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le blog d'Edmée - Page 40

  • Grand écran: "Le moineau dans la cheminée" explore les relations toxiques au sein d'une famille dysfonctionnelle

    Autour de deux sœurs se retrouvant dans la maison de leur enfance, le réalisateur suisse Ramon Zürcher propose, avec Le moineau dans la cheminée, une fable dystopique, métaphore d’un drame réaliste à tendance horrifique. IL nous plonge au cœur d’une famille dysfonctionnelle, où s'entretiennent des relations toxiques dans une sorte de chaos où règnent secrets, violence, cruauté, maltraitance. Gros malaise…

    Dans la demeure familiale, située dans un lieu autrefois paradisiaque, à la campagne, vivent Karen, femme froide, triste, qui n’a jamais pu se résoudre à partir, son mari Markus et leurs enfants. Pour l’anniversaire de Markus, Jule la sœur de Karen, son antithèse, arrive avec sa petite tribu. Des souvenirs douloureux d’une mère autoritaire décédée, hantant les murs tel un fantôme, renforcent chez Jule, l’envie de se dresser contre Karen, chez qui la tension ne cesse de monter. Jusqu’à l’explosion.

    Troisième volet d'une trilogie, ce drame psychologique doublé d’un huis-clos familial pesant, angoissant, est notamment porté de bout en bout par la talentueuse Maren Eggert, (photo) qui incarne une Karen de mauvaise humeur, en proie à quelques pulsions érotiques. Errant de pièce en pièce comme une âme en peine, un peu voûtée, comme épuisée, elle cherche désespérément à se libérer d’un passé étouffant. 

    A l’affiche dans les salles de Suisse romande depuis mercredi 29 janvier.

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  • Grand écran: "A Complete Unknown", quatre ans de la vie de Dylan, avec un Timothée Chalamet bluffant

    Parti de son Minnesota natal, un parfait inconnu de 19 ans débarque à Manhattan, dans West Village, le 16 janvier 1961, sa guitare à la main, son sac sur le dos. Il s’appelle Bob Dylan et il est venu voir son idole, la légende du folk Woody Guthrie (Scoot McNairy) lourdement handicapé par la maladie de Huntington .
     
    Au chevet du chanteur, un autre grand du genre, Pete Seeger (Edward Norton). Immédiatement fasciné par la chanson que Dylan a composée pour Woody, il décide d’héberger ce jeune homme sans argent, sans logement, et le présente à la scène folk newyorkaise.  
     
     Et c’est parti pour les quatre années où s’est construit le mythe de l’artiste, qui changé le cours de la musique et de la culture américaines. Sinon mondiales. De sa rencontre avec Guthrie jusqu’à sa rébellion électrique au Festival de Newport, en 1965. Symbolisant le fait qu’il chante comme il veut, ce qu’il veut.
     
    Un atout majeur

    Entre les deux, des épisodes marquants musicaux ou personnels plus ou moins anachroniques ou fidèles à la réalité. Son histoire d’amour avec Sylvie, en fait Suze Rotolo (Elle Fanning), sa relation tumultueuse avec Joan Baez (Monica Barbaro), sa frénésie de compositions. .Et bien sûr ce passage de l’anonymat à l’ascension fulgurante (dont il a rapidement mesuré les inconvénients), au son de Blowin’ In The Wind, The Times They  Are A-Changin', ou Masters Of War. Le tout sur fond de lutte pour les droits civiques et la crise des missiles de Cuba. Le biopic livrant ainsi également un portrait politico-social de l’Amérique des années 60
     
    Atout majeur du film signé James Mangold, libre adaptation du livre Dylan Goes Electric d’Eljah Wald paru en 2015,  Timothée Chalamet, presque plus Dylan que nature. Bluffant par l’intensité de son travail vocal (il a appris à jouer de l’harmonica et de la guitare), chantant en live, il livre une formidable prestation. Il n’incarne pas, il « est « Dylan », captant en évitant la caricature, l'essence et la complexité de son personnage, sa posture, sa gestuelle, sa voix éraillée. 

    Il y a de l’Oscar dans l’air pour Timothée Chalamet, qui s’immerge et nous immerge dans l’univers du génie de la chanson, certes célébré  pour son talent, mais également montré à l'occasion comme un personnage peu généreux, arrogant, ou provocateur. Donnant tout à la musique, peu à ses amis ou ses amours. Un film à ne pas manquer. 

    A l’affiche dans les salles de Suisse romande depuis mercredi 28 janvier.

     

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  • Grand écran:"Better Man" raconte Robbie Williams, glissé dans la peau d'un singe

    Better Man  évoque l'histoire du chanteur pop Robbie Williams, dépeint comme un chimpanzé animé en image de synthèse car, comme il le dit, il s'est toujours senti "moins évolué que les autres". 

    Dans cet insolite  biopic musical, signé Michael Graceyt,  Robbie Williams, figure majeure de la musique britannique, se dévoile sans ménagement, faisant preuve d’une singulière autodérision. 

    Avec le portrait de cet homme qui se haïssait, on suit un  gamin humilié au foot, à qui son père Peter (il quittera la maison par la suite) apprend à chanter dans le style Sinatra. Ado, élevé par sa grand-mère qui lui donne confiance en lui, il décide de devenir célèbre et est engagé dans le groupe Take That. IL en devient l’idole avant d’être viré à cause de son narcissisme, sa mégalomanie. Il sombre bientôt dans la drogue et l’alcool, apparaissant en public dans un triste état. 

    La sortie d’Angels (son plus grand succès) remet Robbie en selle en tant qu’artiste solo, mais n’empêche pas ses problèmes de se multiplier, tant sur le plan relationnel que familial. Sans oublier la drogue . 

    Magique My Way

    Après une cure de désintoxication, il commence à changer de vie et à remonter au sommet. Tout se  termine par une représentation triomphale au Royal Albert Hall. Robbie se réconcilie avec son père sur scène lors d'une magnifique interprétation de l’inoubliable My Way. 

    Si musicalement on en prend plein les oreilles et que la star de la pop aux 80 millions de disques, même parfois exaspérante, peut toucher avec le récit des excès d’une vie hors du commun, on s’interroge sur la proposition artistique  consistant à la représenter en chimpanzé. Pour certains c’est original, galvanisant, efficace, bref une totale réussite. Pour nous, c’est justement  ce qui empêche d'entrer pleinement dans l’histoire. 

    A l’affiche dans les salles de Suisse romande depuis mercredi 22 janvier. 

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