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Grand écran: "Diamanti" célèbre la sororité, la solidarité et l'émancipation de ses héroïnes

Disons-le tout de suite, le nouveau film de Ferzan Özpetek, cinéaste italien d’origine turque, a fait un tabac dans son pays, en attirant deux millions de spectateurs. Réunissant ses actrices préférées autour d’un déjeuner, Özpetek se met lui-même en scène en ouverture, en leur proposant un rôle dans sa prochaine production, qui mettra en évidence les parcours de personnages féminins, en l’occurrence des couturières oeuvrant en coulisses.

Il les projette alors à Rome, dans les années 70, au sein d’un prestigieux atelier de création de costumes pour le cinéma et le théâtre. Il est dirigé par deux sœurs, dont Alberta, qui doit faire face aux exigences d’un cinéaste oscarisé capricieux et aux problèmes de ses ouvrières, le plus souvent causés par des hommes stigmatisés pour leur masculinité toxique. N’oublions pas que nous sommes encore dans une société traditionaliste et patriarcale, où la femme est généralement cantonnée à un rôle domestique.

Ainsi, en explorant l’univers féminin de la haute couture, l’auteur ne rend pas seulement hommage aux «diamanti», travaillant dans l’ombre à l’éclat du septième art, mais à toutes ces femmes avides de liberté dont il raconte le destin. Entre rivalité, conflits personnels et bienveillance, le récit sonde la force de leurs liens. Ce qui donne lieu à des scènes en groupe comme celles de la lecture du scénario, révélant de quelle manière les actrices s’emparent de leurs rôles, ainsi que celles de l’atelier où on va les retrouver solidaires.    

Tout en célébrant la sororité et l’émancipation de ses héroïnes dans ce film choral tournant au mélo, l’auteur ne s’oublie pas. Son intrigue parfois inutilement tarabiscotée converge vers la création et la confection d’une robe somptueuse, un chef d’oeuvre conçu par les doigts de fée des «diamanti» qu’on mettra en parallèle avec l’ambition de Ferzan Özpetek, assez convaincu d’en avoir réalisé un…

A l’affiche dans les salles de Suisse romande depuis mercredi 21 janvier

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