Usé, désabusé, passant sa vie dans les avions pour prévenir de actes de violences, Bill Marks a en plus tendance à picoler sec pour pimenter son quotidien routinier d’agent de la police de l’air. Mais s’il était en manque d’adrénaline, le vol New-York-Londres ne va pas tarder à lui permettre de refaire le plein.
Peu après le décollage, il reçoit un mystérieux SMS d’un sinistre individu lui annonçant qu’il tuera un passager toutes les vingt minutes si le gouvernement américain ne transfère pas 150 millions sur un compte secret. Suisse le compte évidemment.
Et voilà notre flic regonflé à bloc lancé dans une redoutable traque à l’homme dans l’habitacle étroit de l’appareil. Tentant, en compagnie de sa voisine de siège et d’une hôtesse, de repérer l’auteur des menaces mortelles qui se dissimule parmi les voyageurs en s’efforçant de ne pas trop semer la panique à bord. En vain, les événements se précipitant à mille à l’heure.
Avec Non-Stop, sorte de Taken aérien mâtiné de Flight Plan, le jeune cinéaste espagnol Jaume Collet-Serra revisite le film catastrophe avec Liam Neeson en héros sauveur de vies, flanqué d’une Julianne Moore un rien suspecte.
Mais c’est le but de ce scénario à rebondissements incessants, où le réalisateur, entre meurtres divers, castagnes sévères dans les toilettes, ou bombe dissimulée dans un paquet d’héroïne, s’ingénie à brouiller les pistes. Conduisant les protagonistes et le spectateur à soupçonner du pire un maximum de personnes.
Un thriller au départ assez haletant, mais qui perd de son efficacité au fur et à mesure du déroulement de l'action. L'accumulation d‘invraisemblances gâchent une atmosphère se voulant oppressante, et le suspense d’un complot qui se révèle de plus en plus improbable.
Quoi qu’il en soit, à déconseiller fortement aux aviophobes!
Film à l'affiche dans les salles romandes dès mercredi 26 février.
Dallas, 1985. Ron Woodroof est un électricien texan survolté de 35 ans. Un macho aux allures de cowboy pur sucre, avec ses bottes et le Stetson vissé sur le crâne. Grand amateur de rodéo et de sexe, il a tendance à brûler la chandelle par les deux bouts, en abusant de la dogue, du tabac et du scotch.
Depuis quelques années, les vampires sont à la mode. Mais le plus surprenant était quand même de voir Jim Jarmush y succomber avec Only lovers Left Alive, sélectionné en mai dernier en compétition à Cannes. Explication donnée en plaisantant par le réalisateur lui-même à l’époque en conférence de presse: "On pensait qu’on pouvait se faire beaucoup d’argent avec ce genre de film…"