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Sorties de la Semaine - Page 300

  • Cinéma: "Une promesse" de Patrice Leconte. Pas facile à tenir...

    P03UNEPROMESSE0409[1].jpgUn réalisateur français qui tourne un film se déroulant en Allemagne avec des personnages parlant anglais, voilà qui sent son europudding. D’autant qu'il est librement adapté d’un roman de l’Autrichien Stefan Zweig, Le voyage dans le passé, paru en 1929.

    L’auteur d'Une promesse production franco-belge, c’est Patrice Leconte qui, touché par les sentiments et les émotions que véhiculent le livre, s’est attelé à une représentation chaste d'un amour fou.

    Nous sommes en Allemagne, en 1912. D’origine modeste et fraîchement diplômé, Friedrich devient le secrétaire particulier de son patron  Herr Hoffmeister, directeur d’une aciérie. Voyant sa santé décliner, il demande au jeune homme de s’installer chez lui. Et ce qui devait arriver arrive. A peine Friedrich pose-t-il les yeux sur Charlotte, la belle épouse de trente ans de son bienfaiteur, qu’il en tombe éperdument amoureux.

    Un sentiment partagé mais gardé secret jusqu’au jour où Herr Hoffmeister, un rien soupçonneux semble-t-il, envoie  Friedrich au Mexique pour lancer une exploitation minière. Désespérée mais  décidée à rester fidèle, du moins physiquement, à son vieux mari malade, Charlotte fait alors un serment  à Friedrich. Elle sera à lui à son retour dans deux ans. C’était compter sans l’éclatement de la première Guerre Mondiale...

    Patrice Leconte propose un drame romantique en costumes de facture très classique qui se laisse regarder, sans plus, pour quelques belles images et de jolis cadrages. Outre son côté poussif et son manque d’originalité, l'opus peine en effet à tenir sa promesse et à nous convaincre de la passion dévorante qui unit ses deux protagonistes principaux. Ils sont interprétés mollement par Rebecca Hall et Richard Madden (photo), connu pour son rôle de Robb Stark dans la série Game Of Thrones et donnent la réplique à Alan Riclkman, qui a eu le malheur d’introduire le loup dans la bergerie…

    Film à l’affiche dans les salles romandes dès mercredi 16 avril.

     

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  • Cinéma: Du vide dans "Les yeux jaunes des crocodiles"...

    PHO7b6e024a-bf2a-11e3-8768-ea0d916bcd04-805x453[1].jpgMais où va le cinéma français? Après une série de comédies plus ineptes les unes que les autres, de Supercondriaque à Fiston en passant par Situation amoureuse: c’est compliqué, la palme revenant incontestablement au particulièrement calamiteux Avis de mistral, voici un nouvel opus proche du néant signé de la Belge Cécile Telerman et adapté du best-seller de Katherine Pancol, Les yeux jaunes des crocodiles.

    C’est l’histoire de deux sœurs que tout oppose. D’un côté il y a Joséphine la gentille, sorte de paillasson sur lequel tout le monde s’essuie les pieds, mais en même temps brillante historienne, chercheuse au CNRS et spécialisée dans le 12e siècle. De l'autre, on découvre la méchante, Iris, magnifique et superficielle bourgeoise.

    Fauchée, avec deux filles sur les bras, la première vient de larguer son mari qui la trompe avec la manucure du supermarché d’à côté. La seconde, pourvue d’un mari friqué, s’ennuie dans son appartement des beaux quartiers parisiens entre le shopping et les salons de beauté. 

    Lors d’un dîner chic, lassée de passer pour futile, elle se vante d’avoir commencé un roman. Prise au piège face à l’enthousiasme des convives, elle persuade sa sœur de l’écrire à sa place. Elle signera le livre mais lui laissera l’argent qu’il pourrait lui rapporter. A contrecoeur mais couverte de dettes, Joséphine finit par accepter. Et c'est l'engrenage... 

    Pauvreté de la mise en scène et des dialogues, personnages caricaturaux, intrigue ridicule, Cécile Telerman ne nous a pas épargné grand-chose. En revanche, elle n’a pas lésiné sur le casting. Dans sa sitcom aussi mièvre dirons-nous pour sa défense, que le roman dont elle est tirée, elle a réuni Emmanuelle Béart, Julie Depardieu (photo), Patrick Bruel, Jacques Weber et Alice Isaaz, qui continue donc à squatter la pellicule hexagonale. Mais voilà hélas qui ne suffit pas à sauver le bateau du naufrage.

    Film à l'affiche dans les salles de Suisse romande dès mercredi 9 avril.

     

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  • Cinéma: "Divergente", la nouvelle saga pour ados, ne brille pas par son originalité

    189499[1].jpgDans un Chicago futuriste et post-apocalyptique, les habitants sont divisés en cinq groupes de personnes appelés des factions. Il y a les Audacieux, les Erudits, les Altruistes, les Sincères et les Fraternels.

    Comme tous les jeunes de son âge, Béatrice, 16 ans, doit choisir son camp pour le reste de son existence après avoir passé un test de capacité. En effet, aucun retour en arrière n’est possible dès l’option du clan arrêtée.

    Mais, cas rarissime, l'examen n’est pas concluant dans la mesure où ses compétences la placent à la fois chez  Audacieux, les Erudits et les Altruistes. Autrement dit, elle est Divergente. Les Divergents sont des individus n’appartenant à aucune caste. Classés éléments subversifs, ces parias qui errent misérablement en haillons, sont traqués par le gouvernement et en danger de mort.

    Dissimulant son secret Béatrice, née chez le Altruistes, fuit sa famille, prend le nom de Tris et intègre  le monde violent des Audacieux, des risque-tout dont l’entraînement, outre l’aptitude indispensable au combat, est basé sur le contrôle de leurs peurs intimes.

    Adapté de la série littéraire de Veronica Roth qui a fait un tabac aux Etats-Unis, Divergente, dont le premier volet de la trilogie est signé de l’Américain Neil Burger est la nouvelle saga pour ados, dans la droite ligne de Hunger Games ou autres Ames vagabondes.

    Une mouture initiale du coup bien peu originale et longuette, à la mise en scène pas trop inspirée et au scénario frôlant l’indigence. Le réalisateur se contente de surfer sur la force et le courage exemplaire d’une  héroïne luttant contre une société dystopique évidemment fascisante, aux habitants manipulés sans surprise par un pouvoir totalitariste.

    Tris est interprétée par Shailene Woodley, qui donne la réplique à Theo James, son amoureux dans l’histoire (photo). Mais on a vu des protagonistes plus motivés. A l’image de Kate Winslet, installée au sommet de l'échelle dans cet univers hyper hiérarchisé, où l'échec n'est ni autorisé ni pardonné. A se demander ce qui a bien pu la pousser à s’engager dans cette aventure, dont la deuxième partie à venir s’intitule L’insurrection. On a l’impression de l’avoir déjà vue…

    Film à l'affiche dans les salles romandes dès mercredi 9 avril.

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