Manon et Pierre sont pauvres, mais ils s'aiment. Un couple d’artistes unis face à la précarité et vivant dans un vieil appartement délabré. Ils ont en outre une passion commune pour les documentaires qu'ils réalisent avec des bouts de ficelle et qui leur rapportent des clopinettes. En l’occurrence, ils travaillent à un métrage sur la Résistance. Inséparables dans la vie comme dans le travail pense leur entourage.
Mais un jour Pierre trompe Manon avec Elisabeth, une jeune stagiaire. Un besoin purement physique pour lui. Sauf que la jeune femme veut plus. De son côté, Manon commence à se douter de quelque chose. Elle ne dit rien, mais se sentant délaissée, elle prend un amant.
Par hasard, Elisabeth le découvre. Elle hésite à le dire à Pierre, se demandant si c'est dans son intérêt. Mais frustrée de n’être qu’une amantei, elle finit par craquer. En macho blessé pour qui l'infidélité est le privilège des hommes, ce dernier en mal d’exclusivité et d’une parfaite mauvaise foi ne supporte pas la révélation. Alors Manon décide de se sacrifier…
Avec L’ombre des femmes, du Philippe Garrel pur sucre, l'auteur propose une variation sur l’amour, ses arrangements petits-bourgeois que ses héros méprisent pourtant, ses faux-fuyants, ses petites et grandes trahisons sur fond de lâcheté masculine et de lucidité féminine. Revisitant une situation pourtant rebattue sur un mode vaudevillesque en mettant un couple à l’épreuve d’un double adultère, il livre une comédie humaine espiègle en noir et blanc, au charme aussi inédit que singulier. Avec en off la voix de Louis Garrel.
Le film est porté par d'excellents comédiens dont Stanislas Merhar (Pierre), Lena Paugam (Elisabeth) et surtout Clotilde Courau (Manon). Magnifique, la comédienne opère ainsi un retour très réussi au cinéma. On aura l’occasion d’en reparler lors de son interview. (Photo de gauche à droite Lena Paugam, Stanislas Merhar, Clotilde Courau)
Film à l’affiche dans les salles de Suisse romande dès le mercredi 3 juin.
Dix-neuf ans après son romanesque long-métrage générationnel Comment je me suis disputé... (ma vie sexuelle), où on suivait Paul Dédalus (référence à James Joyce), un maître-assistant trentenaire en pleine crise existentielle, le réalisateur livre Trois souvenirs de ma jeunesse.
Il est vrai que nous somme assez fiers de la légende et de Stan The Man. J'avoue pourtant que je suis baba de constater à quel point les Français adorent leurs sportifs. Et notamment leurs tennismen. C’est fou ça. Grand chelem après Grand Chelem, ils en pincent tellement pour eux qu’ils les voient à chaque fois remporter la mise.
En attendant, à ce jeu-là, les grands vainqueurs ce sont les Suisses. Partis à cinq, ils sont encore trois au cinquième tour. Avec la certitude, Federer et Wawrinka devant en découdre l’un contre l’autre en quarts, d’en avoir au moins un dans le dernier carré. Sinon deux, étant donné les exploits de Timea Baczynzsky. Superbement Ignorée par les spécialistes, dont ceux de la bande à Leconte.