Impossible n’est décidément pas Tom Cruise, à en juger par le sixième opus de la saga à nouveau signé Christopher McQuarrie. Du haut de ses 56 ans, l’increvable star veut en tout cas le prouver dans Mission impossible:Fallout, suite directe du précédent Rogue Nation Après le terrible échec d’une opération, Ethan Hunt et son équipe, faisant face aux conséquences de leurs actes, sont lancés dans une course effrénée contre la montre…et la mort.
Nous voici alors partis pour un thriller d’aventure et d’action spectaculaire, fonctionnant à coup de folles courses en voiture ou à moto, moments de bravoure déments, prouesses acrobatiques dans les rues de Paris, combat dingue dans les toilettes du Grand Palais, poursuite effrénée en hélicoptère dans les montagnes du Cachemire, sans oublier un incroyable saut en apesanteur.
Surenchère, démesure, invraisemblances assumées... Niveau adrénaline difficile de faire mieux, du moins visuellement, pour séduire le spectateur friand du genre. Dans un film porté de surcroît par un Tom Cruise investi corps et âme, flanqué de Rebecca Ferguson, pendant féminin crédible et d’un charismatique Henry Cavill.
En revanche, côté scénario c’est nettement moins bien. Comme en réalité le film vaut surtout pour sa dernière demi-heure vertigineuse et haletante, il faut patienter deux heures en se perdant, entre deux cascades délirantes, dans une intrigue inutilement tarabiscotée et compliquée, sur fond de conspirations, trahisons, secrets gouvernementaux, le tout saupoudré d’amour et d’amitié et d’un zeste de morale.
A l’affiche dès mercredi 1er août.
Alors qu’il avait tourné son film précédent Taxi Téhéran à l’abri de sa voiture, Jafar Panahi reprend le volant pour un road movie rural et poétique dans les montagnes reculées du Nord-Ouest. Il y critique à nouveau avec subtilité et malice une société patriarcale liberticide. En se penchant plus particulièrement sur la condition des femmes tentant d’avancer malgré les obstacles.
Pas facile de faire son coming out. Surtout lorsqu’on a dix-sept ans. Comme Simon (Nick Robinson) qui cache son secret à ses potes et à sa famille. Son seul confident c’est «Blue», un mystérieux camarade de classe avec qui il entretient une correspondance en ligne sous pseudonyme et dont il tombe amoureux. Mais un autre élève découvre leurs messages et fait chanter Simon, menaçant de révéler sa vraie orientation s’il ne l’aide pas à conquérir l’une de ses amies.