Un océan, l’Atlantique, sépare aujourd’hui de grands amis d’enfance. Julian fait une carrière d’acteur à Madrid, tandis que Tomas enseigne les mathématiques dans une université canadienne. Et puis, après des années à vivre chacun leur vie sur deux continents, Tomas frappe à la porte de Julian. Drôle de hasard. A première vue seulement, car il a appris que son pote n’était pas au mieux. Et c’est un euphémisme.
Leurs retrouvailles sont donc synonymes d’adieu définitif. Mais cela ne les empêche pas de passer, entre rires et larmes contenues, quatre jours intenses et hors norme. En compagnie de Truman, le chien de Julian, ils se lancent dans une dernière aventure en se rappelant des souvenirs communs, Evitant de sombrer dans un mélo de pacotille en mêlant subtilement humour et légèreté à la tristesse, au chagrin et à l’émotion du moment, le réalisateur catalan Cesc Gay fait de Truman un véritable hymne à l’amitié et à l’amour, émaillé de scènes comiques.
Ce film fort, évoquant la paternité et le travail, mais surtout le courage nécessaire pour accepter la mort comme faisant partie de l’existence, doit évidemment aussi sa réussite à la performance des comédiens. Particulièrement celle des deux principaux. Ricardo Darin et Javier Camara (photo). Sobres et justes, le premier las de lutter contre la maladie et décidé à mettre ses affaires en ordre, le second un peu paumé face à l’inéluctable, ils se montrent très convaincants.
Simple, délicat, pudique, Truman avait cartonné lors de la soirée des Goyas, l’équivalent des Césars dans le cinéma espagnol. Il était reparti avec les cinq statuettes les plus importantes, film, réalisateur, scénario, acteur principal et acteur dans un second rôle.
A l'affiche dans les salles de Suisse romande dès mercredi 6 avril.
C’est une de ces histoires vraies, une aventure hors norme comme en génère le sport. On se rappelle Rasta Rocket, comédie culte retraçant en 1994 la folle équipée des bobeurs jamaïcains aux JO de Calgary, en 1988.
Né en France en 1976 d’un père algérien et d’une mère française, Farid Bentoumi qui vit aujourd’hui à Paris, a grandi en Savoie, suivant avec son frère un programme de ski-études. Il devient acteur et a notamment joué du Racine à La Chaux-de-Fonds et du Brecht à Vidy, nous révèle-t-il à l’occasion d’une rencontre à Genève.
Le vingt-deuxième long-métrage d'André Téchiné est sans doute son meilleur depuis Les Témoins en 2007, où il brossait le portrait bouleversant d’une société en crise d'identité face au sida. Dans Quand on a 17 ans, qui fait évidemment écho aux Roseaux sauvages sorti en 1994, le réalisateur explore l’un de ses thèmes favoris, les brûlures de l’adolescence.
Composé de trois parties coïncidant avec les trimestres scolaires menant au baccalauréat, le film n’est toutefois pas uniquement centré sur Tom et Damien. Son auteur s’intéresse aussi à leurs parents, au trio qu’ils forment avec Marianne. Il regarde tous ses personnages avec affection, montrant une communauté solidaire balayant les différences sociales ou les préjugés sexuels. Des comportements symbolisés par une Sandrine Kiberlain solaire, expliquant à son fils qu’il ne faut pas avoir peur et que tout s’efface quand on est amoureux.