Après son passage calamiteux chez les X-Men, Logan, alias Wolverine le célèbre mutant à griffes à qui Hugh Jackman prête son visage revient. Il vit désormais en ermite hirsute et en plein questionnement existentiel dans les bois, où il ne peut se remettre de la mort de sa chérie Jean Grey. Voilà pourtant qui ne fait pas un film. Mais le réalisateur James Mangold a de la ressource… Surgit en effet une jeune Japonaise de choc qui emmène notre héros barbu et chevelu au pays du soleil levant, où le réclame le puissant Yashida, régnant sur un empire technologique.
Fraîchement lavé, rasé, grotesquement coiffé façon ananas, il se rend au chevet du PDG. Sur le point de rendre son dernier soupir Yashida, qui avait été sauvé du bombardement de Nagasaki par Logan, tient à le remercier et lui propose de lui céder cette immortalité qu’il semble traîner comme un boulet. Et voilà ce brave Wolverine, perdu entre scènes oniriques où apparaît Jean Grey et une amorce d’amourette avec la petite-fille de Yashida, nettement plus vicieux que reconnaissant, confronté aux affres du choix.
Mais surtout aux complots de famille, à la corruption et aux intentions meurtrières d'affreux yakuzas avides de frotter l’acier de leurs épées aux griffes d’adamantium d’un Logan souffrant d’un coup de mou. Passagèrement, toutefois, le film s’intitulant Le combat de l’immortel et nous valant sans surprise une série épuisante de scènes d’action.
Pour tout dire, on ne tarde pas à s’ennuyer ferme dans cet interminable et ridicule voyage introspectif, donnant davantage dans le thriller que dans la SF. Cette nouvelle aventure, prélude à une inévitable suite, bénéficie naturellement de la 3 D. Ce qui n’arrange rien. Comme toujours ou presque.
Film à l'affiche dans les salles romandes dès mercredi 24 juillet.
Pour son premier essai dans le documentaire historique, Ken Loach revient sur l’année 1945, qui marque un profond tournant en Grande-Bretagne. Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, Winston Churchill le héros de la nation est, à la surprise générale, battu par les travaillistes aux élections législatives.
A ne pas confondre avec Quartet, le premier long-métrage de Dustin Hoffman, Le Quatuor du cinéaste israélo-américain Yaron Zilberman met en scène quatre musiciens mondialement connus. A grand renfort de répétitions, ils préparent activement le concert qu’ils vont donner pour célébrer le vingt-cinquième anniversaire de leur groupe, lorsque le violoncelliste, le plus âgé de la formation, apprend qu’il est atteint d’un inéluctable Parkinson.