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le blog d'Edmée - Page 39

  • Grand écran: Les Tuche s'invitent chez les Windsor, prétexte à une éprouvante cascade de gags

    «En France, on aime bien les blagues lourdingues, l’humour gras, franchouillard», m’explique ce représentant de l’Hexagone à l’occasion d’une petite discussion autour du phénomène Tuche. D’où sans doute l’une des raisons du succès de la franchise, dont les quatre premiers épisodes ont attiré, en 14 ans, 14 millions de spectateurs… 

    Une réussite qui ne devrait pas se démentir avec la sortie du cinquième volet, notamment porté aux nues sur les plateaux de télévision, où Jean-Paul Rouve, qui a remplacé Olivier Baroux à la réalisation, est venu faire son show. En  compagnie d’invités qui s’écrasent de rire en visionnant quelques extraits. Pour ne rien vous cacher, on peine à comprendre cet engouement, curieusement partagé par une partie de la presse écrite

    Une folle ambition

    Passé derrière la caméra, Rouve a quand même gardé son rôle de Jeff, aux côtés de Cathy (Isabelle Nanty), de Mamie Suze (Claire Nadeau) de leur fille Stéphanie (Sarah Stern) des deux garçons Wilfried (Pierre Lottin et Donald (Théo Fenandez). Après son passage à Monaco, à Los Angeles ou à l’Elysée, la famille préférée des Français s’invite chez les Windsor, décidée, ambition folle, à bousculer les traditions du cru.

    Sauf qu’elle met des plombes pour arriver au château! Suite à un début des plus laborieux où Jeff s’obstine à rouler à droite, carrément l'acmé de l'histoire (!), on a droit à une éprouvante cascade de gags destinés à provoquer un choc des cultures. Au mieux ils surfent à l’excès sur la beaufitude, au pire ils ont, à de rares exceptions, le goût des frites plongées dans une huile devenue bien rance au fil des années. En d’autres termes, il est temps de la jeter. Sauf pour les fans, évidemment...

    A l’affiche dans les salles de Suisse romande dès mercredi 5 février. 

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  • Grand écran: le retour très réussi d'Angelina Jolie dans "Maria", après trois ans d'absence

    Après Jackie (Natalie Portman), dédié en 2016  à la plus célèbre des premières dames américaines, Spencer (Kisten Stewart)  en 2021, consacré à Lady Di, la plus adulée des princesses,  le réalisateur chilien Pablo Larrain boucle sa trilogie sur «les femmes qui ont bouleversé le XXe siècle» avec Maria, la plus fascinante des divas. Elle est magistralement incarnée par Angelina Jolie.  

    Comme dans ses deux précédents biopics, l’auteur choisit  un tournant  de la vie de son héroïne. Après l’assassinat de JFK pour Jackie ou le divorce de Diana pour Spencer..  Là, il situe son récit en 1977, se concentrant  sur les cinq derniers jours de la légendaire cantatrice d’origine grecque, née Cecilia Sophia Anna Maria Kalogeropoulos. 

    A la recherche de sa voix

    Agée de 53 ans, sa carrière termine, elle ne quitte pratiquement plus son grand appartement du XVIe arrondissement de Paris et y vit en compagnie de son dévoué majordome Feruccio (Pierfrancesco Favino) et sa fidèle cuisinière Bruna (Alba Rohrwacher). Tous deux la couvent et cèdent à ses caprices, dont le déplacement quotidien de son piano d’une pièce à l’autre  

    Surtout, ils désespèrent de la voir se nourrir de médicaments en dépit de l’avertissement alarmant de son médecin l'adjurant de de s’alimenter. Mais sa mort annoncée importe peu à Maria, hantée sinon intoxiquée par La Callas et ses rôles tragiques. Sortant de son isolement, la cantatrice déambule une dernière fois dans la capitale, parlant à un journaliste imaginaire que lui prête le cinéaste. 

    A la recherche de sa voix perdue, qu'elle exerce en cultivant le fragile espoir de chanter à nouveau, elle réveille ses souvenirs A coups de flash back en noir et blanc, on revisite ainsi son passé et sa vie mouvementée, notamment lorsque sa mère l’oblige, avec sa soeur, à «s’occuper» de soldats nazis. Sans oublier surtout sa rencontre avec Onassis (excellent Haluk Bilginer), magnat presque aussi laid que riche, dont elle joue avant de tomber follement amoureuse. Abandonnée, elle est dévastée par le chagrin quand il épouse Jaqueline Kennedy.

    Vulnérable et bouleversante

    Pour célébrer pendant plus de deux heures cette Maria sublime et adorée devenue la sienne, Pabo Larrain a décidé de confier le rôle à Angelina Jolie. Sans elle il  n’y aurait pas eu de film, répète-t-il d’ailleurs. Elle lui ressemble sans vraiment lui ressembler. On n’aurait pas forcément misé sur elle. Et pourtant. Absente depuis trois ans des écrans, Angelina Jolie fait un retour remarquable. Elle se montre si convaincante qu’elle opère, pourrait-on dire, une fusion avec son personnage. Déterminée à livrer une performance, elle s’est entraînée pendant des mois et c’est en partie sa voix, mixée avec celle de la diva, qu’on entend. 

    Dans ce biopic subtil et plein de grâce, portrait intimiste qui met la femme derrière l’icône,  la comédienne  donne à voir une Callas plus vulnérable et bouleversante que majestueuse, mais tout aussi charismatique. Et tant pis si les connaisseurs ou passionnés d’opéra et de la diva feront peut-être la moue. 

    A l’affiche dans les salles de Suisse romande dès mercredi 5 février.

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  • Grand écran: "Companion" explore les relations des uns aux "autres". Suspense...

    «J’ai vécu deux moments dans ma vie où je me suis sentie parfaitement heureuse. La première fois, le jour où j’ai rencontré Josh (Jack Quaid) , et la seconde, le jour où je l’ai tué», nous apprend la jeune et mystérieuse Iris (Sophie Thatcher), en poussant son caddy dans les allées d’un supermarché.

    Dommage de nous en dévoiler autant dès le début, se dit-on. Pourtant, avec cette entrée en matière qui rend finalement l’ensemble un peu trop prévisible, Drew Hancock n’en installe pas moins immédiatement une certaine tension, qui monte quand les deux amoureux partent passer un week-end entre amis dans une luxueuse villa au bord d’un lac, en forêt. Et parvient à se maintenir pendant une bonne partie de l'histoire. 

    Le sujet n'est certes pas révolutionnaire, mais on ne va malgré tout pas vous en dévoiler davantage au cas où vous n'auriez pas regardé la bande-annonce. Qui  malheureusement en révèle beaucoup trop. Essayez donc de vous abstenir.

    On vous soufflera juste à l‘oreille que Sophie Thatcher se révèle parfaite en troublante et parfaite Iris dans cet opus qui mêle thriller, suspense, romance, science-fiction et une touche d’horreur. Tout en posant les questions sociales et psychologiques très actuelles sur l’emprise, le besoin de contrôle, de domination, la quête de l’identité, la place des femmes, l‘exploitation des plus vulnérables. Et le complexe

    A l'affiche dans les salles de Suisse romande depuis mercredi 29 janvier. 

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