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Grand écran: "Ma frère", comédie émouvante et pleine d'humour, qui renouvelle la colonie de vacances

Deuxième long-métrage de Lise Akoka et Romane Guéret, Ma frère suit deux jeunes femmes, Shaï et Djeneba, 19 ans, issues d’un quartier populaire du 19e arrondissement de Paris, Copines depuis l’enfance, l'une est flanquée d’une famille étouffante, tandis que l'autre souffre de solitude.

L’espace d'un été, elles animent une colonie de vacances dans la Drôme. Loin  des tours au pied desquelles elles ont grandi, elles sont responsables d'une tribu d'enfants de six à dix ans. Sous le soleil estival, ce film générationnel au parler d’aujourd’hui, explore l'amitié, l’amour, la religion, la sexualité, l'émancipation, le chemin souvent difficile vers l'âge adulte. Il est porté .par Fanta Kebe et Shirel Nataf, déjà héroïnes de la mini-série Tu préfères, créée en 2020 sur Arte par les deux auteures

Lise Akoka et Romane Gueret ont un vrai talent pour diriger de très jeunes acteurs et pour saisir leur langage, leurs questions et leurs désirs. Elles proposent un feel-good movie solaire choral, qui charme par son casting d'enfants au naturel désarmant, loin des standards habituels, avec notamment une grande différence de corps. 

On est aussi séduit par la parole parfois crues des enfants, même si les mots sont moins ceux, spontanés, des jeunes des quartiers, que ceux de Lise Akoka et Romane Guéret, dans la mesure où il n’y a pas d’improvisation. Tout est en effet très écrit, contrairement à ce qu’on pourrait croire.

On s’attache tout de même beaucoup à ce groupe de gamins d’une indéniable puissance comique et émotionnelle, ainsi qu’aux deux animatrices, avec leur langue bien pendue et  leur côté cash. Une mention spéciale à Amel Bent, très crédible en directrice de la colonie de vacances. En résumé une jolie réussite que cette chronique sociale émouvante, joyeuse, pleine de vitalité, de sensibilité et de tendresse, qui renouvelle le genre.

A l’affiche dans les salles de Suisse romande depuis mercredi 14 janvier.

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