Difficile de se livrer à une plus grande "belgitude" qu’à travers leur dernier long métrage Je suis mort mais j’ai des amis, pour les frères Guillaume et Stéphane Malandrin.
Cette comédie burlesque raconte l‘histoire de Wim, Yvan, Pierre et Jipé, quatre papis rockeurs déglingues qui, entre bières et frites, passent leur temps à jouer dans les troquets où ils sont engagés.
Jusqu’au jour où ils décident d’aller faire une tournée en Californie. Mais à la veille du départ Jipé, le leader et chanteur du groupe qui a abusé une fois de trop de la bouteille, se tue bêtement lors d'une chute.
Ses trois amis, déterminés à honorer envers et contre tout sa mémoire, dérobent l’urne funéraire et se lancent dans un road movie déjanté entre Bruxelles, et Los Angeles, avec un détour mouvementé chez les Inuits, dans le Grand Nord québécois.
Le tout en compagnie de Dany, un pilote de l’air moustachu débarqué par surprise pour leur apprendre qu’il était depuis quelques années l’amant de leur pote décédé… Et qui, en dépit de leurs tentatives grossières pour s’en débarrasser, ne va pas leur lâcher les baskets.
Ce film émouvant, tendre, cynique, humoristique et absurde sur le deuil, l’amitié, les rêves et les illusions perdues, met en scène d’attachants pieds nickelés du rock sur le retour. Une farce réjouissante qui doit beaucoup à ses acteurs, Serge Riaboukine, Wim Willaert et surtout l’irrésistible Bouli Lanners. Meneur de la fine équipe, genre bouledogue croisé avec un ado attardé. il s’éclate dans le rôle d’un rockeur quinqua colérique aux longs cheveux filasses peu ragoûtants,
Losers à la fois gamins, pathétiques et frappadingues, ces trois-là font oublier la caricature souvent appuyée, quelques gags douteux et le côté un rien approximatif du scénario.
Film à l’affiche dans les salles de Suisse romande dès mercredi 22 juillet.
Les Bleus partaient en principe favoris pour ce quart de finale contre les sujets de Sa Majesté dans la mesure où, débarqués en force, ils n’avaient que Murray à battre.
Tous les Helvètes et quelques autres fans de Rodgeur ont pris leurs désirs pour des réalités, imaginant avec volupté Djokovic au tapis après la fantastique performance du maestro au sommet de son art contre un très bon Murray, en demi-finales de Wimbledon.
Enfin heureusement que Martina Hingis a mis du baume sur nos pauvres petits cœurs meurtris. D'accord, c'est du second rayon dans la mesure où on n'est pas au niveau de la carrément mythique Serena Williams, qui vient de s'asseoir pour la 21e fois sur le trône, menaçant sérieusement le record de Steffi Graf. La prouesse a d'ailleurs poussé un expert à écrire que l'Américaine battait le Suisse dans le domaine meilleur joueur de tous les temps.