Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Fête du cinéma français: "L'attachement" décroche le César du meilleur film et "Nouvelle vague" celui de la meilleure réalisation

Présidée par Camille Cottin et animée par le maître de cérémonie Benjamin Lavernhe, cette interminable 51e cérémonie des Césars s’est déroulée en présence de Jim Carrey. Très acclamé. le comédien,qui a reçu un César d’honneur, a remercié en français. pour le plus grand plaisir des invités à la grande fête du cinéma français. La soirée a été également marquée par un émouvant hommage à Brigitte Bardot, disparue le 28 décembre dernier et par le poignant discours engagé de Golshifteh Farahani.

La comédienne a notamment évoqué le dame qui se joue en Iran «avec des milliers de vies innocentes arrachées, des enfants, des amants des mamans des amis…  les bourreaux peuvent tuer les corps mais jamais les âmes… le peuple se bat depuis des années pour sa liberté. Il finira par gagner… » On mentionnera aussi l’intervention passionnée d’Isabelle Adjani, pour défendre les droits des femmes.   

Mais place aux lauréats. Petite surprise, c’est L’attachement de Carine Tardieu qui a décroché le César du meilleur film. La réalisatrice rafle au passage celui de la meilleure adaptation, tandis que Vimala Pons est sacrée meilleure actrice dans un second rôle. On rappellera le pitch. Sandra, quinquagénaire farouchement indépendante, partage malgré elle l’intimité de son voisin de palier et de ses deux enfants. Contre toute attente, elle s’attache à cette famille d’adoption.

Dix fois nominé, Nouvelle vague de Richard Linklaker s’en sort encore mieux. David Cronenberg est venu en personne lui remettre le César de la meilleure réalisation. Ce film irrésistible, retraçant en noir et blanc le tournage mouvementé d’A bout de souffle du maestro Godard, reçoit trois autres statuettes. Meilleure photo: David Chambille, meilleurs costumes Céline Guignard, meilleur montage, Catherine Schwarz.

Les autres gagnants

Comme dirait Carine Tardieu, il y en a eu un peu pour tout le monde.

Meilleur acteur: Laurent Lafitte dans La femme, la plus riche du monde de Thierry Klifa, librement inspiré de l’affaire Banier-Bettencourt.

Meilleure actrice: Léa Drucker pour son rôle dans Dossier 137 de Dominik Moll, où elle joue une inspectrice de l’IGPN qui enquête sur une bavure lors d’une manifestation des Gilets jaunes.  

Meilleur scénario original: Franck Dubosc pour Un ours dans le Jura. Dans cette comédie noir, un couple usé par le temps et les difficultés financières, ne se parlent plus. Jusqu'au jour où le mari, pour éviter un ours sur la route, heurte une voiture et tue les deux occupants.

Meilleur acteur dans un second rôle: Pierre Lottin dans L’étranger de François Ozon, magnifique adaptation du célèbre roman d’Albert Camus.

Meilleur premier film:: Nino de Pauline Loquès, l’histoire d’un jeune homme qui tombe très malade et à qui les médecins ont confié deux missions. Elles vont le pousser à refaire corps avec les autres et avec lui-même. Le film a aussi valu à son comédien Théodore Pellerin la statuette du meilleur espoir masculin.

Meilleur espoir féminin: Nadia Melliti dans La petite dernière de Hafsia Herzi, qui avait déjà remporté le prix d’interprétation à Cannes. Alors que débute sa vie de jeune femme, Fatima s'émancipe de sa famille et ses traditions.

Meilleur film étranger: Une bataille après l’autre de Paul Thomas Anderson. Ancien révolutionnaire paranoïaque, Bob vit en marge de la société, avec sa fille Willa,. Quand son ennemi juré refait surface après 16 ans et que Willa disparaît, Bob remue ciel et terre pour la retrouver, 

Documentaire, son, effets visuels, animation

Meilleur long métrage documentaire: Le chant des forêts de Vincent Munier, qui a aussi valu le meilleur son à Romain Cadilhac, Marc Namblard, Olivier Touche et Olivier Goinard.  

Meilleurs effets visuels: Lise Fischer et meilleurs décors Catherine Cosme pour L’inconnu de la Grande Arche de Stéphane Demoustier

Meilleur court de fiction: Mort d’un acteur d'Ambroise Rateau qui met en scène Philippe Rebbot dans son propre rôle, faussement déclaré mort. 

Meilleur long métrage d’animation: Arco d’Ugo Bienvenu, qui permet à Arnaud Toulon d’être distingué pour la meilleure musique originale.

Lien permanent 0 commentaire 0 commentaire

Écrire un commentaire

Optionnel