Les films consacrés à Bartabas, le créateur du Théâtre équestre Zingaro, ne manquent pas. Surtout pour rendre compte de la virtuosité, de l’originalité, voire du mysticisme de ses spectacles. Le "prédestiné" Alain Cavalier s’attache, lui, à l’intime, montrant la relation fusionnelle que le célèbre écuyer entretient avec son cheval, baptisé Le Caravage en hommage au peintre italien. Chaque matin, Bartabas travaille avec lui dans un manège, peaufinant inlassablement les figures de dressage, en quête de la perfection ultime.
Le réalisateur nous plonge ainsi de jour en jour dans les évolutions du couple, dresseur et animal s’apprivoisant mutuellement jusqu’à l’harmonie parfaite. Filmant au plus près l’animal, sa tête, ses naseaux, son œil, Cavalier livre un portrait tendre, admiratif sinon amoureux au sein d’une histoire muette. A l’exception de quelques mots lancés lors des soins, brossage, étrillage, ou harnachement du Caravage par de jeunes palefrenières.
On a aussi droit à d’émouvantes scènes de câlins, le maître se montrant prodigue en la matière envers sa monture. Et même à une petite rébellion du cheval qui se rue soudain sur la caméra, léchant l’objectif. D’où une image floue qui amuse beaucoup le cinéaste.…
Il y a de la grâce, de la légèreté dans ce corps à corps silencieux. Et de la magie pour les fans d'Alain Cavalier, pour qui il s’agit là d’une véritable œuvre d’art. Mais qui ne s’intéresse pas au sujet risque de ne voir dans ce documentaire qu’une routine quotidienne passablement ennuyeuse et un cheval tournant simplement en rond au trot ou au galop pendant 70 minutes.
A l'affiche dans les salles de Suisse romande dès mercredi 2 décembre.
Suite au carton de Babysitting qui a rameuté près de 2,5 millions de spectateurs, il était clair que Philippe Lacheau et Nicolas Benamou n’allaient pas attendre pour se remplir les poches en surfant sur un succès aussi inespéré. Et nous ont donc affligés d’une resucée qui se déroule au Brésil.
En plein tournage d’un film sur la fermeture d’une usine à laquelle s’opposent les ouvriers, Margherita, réalisatrice engagée, doit gérer une star américaine incapable de retenir ses répliques ou de les prononcer correctement, une fille en pleine crise d’adolescence et, bien plus grave, affronter la terrible réalité de la mort prochaine de sa mère. A laquelle elle rend visite à l’hôpital entre deux journées de plateau en compagnie de son frère toujours irréprochable et dont elle est un peu jalouse, ne se sentant pas à la hauteur.