Alors qu’il avait tourné son film précédent Taxi Téhéran à l’abri de sa voiture, Jafar Panahi reprend le volant pour un road movie rural et poétique dans les montagnes reculées du Nord-Ouest. Il y critique à nouveau avec subtilité et malice une société patriarcale liberticide. En se penchant plus particulièrement sur la condition des femmes tentant d’avancer malgré les obstacles.
Trois visages a obtenu le Prix du scénario au dernier Festival de Cannes en l’absence du cinéaste iranien assigné à résidence. Il brave la justice de son pays avec une intrigue en forme de métaphore. Behnaz Jafari, une célèbre actrice qui joue son propre rôle reçoit sur son portable la vidéo d’une jeune femme, empêchée par son père de devenir comédienne. Reprochant à la star de ne pas avoir répondu à ses appels à l’aide, elle se pend.
Bouleversée mais imaginant une manipulation macabre, Behnaz Jafari demande à son ami Jafar Panahi de l’emmener enquêter sur le drame dans le village de l’inconnue, au quotidien dicté par des traditions ancestrales archaïques. Et les voici partis pour un voyage semé d’embûches sur des routes de plus en plus étroites et sinueuses.
Tout en dénonçant l’obscurantisme, l’héritier du grand Abbas Kiarostami mort en 2016, dont il fut l'assistant et à qui il rend hommage, évoque un changement possible dans ce plaidoyer féministe où l'on croise trois générations. Il se manifeste à la faveur d’une dernière scène porteuse d’un message symbolique.
A l’affiche dans les salles de Suisse romande depuis mercredi 4 juillet.
Pas facile de faire son coming out. Surtout lorsqu’on a dix-sept ans. Comme Simon (Nick Robinson) qui cache son secret à ses potes et à sa famille. Son seul confident c’est «Blue», un mystérieux camarade de classe avec qui il entretient une correspondance en ligne sous pseudonyme et dont il tombe amoureux. Mais un autre élève découvre leurs messages et fait chanter Simon, menaçant de révéler sa vraie orientation s’il ne l’aide pas à conquérir l’une de ses amies.
Bécassine est née dans une ferme bretonne le jour où des bécasses survolaient son village. Devenue adulte, toujours vêtue de sa coiffe blanche assortie à son tablier et de sa robe verte, elle a gardé sa naïveté d’enfant et rêve d’aller à Paris. Prête à avaler les nombreux kilomètres qui la séparent de la capitale, elle se met joyeusement en route avec son baluchon, mais ne tarde pas à voir s’achever un périple à peine entamé.