderer &lt;/strong&gt;(&lt;em&gt;Je est un autre&lt;/em&gt; selon la formule de Rimbaud), réalisé par l'Allemand Felix Randau. Drame historique psychologique.il se déroule en 1952, à bord d'un train de nuit. Une journaliste (Hedda) et son mari&amp;nbsp; veulent piéger Felix Kersten, l'ancien masseur personnel du chef de la SS Heinrich Himmler. &amp;nbsp;Kersten prétend avoir profité de sa position pour négocier la libération de milliers de prisonniers des camps de concentration. Ce dont doute fortement &amp;nbsp;Hedda. La performance convaincante de ses deux protagonistes l'Autrichienne Valerie Pachner et le Danois Claes Bang contribue à la réussite de ce film, inspiré de faits et de personnages réels. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;On n’en dira as autant de &lt;strong&gt;The Invite&lt;/strong&gt;, signé Olivia Wilde, remake américain du film espagnol &lt;strong&gt;Sentimental. &lt;/strong&gt;Mariés depuis longtemps&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;&amp;nbsp;Joe (Seth Rogen) et Angela (Olivia Wilde) sont tombés dans une routine marquée par la rancœur, une communication et une vie sexuelle inexistantes. Pour briser ce train-train déprimant, Angela décide d'inviter à dîner leurs nouveaux voisins du dessus, Hawk (Edward Norton) et Pina (Penélope Cruz).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Sans tabou, adeptes du polyamour et de l’‘échangisme, ces derniers ne vont pas tarder à inviter &amp;nbsp;leurs hôtes à &amp;nbsp;partager leurs ébats &amp;nbsp;Se voulant décomplexé, audacieux, libertin, voire indécent, le film se révèle surtout convenu, sans surprise avec son thème éculé. Cela n’a pas empêché le public conquis de manifester joyeusement son plaisir, lors de la projection sur une Piazza Grande pleine à craquer.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Suicide assisté, quête existentielle et randonnée mortelle &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Côté compétition, l’enthousiasme n’est pas trop au rendez-vous. Rassemblant des films du monde entier, 17 en l’occurrence, cette importante section est censée proposer quelques pépites. Mais ce cru 2026 demeure pour l’instant et comme d’habitude le parent pauvre du festival.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;On retiendra toutefois &amp;nbsp;&lt;strong&gt;Violence du corps de l’autre&lt;/strong&gt; du réalisateur québécois Denis Côté, un habitué de Locarno notamment lauréat d’un Léopard d’or en 2005. Le cinéaste&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;s’intéresse au parcours de Mira (Larissa Corriveau), une jeune femme solitaire sillonnant les routes à la rencontre de gens désespérés ou condamnés, avec qui elle a noué d’étranges pactes de mort. Elle les assiste pour une mort digne, en leur laissant un poison létal à diluer dans un verre d'eau. Sans attache, elle s’arrête en forêt chez Madeleine et Ludo, gourou un peu louche. Troublée par la rencontre d’un jeune homme exalté, elle profite de cette pause dans ses missions, pour réévaluer ses sombres contrats. Dans ce film abordant frontalement le suicide assisté, on&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;trouve encore l’acteur français Philippe Rebbot et la comédienne Gabrielle Lazure.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Avec &lt;strong&gt;Brave New Love&lt;/strong&gt; la réalisatrice danoise Maria Bäck livre une sorte de radiographie moderne du mariage, de la maternité et des frontières de la fidélité. On y découvre Kate dans une quête existentielle du désir et de l’amour. Hypnothérapeute, épouse et mère, elle mène une double vie qui bascule lorsque son amant part pour la Grèce. Le film vaut pour La performance des acteurs et une mise en scène réaliste, teintée de mythologie, d’onirisme et d’humour.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Intéressant également&lt;strong&gt;&amp;nbsp;Manhunt, &lt;/strong&gt;du Canadien Wayne Wapeemukwa. Inspiré de faits réels survenus au Canada en 2019, il suit le road trip vers le nord du pays de deux jeunes incels (contraction anglaise pour célibataires involontaires). Obsédés par les jeux vidéo de tir, ils sont sujets à des élans de dérive fasciste. Cette plongée psychologique et violente plaît pour son esthétisme, mais génère un malaise constant en raison de son ambiguïté morale&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Un mot enfin sur la rétrospective qui ne cesse, elle, de nous emballer en présentant des chefs d’œuvre. Ils ont coûté cher à leurs auteurs, suspectés de communisme. Poursuivis par la Commission des activités antiaméricaines, inscrits sur la tristement célèbre liste noire de Hollywood, ils ont été bannis des studios ou ont dû s’exiler pour pouvoir continuer à travailler. Voir ,pour plus d’infos, nos critiques dans la rubrique cinéma du site tdg.ch.&lt;/p&gt;
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<title>Festival de Locarno: un programme ultra-riche pour cet incontournable rendez-vous cinéma</title>
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<author>noreply@blogspirit.com (ecuttat)</author>
<pubDate>Mon, 03 Aug 2026 16:15:00 +0200</pubDate>
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&lt;img src="https://size.blogspirit.net/blogspirit.com/leblogdedmee/600/media/01/01/2649765405.jpeg" alt=""/&gt;&lt;div&gt;Du 5 au 15 août Locarno devient, comme chaque année, un lieu de rencontre privilégié pour les cinéastes et les cinéphiles. Issue d’un nombre record de 7 759 films reçus, la sélection officielle de cette 79&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; édition se veut à la fois un&amp;nbsp;espace de découverte et&amp;nbsp; un terrain d’expérimentation pour de nouvelles voix cinématographiques, selon son directeur artistique Giona A. Nazzaro.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Avec&amp;nbsp;233 films&lt;strong&gt;,&lt;/strong&gt; dont 103 premières mondiales et huit premières internationales, le programme témoigne, ajoute-t-il,&amp;nbsp; d’une grande diversité, où l’audace formelle côtoie des œuvres inspirantes et fédératrices. Il&amp;nbsp; réunit par ailleurs 11 premiers longs métrages en lice pour le Swatch First Feature&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;Award&lt;strong&gt;,&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;ainsi que 19 films éligibles au&amp;nbsp;Pardo for Change, une distinction qui récompense des œuvres à résonance sociale, portant sur des enjeux environnementaux, éthiques et socioculturels.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;À travers des films de 69 pays, tous formats confondus, cette édition confirme la place unique d’un rendez-vous incontournable, en mettant en lumière créations indépendantes, films à gros potentiel populaire et formes émergentes du cinéma de demain. L'événement compte 11 différentes sections. Zoom sur ses trois principaux piliers.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;strong&gt;La compétition internationale&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Parmi les 17 films venus de Corée du Sud, Chili, Allemagne, Canada, Royaume-Uni ou Brésil&amp;nbsp;en lice pour le Léopard d'or, figure une coproduction suisse,&amp;nbsp;&lt;strong&gt;O Jacaré&lt;/strong&gt;, dernier volet de la trilogie du cinéaste helvético-portugais&amp;nbsp;Basil Da Cunha. Il mêle drame et thriller autour du butin d'un braquage dans le quartier populaire de Lisbonne Reboleira, qu’il filme depuis quinze ans.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;La chasse au fauve se distingue par des films forts, le plus souvent centrés sur la famille, précise Giona A, Nazzaro. Parmi eux, &lt;strong&gt;Alberi erranti&lt;/strong&gt;, adapté par le réalisateur italien Salvatore Mereu d'un roman d'Alberto Capitta, dans lequel se croisent les destins de trois familles sardes.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&amp;nbsp;&lt;strong&gt;La magie de la Piazza Grande&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Les projections en plein air de la Piazza Grande restent incontournables. Il y en aura également dix-sept. En ouverture,&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Les yeux verts&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;du duo français Fanny Liatard et Jérémy Trouilh, là encore un drame familial qui oscille entre réalité et monde onirique. On verra par ailleurs le dernier-né de la réalisatrice italo-suisse Petra Volpe,&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Frank &amp;amp; Louis,&lt;/strong&gt; racontant l’amitié en prison entre deux détenus. Il s'agit du premier film en anglais de l’auteure, qui nous avait emballés l’an dernier avec &lt;strong&gt;En première ligne.&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;A découvrir l’insolite&lt;strong&gt;&amp;nbsp;Ich ist ein Anderer&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;(&lt;em&gt;Je est un autre&lt;/em&gt;) de l’Allemand Félix Randau. En 1952, une journaliste et son mari tendent un piège dans un train à Felix Kersten, l'ancien masseur personnel du chef des SS Heinrich Himmler. Le film explore la frontière floue entre le héros et l'opportuniste, incarnant l'idée que « l'autre » cache une facette sombre.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Tandis que Martin Scorsese (&lt;strong&gt;Taxi Driver)&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;et David Lynch&lt;strong&gt;&amp;nbsp;(Sailor et Lula)&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;sont de la partie, James&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;Gray (&lt;strong&gt;Paper Tiger)&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;et Rafiki Fariala (&lt;strong&gt;Congo Boy&lt;/strong&gt;) jouent les transfuges de Cannes sous les étoiles.&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Ni vue ni connue&lt;/strong&gt;, comédie franco-belge de Marc Fitoussi explorant les coulisses du cinéma, fera la clôture.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Les festivaliers pourront en outre voir dans le cadre d'Histoire(s) du cinéma&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Soudain&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;du réalisateur japonais Ryusuke Hamaguchi, et redécouvrir le western&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Danse avec les loups&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;(1990) de Kevin Costner, dans une version restaurée&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;strong&gt;La Rétrospective&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;&lt;strong&gt;se penche sur la chasse aux sorcières&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Comme toujours très attendue, la Rétrospective, riche d’une quarantaine d’œuvres, se penche sur la chasse aux sorcières. Alors que la guerre froide entre les États-Unis et l'Union soviétique constituait un élément déterminant de la politique mondiale, des voix d'extrême droite au sein du système politique américain dénonçaient l'infiltration communiste d'Hollywood. Paniquée, l'industrie instaura une liste noire qui brisa des carrières, contraignit des artistes à adopter des pseudonymes, étouffa la liberté d'expression et força des créateurs à s'exiler à l'étranger.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;strong&gt;Red &amp;amp; Black-Hollywood Left and the Blacklist&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;(&lt;em&gt;Rouge et Noir-Hollywood de gauche et la Liste noire&lt;/em&gt;)&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;propose une nouvelle analyse de cette époque répressive. Le programme met en lumière des films marquants de réalisateurs, scénaristes et acteurs aussi divers que John Garfield, Joseph Losey, Dalton Trumbo, Dorothy Parker, Richard Wright et Charles Chaplin, et retrace les origines et les conséquences de la chasse aux sorcières anticommuniste aux États-Unis, en Europe et au-delà.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Couvrant fictions, documentaires, actualités et courts métrages des États-Unis, de Grande-Bretagne, d'Espagne, d'Italie, de France, du Mexique et d'Argentine,&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Red &amp;amp; Black&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;réunira des restaurations numériques et des copies d'archives pour une étude inédite du cinéma de cette période, avec en ouverture une projection spéciale du film&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Broken Arrow&lt;/strong&gt; (1950) de Delmer Daves, écrit par le scénariste non crédité Albert Maltz (l'un des célèbres Hollywood Ten). Un ouvrage de référence accompagnera le projet, et pour la première fois un podcast retracera l'histoire et le contexte de l'ère du maccarthysme.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;strong&gt;Entre talents émergents, hommages et invités&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Et voici quelques infos de plus. Dans la catégorie des talents émergents, la Suisse est représentée par&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Small Talk&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;du Genevois Mateo Ybarra. Projetée en première mondiale, la fiction documentaire évolue dans une école de bonnes manières, la dernière en activité en Suisse.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Treize films sont à l'affiche hors concours, dont&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Ah que le bonheur est proche&lt;/strong&gt;! du Franco-Suisse François-Christophe Marzal. Cette tragicomédie met en scène Jean-Luc Bideau dans le rôle d'un vieil acteur qui supporte très mal sa doublure. À l'occasion de la sortie du film, un hommage&amp;nbsp;à l’acteur Jean-Luc Bideau pour l’ensemble de sa carrière durant le festival.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Locarno honorera aussi Virginie Efira, sacrée meilleure actrice à Cannes pour&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Soudain,&lt;/strong&gt; avec un Leopard Club Award. Asia Argento, figure rebelle du cinéma italien et du mouvement #MeToo, sera quant à elle distinguée pour l’ensemble de sa carrière. Tout comme le réalisateur James Gray. Son collègue Darren Aronofski recevra un Léopard d’honneur.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Enfin, parmi les célébrités invitées, on notera la présence de Monica Bellucci, Isabelle Huppert, Sandrine Kiberlain. Petra Volpe, Hong Sang-Soo, Albert Serra.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;strong&gt;Festival international du film de Locarno, du 5 au 15 août. Plus de renseignements: &lt;/strong&gt;&lt;a class=&quot;mailto-link&quot; href=&quot;mailto:info@locarnofestival.ch.Telephone&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;info@locarnofestival.ch. Telephone&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&lt;strong&gt;0917562121&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
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<title>Grand écran: &quot;Spider-Man: Brand New Day&quot;, lassitude visuelle face à un film au scénario tarabiscoté, englué dans sa toile...</title>
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<author>noreply@blogspirit.com (ecuttat)</author>
<pubDate>Wed, 29 Jul 2026 18:06:36 +0200</pubDate>
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&lt;img src="https://size.blogspirit.net/blogspirit.com/leblogdedmee/600/media/00/01/443378050.jpg" alt=""/&gt;&lt;p&gt;Réalisé par Destin Daniel Cretton, &lt;strong&gt;Spider-Man: Brand New Day&lt;/strong&gt;, quatrième volet de la saga, est censé marquer un nouveau départ pour l'Homme-Araignée. Quatre ans après les événements dramatiques de &lt;strong&gt;No Way Home&lt;/strong&gt;, Peter Parker (Tom Holland) tente de reconstruire sa vie dans un New York l'ayant complètement oublié, suite au sort du Docteur Strange. S'étant volontairement effacé des mémoires de MJ, de Ned et du reste du monde, le malheureux mène une existence solitaire dans son petit appartement. Le jour, il essaie de joindre les deux bouts. La nuit, il combat sans relâche le banditisme local sous le masque de Spider-Man, aux côtés du Punisher (Jon Bernthal)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;D’autant qu’une nouvelle forme de criminalité mystérieuse frappe la ville. L'intrigue bascule alors dans le surnaturel lorsque le personnage joué par Sadie Sink (une puissante télépathe issue du multivers), s'immisce dans l'esprit des gens. L'irruption de la télépathie pour résoudre l'intrigue et sauver Spider-Man s’oppose laborieusement au côté réaliste du début. En parallèle, Peter fait face à une crise identitaire, en subissant de façon inattendue une transformation biologique et physique incontrôlable, liée à ses pouvoirs.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un scénario tarabiscoté&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;On est loin d’être fan de cette nouvelle mouture. Entre polar urbain et mélange de manipulation mentale, de mutation corporelle, de télépathie extraterrestre, le réalisateur propose un métrage beaucoup trop long (144 minutes) au scénario tarabiscoté. On déplore aussi le manque de rythme, des chorégraphies recyclées avec esquives aériennes et lancements de toile surexploités depuis les précédents épisodes. Sans parler de combats confus très répétitifs et sans tension, Spider-Man affrontant souvent des nobodies. D’où une lassitude visuelle, faute d’innovation dans les facultés surhumaines du héros. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Reste les comédiens, salués par une partie de la critique. Plus particulièrement Tom Holland délaissant, on résume, l'insouciance adolescente pour livrer une interprétation plus mature, mélancolique et torturée entre sarcasme et fragilité. En réalité il apparaît surtout comme un pleurnichard constamment dépassé par les événements, forçant sur la vulnérabilité et peinant à nous faire ressentir sa douleur, sa fatigue et ses angoisses…&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A l’affiche dans les salles de Suisse romande depuis mercredi 29 juillet. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Grand écran: &quot;Les matins merveilleux&quot;, une autre façon de faire couple. Avec un attachant duo féminin</title>
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<author>noreply@blogspirit.com (ecuttat)</author>
<pubDate>Tue, 28 Jul 2026 15:52:00 +0200</pubDate>
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&lt;img src="https://size.blogspirit.net/blogspirit.com/leblogdedmee/600/media/02/02/3480685518.jpg" alt=""/&gt;&lt;p&gt;Le film ouvre sur une téméraire Charlie (India Hair) escaladant un balcon parisien pour tenter de pénétrer chez sa grand-mère qui ne répond pas à ses coups de sonnette. Hélas, la vieille dame est morte. Charge alors à Charlie de respecter ses dernières volontés, soit de remettre de vieux vinyles disco à un certain Thierry (Eric Cantona), Titou pour les intimes et caviste dans le sud de la Fran&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Sans mec, sans enfants, un métier de traductrice instantanée qui lui permet de travailler n’importe où, rien n’empêche Charlie d’aller livrer elle-même son héritage à Thierry. Embarquant la caisse de disques dans sa Twingo, elle met le cap sur Cavalière, à l’autre bout du pays.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rencontres tendres et scènes savoureuses&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ce petit voyage sera l’occasion de deux rencontres importantes. Et tout d’abord celle de Marina (Raya Martigny), serveuse trans dans la pizzeria de ce petit village côtier désert en hiver. Sans préjugés, l’empathique Charlie se sent tout de suite attirée par cette femme libre, solaire, affectueuse, qui va l’inviter chez elle. Et lui laissera, au bout de quelques jours, entrevoir la possibilité d’une existence nouvelle, une autre façon de faire couple.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Mais avant toute chose, Marina l’emmène chez Titou, quinquagénaire élégant et solitaire, romantique et rêveur. Il fera notamment redécouvrir à Charlie sa mère décédée à travers de vieilles photos, tout en lui apprenant des pas de danse et la gestuelle disco. Des scènes assez savoureuses, comme beaucoup d’autres émaillant&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Les matins merveilleux&lt;/strong&gt;, premier long métrage de la réalisatrice française Avril Besson, qui se penche ainsi sur l’éclosion amoureuse entre deux femmes que tout semble opposer&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une fable imparfaite mais attendrissante&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Entre gravité, légèreté et humour, l’auteure propose une feel good comédie modeste, douce et sensible, évoquant l’éclosion amoureuse entre deux femmes que tout semble opposer. Une fable mélancolique traversée par le deuil, imparfaite, parfois maladroite. Mais particulièrement bienveillante envers ces trois cœurs solitaires un peu cabossés par la vie, chacun faisant un pas vers l’autre pour revenir à la vie. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les comédiens s’y coulent avec bonheur. À commencer par une irrésistible India Hair, à la fois pétillante et d’une candeur désarmante avec son côté enfantin, presque burlesque. Quant à l’actrice trans Raya Martigny, par ailleurs mannequin et militante, elle émeut par sa grâce, sa fragilité, sa vulnérabilité. À noter qu’Avril Besson ne fait pas tout un plat de la transidentité, laissant simplement exister Raya. Enfin, étonnamment sobre, nostalgique et tendre, Eric Cantona se montre à la hauteur de cet attachant et attendrissant duo féminin.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11.0pt; font-family: 'Calibri',sans-serif;&quot;&gt;A l’affiche dans les salles de Suisse romande dès mercredi 29 juillet.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Grand écran: &quot;Nightborn&quot; brise le mythe de l'inconditionnel amour maternel. Sous haute tension</title>
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<author>noreply@blogspirit.com (ecuttat)</author>
<pubDate>Sun, 26 Jul 2026 18:38:00 +0200</pubDate>
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&lt;img src="https://size.blogspirit.net/blogspirit.com/leblogdedmee/600/media/02/02/781612745.jpg" alt=""/&gt;&lt;p&gt;Inspiré du folklore nordique, &lt;strong&gt;Nightborn&lt;/strong&gt; raconte la singulière histoire de Saga (Seidi Haarla) et Jon (Rupert Grint), un couple qui s'installe dans une maison isolée à côté d'une forêt, en Finlande. Entre suspense mental et film d'horreur fantastique, la réalisatrice finnoise Hanna Bergholm brise le mythe de l'immédiat et inconditionnel amour maternel, en évoquant la dépression post partum d’une mère qui la pousse au rejet viscéral de son nouveau-né.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La détresse de Saga vient certes de son accouchement épuisant mais surtout du fait qu'elle ne reconnaît pas l'être qu'elle a mis au monde. Une réalité biologique et psychique poussée à l’extrême par l'auteure, dans la mesure où elle en fait un bébé monstrueux,&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Par son approche subtile et intelligente, &lt;strong&gt;Nightborn &lt;/strong&gt;se démarque heureusement de la plupart des calamiteux films gore vus récemment. Il prouve que l'angoisse n'a pas besoin d’une surenchère visuelle, de mutilations abominables, de flots de sang et de fluides corporels répugnants pour être profondément dérangeante. Ici, l’horreur naît de la terreur de Saga face à son enfant perçu comme une créature menaçante. Une vérité. Par exemple, le bébé la blesse brutalement en la tétant jusqu'au sang, lui laissant endurer un véritable supplice.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une vraie tension psychologique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Même s’il a parfois des baisses de régime, des rebondissements attendus et une fin trop explicite, le film provoque une vraie tension psychologique que les deux principaux protagonistes contribuent largement à maintenir. Intense, Seidi Haarla excelle à incarner la détresse, la fragilité, la folie et le délire d’une mère incapable d’aimer la chair de sa chair, subissant dès lors une pression sociale majeure.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;De son côté Rupert Grint&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;se révèle parfait dans le rôle du père complètement largué mais résolument optimiste, tentant de maintenir l'illusion d'une jolie famille normale, et feignant de ne pas trouver inhabituels les étranges comportements de son fils.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A l’affiche dans les salles romandes depuis mercredi 22 juillet. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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<title>Grand écran: &quot;Kayara&quot;, la quête d'émancipation d'une jeune et courageuse princesse inca. Plaisant</title>
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<author>noreply@blogspirit.com (ecuttat)</author>
<pubDate>Fri, 24 Jul 2026 20:11:00 +0200</pubDate>
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&lt;img src="https://size.blogspirit.net/blogspirit.com/leblogdedmee/600/media/02/00/79111741.jpg" alt=""/&gt;&lt;p&gt;Princesse inca de 16 ans, Kayara a pour rêve absolu de rejoindre les &lt;strong&gt;Chasquis&lt;/strong&gt;, les légendaires messagers de l’empereur qui parcourent à pied la cordillère des Andes pour se transmettre les décrets royaux de poste en poste. Lorsque le souverain décède, c’est son fils Paoiui qui est désigné à sa place.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Devant organiser la course traditionnelle permettant de nommer le nouveau chasqui, une mission réservée exclusivement aux hommes Paoiui refuse à son amie Kayara de participer. Celle-ci décide alors de se faire passer pour un garçon en revêtant un masque. L'intrigue suit son parcours initiatique où elle brave les interdits et les traditions de l'empire inca.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ce long métrage d’animation mêlant quête féministe et découverte de la civilisation, est réalisé par César Zelada et Dirk Hampel. Il révèle une héroïne farouchement déterminée à défier l’autorité et à affronter tous les risques. Plus intrépide, forte et rapide que les garçons pour devenir la meilleure. Ce &amp;nbsp;récit d’émancipation est notamment destiné à les sensibiliser au sexisme. Un peu décevant en raison d’un scénario trop prévisible et d’une animation minimaliste. Mais plaisant tout de même.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A l’affiche dans les salles de Suisse romande depuis mercredi 22 juillet.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Grand écran: &quot;De la Comédie-Française&quot;, une oeuvre riche, joyeuse, trépidante, mêlant autodérision et tendresse. Interview</title>
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<author>noreply@blogspirit.com (ecuttat)</author>
<pubDate>Tue, 21 Jul 2026 23:05:00 +0200</pubDate>
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&lt;img src="https://size.blogspirit.net/blogspirit.com/leblogdedmee/600/media/00/01/2249736398.jpg" alt=""/&gt;&lt;p&gt;Coréalisée par Martin Darondeau et Bertrand Usclat,&amp;nbsp;&lt;strong&gt;De la Comédie-Française&lt;/strong&gt; nous immerge dans les coulisses mouvementées de la prestigieuse institution. Un lieu où se côtoient différents milieux et personnalités, mais qui sont tous sur le même bateau. L'intrigue suit Nina (magnifique Pauline Clément), une sociétaire ultra stressée, qui a trois heures pour sauver sa première mise en scène de Macbeth.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Hélas, les imprévus se multiplient. Allant de l’actrice principale coincée en Bretagne à la gestion d’un bébé, en passant par des conflits d’ego, des caprices de stars, des soucis techniques, des problèmes de badges et des pétages de plomb. Mais Nina doit absolument affronter cette cascade de catastrophes. D’abord conciliante, arrangeante, gentille, elle va apprendre à s’imposer au fil des minutes, pour que le rideau se lève. Car à la Comédie-Française peu importent les difficultés, il est totalement exclu d’annuler une représentation.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Hommage aux 400 salariés de la Maison de Molière&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Révélés notamment sur Internet et dans des programmes courts, Martin Darondeau et Bertrand Usclat, auxquels se sont jointes Pauline Clément et Clémence Dargent pour l’écriture du scénario, ont travaillé avec de véritables membres de la troupe de la Comédie-Française pour garantir l’authenticité dans tous les domaines. Ils les ont ainsi rencontrés à de nombreuses reprises dans le but de mieux connaître les habitudes de travail de chacun, nourrissant le récit de faits réels, de situations insolites, de potins et d’anecdotes.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Tout en rendant un vibrant hommage aux 400 salariés de la Maison de Molière (comédiens évidemment, mais aussi régisseurs, éclairagistes, costumiers, maquilleurs, responsables de la billetterie…), les deux auteurs proposent une comédie riche, joyeuse, sociétale, efficace, trépidante. Bouclée tambour battant en 75 minutes, mêlant autodérision et tendresse, elle séduit autant par son excellente interprétation, que par ses dialogues, son rythme et son humour.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un premier long métrage&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&quot;C’est une comédie résolument populaire. On n’a pas besoin de connaître le théâtre, avoir des références, pour prendre du plaisir. Mais au-delà du rire qu’elle déclenche, on espère surtout transmettre notre amour du spectacle vivant&quot;. De passage à Genève, Martin Darondeau nous raconte l’origine de cette aventure, un premier long métrage pour lui et Bertrand Usclat, ainsi qu’une première à l’écran pour la Comédie-Française.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;«On travaille depuis longtemps sur des sketches avec Pauline Clément, qui est donc sociétaire de la Maison. Un jour la Comédie lui a dit que si elle avait envie de proposer quelque chose, elle était la bienvenue. Elle nous en a parlé et à l’origine, ce devait être une série. Et puis c’est devenu un long métrage grâce à la disponibilité exceptionnelle de la salle Richelieu en raison de travaux. Mais le temps était compté. Elle n’était libre qu’en juin. Ce fut alors une course contre la montre. Un tournage totalement inhabituel de 15 jours. Un pari fou… ou pas».&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bertrand Usclat et vous venez du théâtre. Vous évoluez en terrain connu.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;En effet. On parle d’un milieu qu’on affectionne et on fait du cinéma avec nos armes. En écrivant ce qui nous amuse, dont ici les différentes situations chaotiques, absurdes, sous pression, évoquées selon les individus. En grossissant le trait, voire en poussant le curseur à l’extrême On crée alors une galerie de personnages archétypiques, drôles, exacerbés, crédibles, et on tisse l’ensemble pour mettre en lumière tous ceux qui oeuvrent au bien-être de l’institution.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rien ne se passe comme prévu à trois heures du lever de rideau. L’un des ressorts comiques c’est cette histoire de badge que la metteuse en scène a oublié et qui l’empêche, au début, d’entrer dans la Comédie alors que tout le monde la connaît.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;C’est Pauline qui l’a provoqué. Un truc universel. On a tous connu une institution où on est coincé si on n’a pas son badge. Mais derrière cette plaisanterie se cache la réalité&amp;nbsp;d’un endroit prônant la précision, le collectif, l’exigence. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sans oublier la discipline.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Elle est en effet carrément militaire. Les acteurs issus du théâtre partagent une rigueur particulière. Les premiers jours on nous a dit qu’on pouvait travailler jusqu’à 17 heures. Et l’heure d’est l’heure. Il y a un protocole que chacun respecte. C’est pour cela que la Maison tourne depuis 400 ans.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un mot encore sur le choix des acteurs&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Très simple. On a pris le tiers de la troupe originale. Donc tous les rôles, y compris les plus modestes sont interprétés par des sociétaires ou pensionnaires de la Comédie française. Tous ont dit oui. A l’image de Laurent Stocker, Guillaume Gallienne, ou Marina Hands, qu’on voulait absolument. Et bien sûr Pauline Clément, dont on a eu envie de creuser le personnage. Forcée de concilier vies professionnelle et privée, elle va finalement montrer, face aux nombreux obstacles à surmonter, une grande force intérieure derrière une apparence fragile&lt;strong&gt;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&quot;De la Comédie française&quot; à l’affiche dans les salles romandes, dès mercredi 22 juillet. A noter que le film a quasiment tout raflé au Festival de l'Alpe d'Huez.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Grand écran. &quot;L'Odyssée&quot;, péplum noir monumental, spectaculaire, en forme de tragédie psychologique et métaphorique</title>
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<author>noreply@blogspirit.com (ecuttat)</author>
<pubDate>Sun, 19 Jul 2026 00:05:00 +0200</pubDate>
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&lt;img src="https://size.blogspirit.net/blogspirit.com/leblogdedmee/600/media/00/02/1271083366.jpg" alt=""/&gt;&lt;p&gt;Visage, flotte, guerre, homme, idée, ruse… C’est par ces mots-clés percutants, martelés par le barde de la cour Travis Scott et résumant de façon théâtrale les grands thèmes de l‘histoire, que commence &lt;strong&gt;L'Odyssée&lt;/strong&gt;,&amp;nbsp;le poème épique d’Homère réinventé par Christopher Nolan. Blockbuster le plus attendu de de l'année, ce péplum noir, monumental, se distingue nettement du divertissement de base hollywoodien.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Dans cette œuvre spectaculaire, à la hauteur de son extraordinaire ambition, le réalisateur traite l’épopée d'Homère comme une tragédie psychologique, métaphorique, narrativement structurée en une succession de flashbacks. On y suit Matt Damon dans le rôle d'Ulysse, sur qui repose tout l’opus. Chargé par le chef suprême Agamemnon de mener le siège de Troie, le roi a été contraint de quitter sa reine Pénélope (Anne Hathaway) et son fils Télémaque (Tom Holland)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Descente aux enfers&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;De nombreuses années ont passé depuis le départ d’Ulysse. En son absence, les prétendants ont envahi le palais d’Ithaque, pressant Pénélope de se marier avec l’un d’eux. Plus particulièrement Antinoos (Robert Pattinson), qui se voit bien monter sur le trône. Pendant que Pénélope tisse sans fin le linceul funéraire de son beau-père pour gagner du temps et rester fidèle à son époux, et que Télémaque recherche un père qu’il n’a jamais connu, Ulysse et ses hommes entament leur dangereux périple pour rentrer chez eux. Une véritable descente aux enfers où ils doivent lutter contre les éléments, les créatures mythiques et affronter le courroux des dieux eux-mêmes, comme Poséidon et Hélios.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un récit imprégné de magie et de mythes &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Dans le premier film de l’histoire du cinéma entièrement tourné en IMAX, qu’il s’agisse de scènes d’action au gigantisme échevelé ou de petits moments intimes, Christopher Nolan, fidèle à ses thèmes fétiches, quête d'identité, vengeance distorsion du temps, propose un film exigeant, radical, crépusculaire, dans de somptueux décors naturels grecs, islandais, sahariens. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le récit est par ailleurs imprégné de magie et de mythes. Cela nous vaut des épisodes horrifiques, violents, organiques, symboliques. A l’instar de la scène du cyclope, qui dévore les soldats d’Ulysse. Ou celles des sirènes dont le chant attire les hommes vers leur perte, de la magicienne Circé qui les transforme en porcs, du piège de Charybde, monstre marin aspirant les navires et Scylla une redoutable créature à six têtes arrachant les marins du pont du bateau. Sans oublier, dans un registre infiniment moins brutal, la nymphe Calypso retenant Ulysse par amour pendant sept ans sur son île.&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des comédiens au top&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Matt Damon se révèle excellent en Ulysse, anti-héros brisé, patient, tenace, endurant, doté d'une grande intelligence, mais impuissant face aux éléments. Anne Hathaway campe formidablement une reine rusée, habile, consciente de sa position dangereuse, à la fois vulnérable et farouchement déterminée à ne pas céder aux prétendants et à protéger son fils. Incarné par un Tom Holland, qui livre lui aussi une prestation habitée, entre colère et frustration. Pas autant cependant que Robert Pattinson, prétendant belliqueux, intrigant et arriviste, qui fait parfois de l’ombre à Matt Damon. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelques bémols&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Tout en admirant la virtuosité de Christopher Nolan, on regrette le côté cérébral, analytique, philosophique de son film, au détriment de l’émotion. Evitant l’approche sensorielle, énigmatique, le réalisateur nous tient à distance. Tout comme il privilégie, à son habitude, un scénario verbeux et des dialogues trop explicatifs, didactiques. On n’est pas non plus fanatique de la bande son constante, immersive, épuisante. Le&amp;nbsp; compositeur Ludwig Göransson a choisi d'illustrer le voyage d'Ulysse en mêlant de façon enragée, plombante, agressive, choeurs et instruments grecs anciens.&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Controverse douteuse &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;On notera enfin la petite polémique sur l'utilisation de dialogues en anglais contemporain et celle, beaucoup plus douteuse, sur le choix de l’actrice mexico-kenyane Lupita Nyong'o pour incarner Hélène de Troie. Cette option a provoqué de vifs débats sur les réseaux sociaux, mêlant infidélité mythologique et réactions racistes. Mais il suffit de savoir qu’ils ont notamment été initiés et attisés par des personnalités comme Elon Musk pour les balayer. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A l’affiche dans les salles de Suisse romande depuis mercredi 15 juillet.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Grand écran: dans &quot;J'écris ton nom&quot;, De Gaulle doit se battre autant contre ses Alliés anglo-saxons que contre l'occupant allemand. Captivant</title>
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<author>noreply@blogspirit.com (ecuttat)</author>
<pubDate>Wed, 01 Jul 2026 22:06:00 +0200</pubDate>
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&lt;img src="https://size.blogspirit.net/blogspirit.com/leblogdedmee/600/media/01/00/1982313475.jpg" alt=""/&gt;&lt;p&gt;Dans&amp;nbsp; &lt;strong&gt;L’âge de fer&lt;/strong&gt;, premier volet du monumental dyptique &lt;strong&gt;La bataille de Gaulle&lt;/strong&gt;, inspiré de l’ouvrage de l’historien Julian Jackson, Antonin Baudry se concentrait sur une période cruciale.. Alors que la France capitule, le général de Gaulle, déjà magistralement incarné par Simon Abkarian, s'envole seul pour Londres. Sans armée ni appui, il refuse la défaite et se lance, depuis la capitale britannique, dans un combat titanesque: convaincre les Alliés et le monde que la bataille n'est pas perdue. Couvrant des événements majeurs comme l’appel du 18 juin jusqu'à la bataille de Bir Hakeim, l’auteur proposait une fresque épique spectaculaire, mêlant guerre, drame et aventure.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Avec&lt;strong&gt; J’écris ton nom,&lt;/strong&gt; titre de la seconde partie faisant écho au poème &lt;strong&gt;Liberté&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;(1942) de Paul Éluard symbolisant la Résistance, Antonin Baudry se focalise sur les années 1943 et 1944. ll délaisse les champs de bataille au profit des combats politiques, idéologiques et diplomatiques, même si on suit la division du général Leclerc (Niels Schneider) en Tunisie. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le film met ainsi plus particulièrement en scène la confrontation aux dialogues percutants et historiquement rigoureux entre De Gaulle, Winston Churchill et Franklin D. Roosevelt, ces derniers, surtout l'Américain qui déteste le général, contestant sa légitimité. L'opus évoque aussi la création du Conseil national de la Résistance (CNR).&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Explorant la tension psychologique d'un homme qui doit se battre autant contre ses Alliés que contre l'occupant, ce thriller captivant se singularise par des audaces scénaristiques. La première consiste à rendre l'armée allemande presque invisible, pour installer le gouvernement américain comme principal adversaire politique. Il est personnifié par un Roosevelt (Campbell Scott) désagréable, cynique, impérialiste.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le film met ainsi à mal l'image de libérateurs désintéressés, avec leur idée de vassalisation du pays représentée par la fameuse scène de la &quot;nouvelle carte de France&quot;. Elle se réfère au projet de l'AMGOT (Allied Military Government of Occupied Territories), redécoupant notamment les frontières administratives. D’où l’importance d’un De Gaulle érigé en rempart, à la fois pour chasser les nazis et empêcher la France de devenir un protectorat américain.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une pétaudière de factions rivales&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;J’écris ton nom&lt;/strong&gt; se démarque par ailleurs du cinéma historique traditionnel glorifiant le côté «résistantialiste» de l'après-guerre, initié par De Gaulle lui-même pour réconcilier le pays. Brisant un tabou, Antonin Baudry se garde de montrer le mouvement clandestin tel un bloc uni et héroïque, mais le présente au contraire comme une véritable pétaudière de factions rivales, ou règne la guerre des chefs. L'oeuvre capte d'autre&amp;nbsp; art brillamment le climat de paranoïa et de méfiance réciproque, entre les communistes craignant la restauration d’un ordre bourgeois et les gaullistes redoutant l’établissement d’un régime soviétique.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le portrait de Jean Moulin sort aussi du cadre, apparaissant en négociateur et médiateur fatigué, contesté, tentant d'imposer l'autorité d'un De Gaulle considéré par certains leaders maquisards comme un &quot;général de salon&quot; éloigné. &amp;nbsp;Au sein de ce chaos, la création du Conseil national de la Résistance en mai 1943, relève du tour de force politique quasi magique. On aime cet autre regard de Baudry sur l’Histoire, même si tout n’est évidemment pas irréprochable dans ce mastodonte à la facture trop classique et célébrant un grand Charles trop parfait.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La fusion Abkarian-De Gaulle&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Côté comédien, on saluera la performance de Simon Abkarian, habité par son personnage, porté par son obstination, voire sa colère. Tout en évitant l’imitation et la caricature, l’acteur ne s’interdit pas de libérer parfois son indéniable potentiel comique, pour humaniser davantage un De Gaulle écrasé par l’importance de sa mission. Le reste du casting français est à la hauteur avec Thierry Lhermitte, excellent en général Giraud, militaire traditionnaliste un rien douteux, mis sur la touche par le génie politique de son illustre rival. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Niels Schneider s’imprègne pareillement de son rôle, le général Leclerc, homme passionné, l'un des premiers héros de la France libre sur le terrain. Sans oublier Anamaria Vartolomei, qui prête magnifiquement ses traits à Livia, figure majeure de la jeunesse féminine engagée dans la Résistance intérieure.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;En revanche, à part Campbell Scott en Roosevelt, les protagonistes anglo-saxons ne séduisent guère. A l’image de Simon Russel, campant un Winston Churchill carrément clownesque avec sa perruque rousse. On regrette en outre le côté pompier de la musique composée par Théo Cascio.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11.0pt; font-family: 'Calibri',sans-serif;&quot;&gt;A l’affiche dans les salles de Suisse romande depuis mercredi 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; juillet.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Grand écran: &quot;Nous l'orchestre&quot;, immersion captivante, sensorielle et poétique dans la musique symphonique moi ni ki</title>
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<author>noreply@blogspirit.com (ecuttat)</author>
<pubDate>Sun, 28 Jun 2026 18:50:00 +0200</pubDate>
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&lt;img src="https://size.blogspirit.net/blogspirit.com/leblogdedmee/600/media/01/00/670043038.jpg" alt=""/&gt;&lt;p&gt;Pas de véritable histoire avec un scénario qui se déroule de façon classique en se terminant par un grand concert, mais une immersion technique, sensorielle et poétique en forme de déclaration d’amour à la musique. Au lieu de se borner à un reportage sur et dans les coulisses de l’Orchestre de Paris, le réalisateur Philippe Béziat opte en effet pour une démarche centrée sur l’humain, le politique, l’individualisme et le collectif.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Révélant les secrets de la création symphonique,&lt;strong&gt; Nous l’orchestre,&lt;/strong&gt; documentaire virtuose captivant, réussissant l’exploit d’être accessible à tous les publics, nous plonge ainsi au cœur de l’ensemble. Grâce à une caméra qui capte et nous fait ressentir le son des instruments, le souffle, la tension nerveuse des 120 musiciens, à la fois concentrés, crispés et complices.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L’auteur nous laisse par ailleurs partager leurs confidences, qu’il recueille grâce à un dispositif narratif original. Pour ne pas couper la musique (qui garde constamment le premier rôle) par des interviews habituels face caméra, Philippe Béziat a choisi d’afficher les mots à l’écran sous forme de cartons, comme dans les films muets.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un même corps musical avec quelques... dissonances&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Montrant la manière dont des individus d’âges, de milieux, de nationalités de sexe différents&amp;nbsp; parviennent à ne former qu'un même corps musical, il ne néglige pas la complexité de les faire cohabiter, évoquant leurs doutes, leurs frustrations, voire leurs griefs &amp;nbsp;A l’image de cet homme &amp;nbsp;qui confie, à l’occasion d’une séquence humoristiquement dissonante, qu’il a parfois l’impression d’être à côté d’un mur, en parlant d’une consoeur…&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Bien que focalisée sur les musiciens, l'œuvre se révèle également passionnante lors des répétitions avec les chefs aux styles contrastés, de l’énergique directeur de la formation parisienne Klaus Mäkelä, prodige trentenaire finlandais, à l’émouvant vétéran suédois Herbert Blomstedt (97 ans), en passant par la jeune hongkongaise Elim Chan.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La bande originale du film est construite à partir du grand répertoire symphonique des XIXe et XXe siècles, comme L&lt;em&gt;'&lt;/em&gt;Oiseau de feu &lt;em&gt;d’&lt;/em&gt;Igor Stravinsky, qui sert de pilier narratif. Les connaisseurs (et les amateurs) apprécieront en outre Shéhérazade&amp;nbsp;de&amp;nbsp;Rimski-Korsakov,&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Le Barbier de Séville&lt;/strong&gt;&lt;em&gt; &lt;/em&gt;de Rossini. Sans oublier des œuvres de Béla Bartók, Anton Bruckner, Dmitri Chostakovitch. Et bien sûr Maurice Ravel&amp;nbsp; identité sonore de l’Orchestre de Paris.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A l’affiche dans les salles de Suisse romande depuis mercredi 24 juin.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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