Scénariste oscarisé pour Les ailes de la colombe, accédant définitivement à la notoriété avec Drive, réalisé par Nicolas Winding Refn, le Britannique d’origine iranienne Hossein Amini a décidé de passer derrière la caméra en adaptant à l’écran The Two Faces Of January, le roman de Patricia Highsmith.
L’intrigue de ce film noir réunissant Viggo Mortensen, Kirsten Dunst (photo) et Oscar Isaac (découvert dans Inside Llewyn Davis des frères Coen), se déroule en 1962 sous le soleil de Grèce.
Débarqués en touristes à Athènes, le charismatique Américain Chester MacFarland et sa jolie femme Colette rencontrent à l’Acropole Rydal, un jeune compatriote travaillant comme guide et arnaqueur à ses heures. Le trouvant fort sympathique, le couple l’invite à dîner, ce que Rydal accepte, aussi séduit par la femme qu’impressionné par le mari.
Mais les MacFarland, en dépit du raffinement et du luxueux train de vie qu’ils affichent ne sont évidemment pas tout à fait ce qu’ils prétendent être. Hossein Amini livre ainsi un thriller classique à la Hitchcock, où il réussit à maintenir le suspense tout au long d’une intrigue certes prévisible mais assez bien ficelée, aux multiples rebondissements destinés à faire tomber les masques.
On reprochera toutefois à cet opus à l’ancienne un petit manque de rythme. Et si l’auteur joue à fond la carte du mystère entourant ses personnages, ceux-ci auraient gagné à être un peu plus creusés, notamment celui de Colette, carrément abandonné en route. En revanche, on aime l'élégance et le soin mis à la reconstitution d’époque, qui fait honneur à l'univers de Patricia Highsmith.
Film à l’affiche dans les salles romandes dès mercredi 18 juin.
Quand Clint Eastwood s’empare d’un sujet musical, c’est plutôt réussi. Il suffit de penser à Honkytonk Man (1982), évoquant la galère d’un chanteur country ou le célèbre Bird (1988) pour s’en convaincre. Rien d’étonnant donc à ce que le réalisateur mélomane s’intéresse à la comédie musicale. En 2011, il mijotait un remake du célèbre film de George Cukor Une étoile est née, avec Judy Garland et James Mason, sorti en 1954, mais le projet était tombé à l’eau.
Pas de stars, mais des acteurs de théâtre
Chez eux, ça transpirait la sérénité. De Fernandez à Shaqiri en passant par Lichsteiner, Senderos ou Pont, ils se tapaient sur le ventre. Avec quelques maîtres mots du genre investissement et concentration.
Espoir pourtant, vu qu'ils l’ont gagné 3-0, envoyant du coup au nirvana leurs compatriotes à l’imagination débordante. S’époumonant dans des Marseillaise à répétition, ils hument déjà un parfum de finale façon 1998