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le blog d'Edmée - Page 7

  • Grand écran: "Godzilla x Kong": le nouvel empire" scelle l'union des deux monstres, dans un blockbuster assourdissant et décérébré

    Le monumental Kong et le gigantesque Godzilla s’unissent pour sauver l’espèce humaine d’une terrible menace qui risque de l’anéantir . Spectaculairement décérébré, Godzilla Kong; le nouvel empire remonte à l’origine des deux titans et aux mystères de Skull Island. Tout en révélant le combat qui a contribué à façonner ces deux monstrueuses créatures, dont le sort est désormais lié à celui de l’homme. Et c’est parti pour deux interminables heures de hurlements insupportables, de bastons démentiellement homériques et redoutablement répétitifs, avec surenchère, pour ne pas dire folle et plombante débauche d’effets spéciaux.

    Entre un soupçon d’écologie et un zeste d’effet néfaste sur la colonisation de peuples autochtones pour rester dans l’air du temps, Adam Wingard nous sert ainsi un énième blockbuster assourdissant à la sauce hollywoodienne fadasse. Le tout sur fond de mésaventures humaines, d’exploration de la Terre creuse, nouvel habitat du gorille humanoïde géant et de déambulations autour du globe de Godzilla, avec au passage la destruction de quelques célèbres monuments historiques. Avant d’aller, mission accomplie même s’il joue un peu les sous-fifres du tandem, se rendormir dans le Colisée. 

     Notez que le réalisateur aime aussi s’amuser. Ce qui nous vaut notamment quelques minutes cocasses avec l’extraction stupéfiante d’une incisive pourrie qui fait abominablement souffrir le malheureux Kong et la pose d’un implant argenté qui lui vaudra les moqueries de ses congénères morts de rire. Dans une autre scène se voulant hilarante, le colosse se sert d’un môme de son espèce pour  tabasser ses ennemis avec une rare violence.

     Voilà qui ne rehausse pas franchement le niveau de l’ensemble. Mais les fans du genre vont sans doute adorer.

    A l'affiche dans les salles de Suisse romande dès mercredi 3 avril.

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  • Grand écran: "Joan Baez, I Am A Noise", portrait de la reine du folk entre célébrité et intimité

    Joan Baez, reine du folk, icône hippie et activiste américaine, tout le monde connaît. Mais que sait-on de plus de cette femme extraordinaire à la voix pure née en 1961 et faisant ses débuts au Festival de Newport à 19 ans? C’est ce que nous laisse découvrir I am A Noise, un biopic original en forme de voyage immersif contrôlé par son héroïne, réalisé par trois femmes, Miri Navasky, Maeve O’ Boyle, Karen O’ Connor et produit par Patti Smith. 

    Celle qui a marqué à la fois l’histoire de la musique et de la société étasunienne revient sur sa vie et ses 60 ans de carrière dans ce documentaire, proposant des images de sa tournée d’adieu en 2019, qui l’a menée, sur le continent européen, en Allemagne, en Italie, en Espagne, en France et au Festival de Montreux  S’y mêlent des archives personnelles : interviews privées, journaux intimes,  films familiaux,  fichiers audio,  œuvres d’art, lettres,  dessins,  ou encore cassettes sur des séances de thérapie. 

    En près de deux heures, l’œuvre, jonglant avec les époques nous montre la chanteuse engagée, ses combats contre la guerre ou en faveur des droits civiques, se produisant notamment lors de la marche sur Washington en 1963, où Martin Luther King a prononcé son discours ponctué du légendaire "I Have A Dream* 

    Mais I Am A Noise ne s’arrête pas là, évoquant également la romance de Joan Baez avec le jeune Bob Dylan, dont elle a contribué à lancer la carrière et qui lui a brisé le cœur, ses rapports avec ses deux sœurs vivant dans l’ombre  de la super star, sans oublier sa relation de deux ans avec une femme. L’opus ne cache rien non plus du côté vulnérable de l’artiste, évoquant ses crises de panique, sa dépression, sa solitude. son sentiment d’infériorité, les harcèlements subis dans son enfance à cause de ses origines mexicaines, ou encore des souvenirs confus longtemps refoulés d’abus sexuels paternels.

    Cette plongée entre célébrité et intimité brosse ainsi le portait sans concession, plein d’émotions, d’une artiste qui se livre sans détour.

    A l'affiche dans les salles de Suisse romande dès mercredi 3 avril.

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  • Grand écran: comédie sociale queer, pop, politique, "Levante" prône le droit à l'avortement au Brésil

    Girl power à l’œuvre dans ce film queer qui est avant tout un combat, celui de jeunes femmes qui veulent être libres et vivre comme elles l’entendent. Elles le font bruyamment savoir dans cette équipe de volleyball, prônant l’inclusivité et la sororité.

    Politique, pop, colorée, sexy, joyeusement militant, Levante a l'énergie de son titre (Debout  en français))  Tout en rervendiquant le droit à l’avortement et sa dépénalisation, cette comédie dramatique sociale dénonce les excès du bolsonarisme et du fondamentalisme religieux. Elle est portée par Ayomi Domenica Dias (photo), bluffante dans le rôle de Sofia, talentueuse volleyeuse de 17 ans,. dont le rêve de victoires se transforme en cauchemar en se découvrant enceinte.. Et cela à la veille d’un match crucial qui doit lui permettre de décrocher une bourse.

    Refusant cette grossesse qui va briser son avenir. Sofia tente par tous les moyens (recherches sur internet, entraînement super intensif, voyage en Uruguay) à se débarrasser du fœtus. Car l’avortement reste interdit au Brésil. L’adolescente persiste pourtant dans sa quête, à ses risques et périls. Piégée en se rendant dans une clinique clandestine, elle devient la cible d’intégristes acharnés à empêcher cette IVG coûte que coûte, la menaçant d’avertir la police.

    Mais la sportive de choc, qui risque  la prison en cas de dénonciation, tient bon, renvoie la balle et  prend le dessus. Grâce au soutien indéfectible de sa bande de copines, de son amoureuse et finalement de son coach, de son père, réticents au début, mais choisissant eux aussi, face au courage de Sofia,  de se battre pour elle. .

    Un peu trop classique dans le fond et la forme, Lillah Halla ne séduit pas moins avec ce premier film. Au conservatisme rétrograde et à l’extrémisme politique qui rongent son pays, elle oppose une vision rassembleuse, dynamique.. A l’image de ses décoiffantes interprètes hétéros, lesbiennes, fluides  représentant une jeunesse révoltée, combative et solidaire, déterminée à sortir du moule dans lequel on veut l’enfermer.

    A l'affiche dans les salles de Suisse romande dès mercredi 3 avril.

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