Le premier ayant généré un pactole de 560 millions de dollars, ne pas surfer sur la vague bleue planétaire était impensable. Dans Les Schtroumpfs 2, animation encore une fois réalisée en prises de vue mêlées à des images de synthèse, les petits personnages imaginés par Peyo en 1958 passent, toujours sous la houlette du réalisateur Raja Gosnell, de New York à Paris. Avec la Schtroumpfette en vedette, victime d’un rapt et en pleine crise identitaire. Le tout en 3 D, cela va sans dire.
Devenu une star internationale de la magie mais rêvant toujours de posséder suffisamment d’essence de Schtroumpfs pour régner sur le monde, l’ignoble Gargamel a inventé les Canailles, la perfide Vexy et le simplet Hackus (photo ci-dessous), qu’il veut transformer en petits personnages bleus à bonnet blanc afin d’obtenir un accès illimité au précieux arome.
Mais il lui manque la formule secrète que détient leur "sœur", la Schtroumpfette. Pour exécuter son plan infâme, l’immonde envoie ses deux nouvelles créatures kidnapper la demoiselle. A charge pour elles de manipuler leur victime en lui faisant croire qu’elle appartient à leur clan. Ce qui n’est pas entièrement faux, dans la mesure où Gargamel est son géniteur biologique et que le Grand Schtroumpf n’est que son père de cœur.
Du coup, à chaque anniversaire, la Schtroumpfette s’interroge sur son identité, se demandant si elle est une authentique Schtroumpf. D’où l’éventuelle tentation qu’elle livre la recette magique à ses ravisseurs. Face à ce questionnement existentiel de tous les dangers, le Grand Schtroumpf mobilise ses troupes. Se retrouvant malencontreusement avec le Maladroit, le Grognon et le Coquet sur les bras, il fait appel aux Winslow, ses amis humains, pour tirer la Schtroumpfette des griffes de l’ennemi. Et la convaincre que sa vraie place est chez les gentils lutins qui l'aiment.
L’animation est plutôt réussie ainsi que les effets spéciaux, bien que très répétitifs. Par ailleurs gags et cascades, pagaille semée dans une confiserie, course-poursuite effrénée dans les rues de Paris dans un chariot, ou encore borborygmes miauleurs du maléfique chat Azraël, devraient probablement ravir les petits (pas trop exigeants) à qui le film est destiné.
Pauvre Pyo quand même. Car voilà qui ne fait pas oublier la pauvreté du scénario, les incohérences et les longueurs qui rendent le film interminable. Par ailleurs une chose est sûre on a encore plus de mal à supporter le baveux et horripilant Hank Azaria, cauchemar ambulant dans le rôle de Gargamel.
Film à l’affiche dans les salles romandes dès mercredi 31 juillet.
Sauvage et rebelle, grande comédienne, bombe sensuelle, l’icône du cinéma français dans des longs-métrages pointus ou des comédies populaires, ainsi que son plus beau sourire, comme disait Robert Hirsch, est morte jeudi 25 juillet à 74 ans. Elle avait été transportée d’urgence à l’hôpital lundi dernier à la suite d’un malaise cardiaque. Elle était en tournage avec Valérie Lemercier et Kad Merad pour Les vacances du Petit Nicolas.
A propos de son anticonformisme légendaire, de son indépendance sexuelle et intellectuelle: "Si vous voulez la liberté, prenez-la, n’attendez pas qu’on vous la donne. C’est ce que j’ai fait. Il y a tant de pièges dans la société. Quant à l’indépendance sexuelle, chaque chose en son temps. Aujourd’hui… Mais il est vrai que je n’ai pas boudé mon plaisir, particulièrement dans les années avant le sida. J’ai eu plein d’amants. Je ne suis d’ailleurs pas la seule. A cette époque on faisait l’amour comme on prenait le thé… "
On n’ose pas imaginer une nouvelle défaite de Federer, déclarait terriblement inquiet le commentateur de la RTS, après avoir commencé par chanter les louanges du Suisse, qui foulait pour la première fois la terre de Gstaad depuis neuf ans.