Après une première sortie gâchée, voire annulée en mars dernier pour cause de coronavirus, Sous la peau, du Genevois Robin Harsch, revient dans les salles. Le documentaire raconte l'histoire d'Effie Alexandra, Söan et Logan nés dans le mauvais corps. Avec des attributs qui ne correspondent pas à ce qu’ils sont.
Pendant plus de deux ans, l’auteur, se mettant à la place du spectateur, du parent ou du jeune qui se pose une foule de questions, a suivi ces trois adolescents sur le long et douloureux chemin de la transition, le grand bouleversement qu’elle provoque chez eux, leurs parents, les difficultés qu’elle entraîne à l’école et dans la société.
Mais il est surtout question d’une quête de leur véritable identité. De cette identité enfouie au plus profond de chacun d’eux. «Aujourd’hui on parle de LGBTI, mais il n’y a pas, dans l’alphabet, suffisamment de lettres pour décrire toutes les différences de l’humanité», explique Effie, qui ne s’est jamais senti un garçon. «J’étais une fille avec des organes génitaux différents. Je dirais même que j’avais un pénis de fille et que peut-être il allait tomber un jour. Je suis libre depuis que j’ai des seins. Mon corps m’appartient.»
«Dès que j’arrivais, on me disait “T’es un garçon ou t’es une fille ?” remarque Söan. « Que ça, tout le temps… Du coup, il y a un moment où j’ai basculé à l’opposé. Je me maquillais, j’avais un sac à main… Ce que je ne ferais plus jamais de ma vie aujourd’hui… » Pour Logan, c’est juste le haut qui le dérange beaucoup. «Comme une prison que t’as envie d’arracher.».
Auteur de plusieurs courts métrages et de documentaires pour la télévision, Robin Harsch, 42 ans, s’est lancé dans l’aventure par hasard. En 2015, une amie lui parle de la création du Refuge à Genève, un centre qui permet à des adolescents LGBTIQ+ de venir parler de leurs problèmes en lien avec leur préférences sexuelles ou leur identité de genre. Il s’est alors dit que cela ferait un bon thème.
Il a vu plusieurs gays, mais aucun ne voulait être filmé à visage découvert. «J’ai donc laissé tomber le projet et décidé, deux ans plus tard, de me concentrer sur les trans, grâce à Effie Alexandra qui avait envie de parler. J’ai ensuite rencontré Söan et Logan »… (Voir la suite de l’interview du réalisateur dans notre note du 8 mars.)
A l’affiche dans les salles de Suisse romande dès mercredi 21 octobre.
Emission la plus regardée sur la planète en réunissant plus de cent millions de téléspectateurs, le concours de Miss Monde est au faîte de sa gloire à la fin des années 60. Pour Sally Alexander, étudiante anglaise en histoire, ce spectacle est particulièrement dégradant. Selon elle, il s'apparente plutôt, notamment avec la pesée des concurrentes et les zooms sur leurs fesses, à une foire aux bestiaux.
Une chose est sûre, on ne peut douter de la force de conviction de Greta Thunberg, jeune militante environnementaliste suédoise, dont on constate le phénoménal impact planétaire. L’icône du mouvement écologiste se dévoile un peu dans le documentaire I am Greta signé Nathan Grossman, qui la filme dans sa croisade internationale pour amener les gens à écouter les scientifiques évoquant les terribles dangers que l’on fait courir à notre planète et l'inaction coupable des dirigeants. .