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Sorties de la Semaine - Page 304

  • Cinéma: "Fiston" mise tout sur le duo Adams-Dubosc. En vain

    kev-adams-et-franck-dubosc-nantes-pour-lavant-premiere-de-fiston_0[1].jpgKev Adams en rêvait, il l’a fait. Tourner avec son père spirituel Frank Dubosc qui, pour cette première rencontre cinématographique, va lui enseigner l’art de la séduction. Incroyable mais vrai!

    L'histoire en quelques mots. Depuis qu’il a 7 ans, Alex n’a qu’une obsession, conquérir la plus jolie fille du lycée. Mais timide et complexé il est incapable de lui déclarer sa flamme et va demander des conseils à un certain Antoine qui, il y a plus de vingt ans, a réussi à subjuguer sa mère.
     
    Comédie laborieuse et pas drôle, Fiston aligne sans surprise les gags lourds, les clichés, les grosses ficelles, les maladresses et les situations téléphonées, sur fond de conflit de génération.

    Côté acteurs, ce n’est pas  mieux. Plus beauf que jamais Frank Dubosc, transformé en ermite asocial, se balade en 4L ne connaît ni Twitter ni Facebook, tandis que Kev Adams, évidemment en bisbille avec sa mère, joue l’ado surexcité, loser et totalement inculte. Désespérant de niaiserie.

    Cela dit, comme la nouvelle idole des jeunes interprète le même personnage que dans la série Soda avec quelques années de plus, nul doute que Fiston va affoler ses fans.

    "N’importe qui" n’arrange pas Rémi Gaillard, la star du web

    remi-gaillard-est-n-importe-qui-le-film-photo-5268236a39524[1].jpgDans le genre calamiteux, on trouve pire. Il s’appelle Rémi Gaillard, a bientôt 40 ans, ne peut pas s’empêcher de se déguiser et vaut 1,6 milliard de clics sur le net pour ses gags débiles, que certains portent toutefois aux nues, où il harcèle les joueurs de golf, les pêcheurs à ligne et les flics de  Montpellier.

    Du coup, Raphaël Frydman a consacré un film à la star du web qui fait n’importe quoi pour devenir n’importe qui. Alors que sa copine Sandra aimerait bien qu’il devienne quelqu’un. Mais les choses tournent mal, ses potes et sa fiancée le lâchent. Du coup, il passe par la case banlieusard, avec tout ce que cela suppose de vie morne et terne.

    Un scénario d'une rare nullité, avec de mauvais comédiens. A ce qu’il paraît, il y juste 20 minutes de canulars inédits. Mais comme ils vont inévitablement circuler sur le net dans pas très longtemps, autant économiser son argent.

    Films à l’affiche dans les salles romandes dès mercredi 12 mars.

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  • Cinéma: "Un week-end à Paris", pour raviver la flamme

    un-week-end-a-paris-4[1].jpgLes enfants ayant quitté le nid, Meg et Nick décident d’aller fêter leurs trente ans de mariage à Paris, dans l’espoir de redonner un coup de fouet à leur histoire d’amour usée par le temps. Sur un scénario de l’écrivain Hanif Kureishi, la caméra du réalisateur Roger Michell suit ainsi le couple, l'espace d'un week-end.   

    Prétexte à une redécouverte de la capitale française, cette escapade est surtout destinée à dresser le bilan conjugal de nos deux antihéros. Entre sous-entendus, vacheries, engueulades, doutes, regrets et vagues angoisses, ils s’amusent aussi comme des petits fous, se payant par exemple un gros frisson de vieux ados, en s’enfuyant d’un restaurant sans payer.

    Nostalgique, pimentée de quelques instants de grâce et d’émotion, cette comédie romantique douce-amère qui n’évite pas certaines longueurs et un côté carte postale, doit l’essentiel à ses deux comédiens. Jim Boardbent et Lindsay Duncan se révèlent excellents en sexagénaires extravertis et British pour sucre.  

    Film à l’affiche dans les salles romandes dès mercredi 12 mars.

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  • Cinéma: Avec "Monuments Men", George Clooney passe à côté d'un sujet passionnant

    85[1].jpgAprès Völker Schlöndorff dans Diplomatie, qui voit le consul suédois Nordling tout tenter, dans la nuit du 24 août 1944, pour empêcher le général Von Scholtitz de détruire Paris, George Clooney s’est lui aussi emparé de la Seconde Guerre mondiale. Avec Monuments Men, dont l’action se  déroule également en 1944.  

    Pour la cinquième fois, Mister Nespresso se retrouve ainsi derrière la caméra. Se basant sur le livre éponyme de Robert M. Edsel et Bret Witter, il retrace la mission authentique d’un commando de sept experts universitaires, historiens, artistes ou architectes, envoyés en plein conflit en Europe par le président Roosevelt.

    Sous la conduite de Frank Stokes, ils sont chargés de récupérer, au péril de leur vie, des milliers d’œuvres d’art volées par les nazis et de protéger celles menacées par les bombardements alliés. Ils sont aidés de Claire Simone, une résistante à sa manière. Dirigeant le Musée du jeu de Paume, elle est le témoin direct des actes de l’occupant et tient une liste des tableaux dérobés. 

    Le film est d’actualité. Il suffit de penser à la découverte de quelque 1400 toiles de maîtres,  en février 2012, et de soixante autres très récemment chez l’octogénaire munichois Cornelius Gurlitt, fils d’un marchant d’art au passé trouble sous le IIIe Reich.

    Mais surtout cette chasse au trésor aussi insolite que fascinante et méconnue, par des personnages hors du commun, constituait un passionnant sujet dont malheureusement George Clooney n’a pas su tirer profit.  Adoptant un ton délibérément léger, oscillant entre la comédie et le film d’aventures le tout assaisonné d’un humour qui ne prend pas trop, le réalisateur passe à côté, livrant une odyssée certes honorable et humaniste, mais à la mise en scène banale et qui manque singulièrement de rythme.

    Reste le casting dans ce (trop) long-métrage de potes. Autour de Clooney qui s’est distribué dans le rôle principal de Frank Stokes, on retrouve Matt Damon (photo), Bill Murray, John Goodman et Cate Blanchett, la seule femme du groupe. Sans oublier Jean Dujardin. Qui, comme dans Le loup de Wall Street, n’est pas bon. Mais il disparaît assez rapidement de l’image. Une petite vengeance de George Clooney pour le punir de lui avoir piqué  l’Oscar l’année dernière avec The Artist... 

    Film à l'affiche dans les salles romandes dès mercredi 12 février. 

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