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  • Grand écran: le retour très réussi d'Angelina Jolie dans "Maria", après trois ans d'absence

    Après Jackie (Natalie Portman), dédié en 2016  à la plus célèbre des premières dames américaines, Spencer (Kisten Stewart)  en 2021, consacré à Lady Di, la plus adulée des princesses,  le réalisateur chilien Pablo Larrain boucle sa trilogie sur «les femmes qui ont bouleversé le XXe siècle» avec Maria, la plus fascinante des divas. Elle est magistralement incarnée par Angelina Jolie.  

    Comme dans ses deux précédents biopics, l’auteur choisit  un tournant  de la vie de son héroïne. Après l’assassinat de JFK pour Jackie ou le divorce de Diana pour Spencer..  Là, il situe son récit en 1977, se concentrant  sur les cinq derniers jours de la légendaire cantatrice d’origine grecque, née Cecilia Sophia Anna Maria Kalogeropoulos. 

    A la recherche de sa voix

    Agée de 53 ans, sa carrière termine, elle ne quitte pratiquement plus son grand appartement du XVIe arrondissement de Paris et y vit en compagnie de son dévoué majordome Feruccio (Pierfrancesco Favino) et sa fidèle cuisinière Bruna (Alba Rohrwacher). Tous deux la couvent et cèdent à ses caprices, dont le déplacement quotidien de son piano d’une pièce à l’autre  

    Surtout, ils désespèrent de la voir se nourrir de médicaments en dépit de l’avertissement alarmant de son médecin l'adjurant de de s’alimenter. Mais sa mort annoncée importe peu à Maria, hantée sinon intoxiquée par La Callas et ses rôles tragiques. Sortant de son isolement, la cantatrice déambule une dernière fois dans la capitale, parlant à un journaliste imaginaire que lui prête le cinéaste. 

    A la recherche de sa voix perdue, qu'elle exerce en cultivant le fragile espoir de chanter à nouveau, elle réveille ses souvenirs A coups de flash back en noir et blanc, on revisite ainsi son passé et sa vie mouvementée, notamment lorsque sa mère l’oblige, avec sa soeur, à «s’occuper» de soldats nazis. Sans oublier surtout sa rencontre avec Onassis (excellent Haluk Bilginer), magnat presque aussi laid que riche, dont elle joue avant de tomber follement amoureuse. Abandonnée, elle est dévastée par le chagrin quand il épouse Jaqueline Kennedy.

    Vulnérable et bouleversante

    Pour célébrer pendant plus de deux heures cette Maria sublime et adorée devenue la sienne, Pabo Larrain a décidé de confier le rôle à Angelina Jolie. Sans elle il  n’y aurait pas eu de film, répète-t-il d’ailleurs. Elle lui ressemble sans vraiment lui ressembler. On n’aurait pas forcément misé sur elle. Et pourtant. Absente depuis trois ans des écrans, Angelina Jolie fait un retour remarquable. Elle se montre si convaincante qu’elle opère, pourrait-on dire, une fusion avec son personnage. Déterminée à livrer une performance, elle s’est entraînée pendant des mois et c’est en partie sa voix, mixée avec celle de la diva, qu’on entend. 

    Dans ce biopic subtil et plein de grâce, portrait intimiste qui met la femme derrière l’icône,  la comédienne  donne à voir une Callas plus vulnérable et bouleversante que majestueuse, mais tout aussi charismatique. Et tant pis si les connaisseurs ou passionnés d’opéra et de la diva feront peut-être la moue. 

    A l’affiche dans les salles de Suisse romande dès mercredi 5 février.

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  • Grand écran: "Companion" explore les relations des uns aux "autres". Suspense...

    «J’ai vécu deux moments dans ma vie où je me suis sentie parfaitement heureuse. La première fois, le jour où j’ai rencontré Josh (Jack Quaid) , et la seconde, le jour où je l’ai tué», nous apprend la jeune et mystérieuse Iris (Sophie Thatcher), en poussant son caddy dans les allées d’un supermarché.

    Dommage de nous en dévoiler autant dès le début, se dit-on. Pourtant, avec cette entrée en matière qui rend finalement l’ensemble un peu trop prévisible, Drew Hancock n’en installe pas moins immédiatement une certaine tension, qui monte quand les deux amoureux partent passer un week-end entre amis dans une luxueuse villa au bord d’un lac, en forêt. Et parvient à se maintenir pendant une bonne partie de l'histoire. 

    Le sujet n'est certes pas révolutionnaire, mais on ne va malgré tout pas vous en dévoiler davantage au cas où vous n'auriez pas regardé la bande-annonce. Qui  malheureusement en révèle beaucoup trop. Essayez donc de vous abstenir.

    On vous soufflera juste à l‘oreille que Sophie Thatcher se révèle parfaite en troublante et parfaite Iris dans cet opus qui mêle thriller, suspense, romance, science-fiction et une touche d’horreur. Tout en posant les questions sociales et psychologiques très actuelles sur l’emprise, le besoin de contrôle, de domination, la quête de l’identité, la place des femmes, l‘exploitation des plus vulnérables. Et le complexe

    A l'affiche dans les salles de Suisse romande depuis mercredi 29 janvier. 

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  • Grand écran: "Le moineau dans la cheminée" explore les relations toxiques au sein d'une famille dysfonctionnelle

    Autour de deux sœurs se retrouvant dans la maison de leur enfance, le réalisateur suisse Ramon Zürcher propose, avec Le moineau dans la cheminée, une fable dystopique, métaphore d’un drame réaliste à tendance horrifique. IL nous plonge au cœur d’une famille dysfonctionnelle, où s'entretiennent des relations toxiques dans une sorte de chaos où règnent secrets, violence, cruauté, maltraitance. Gros malaise…

    Dans la demeure familiale, située dans un lieu autrefois paradisiaque, à la campagne, vivent Karen, femme froide, triste, qui n’a jamais pu se résoudre à partir, son mari Markus et leurs enfants. Pour l’anniversaire de Markus, Jule la sœur de Karen, son antithèse, arrive avec sa petite tribu. Des souvenirs douloureux d’une mère autoritaire décédée, hantant les murs tel un fantôme, renforcent chez Jule, l’envie de se dresser contre Karen, chez qui la tension ne cesse de monter. Jusqu’à l’explosion.

    Troisième volet d'une trilogie, ce drame psychologique doublé d’un huis-clos familial pesant, angoissant, est notamment porté de bout en bout par la talentueuse Maren Eggert, (photo) qui incarne une Karen de mauvaise humeur, en proie à quelques pulsions érotiques. Errant de pièce en pièce comme une âme en peine, un peu voûtée, comme épuisée, elle cherche désespérément à se libérer d’un passé étouffant. 

    A l’affiche dans les salles de Suisse romande depuis mercredi 29 janvier.

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