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le blog d'Edmée - Page 472

  • Mondial: les Allemands passent le coq tricolore à la casserole!

    france-allemagne-coupe-du-monde-montage[1].jpgUn seul être vous manque et tout est dépeuplé… Alors onze, vous imaginez le désert! Car il faut le reconnaître, sans les Bleus le Mondial c’est moins drôle. En même temps, il ne fallait pas les avoir jusqu’au bout,  si on voulait éviter le tsunami médiatique non seulement du siècle mais de tous ceux à venir.

    C’est ainsi que les Allemands ont heureusement passé à la casserole ce coq que les Suisses auraient tant voulu plumer. Finis donc les cocoricos du volatile hexagonal. Les Tricolores ont dû boucler leurs valises. Ils ne sont pas les seuls, me rétorquerez-vous. Oui, mais pour eux c’est plus insupportable car se voyant déjà en finale, ils se jugeaient évidemment meilleurs que leurs vainqueurs.

    Hélas, on sait que ce sont toujours les meilleurs qui partent les premiers. L’Espagne, l’Angleterre, l’Italie ou le Portugal sont sans doute de cet avis. A l’image aussi de la Suisse, qui s’imaginait pouvoir damer le pion aux Argentins en huitièmes, estimant notamment que leur Messi, alias Shaqiri, valait largement celui de la pampa.
     
    De part et d’autre de la frontière, on cultive ainsi son intense frustration. Après avoir joué la modestie sinon l’intox en couvrant les opposants de ses ouailles de lauriers avant chaque rencontre, Didier Deschamps se lamentait en déclarant: «il ne nous manque pas grand-chose». En effet. Malheureusement, juste l’essentiel...

    De leur côté, les supporters français et suisses sont tristes mais fiers, déçus mais pas amers. Trouvant également leurs footeux tellement bons. Quelque chose a même changé paraît-il dans les yeux des adversaires des Bleus. Désormais, ces derniers font peur. Je veux bien le croire, encore que je n’aie pas spécialement remarqué la trouille dans les mirettes germaniques lors du quart de finale.

    Peu importe. Car à l’instar de la Nati et de son remarquable groupe hyper soudé, l’EDF va désormais faire de grandes choses avec les forces vives de son formidable collectif retrouvé. Commentateurs et consultants respectifs se sont ainsi consolés de ces mortifiantes défaites en se rabattant sur l’Euro 2016. Et vous savez quoi ? Nos deux nations partent favorites… Eh oui, le foot c’est comme la mode. Un éternel recommencement.

    P.S. Non seulement le coq est plumé, mais Federer l'a emporté face à Raonic, atteignant sa neuvième finale dans son jardin de Wimbledon. Que demande le peuple (helvétique bien sûr) à part espérer voir Rodgeur battre Djokovic dimanche et peaufiner sa légende avec un 18e Grand Chelem…

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  • Cinéma: "Locke", un étonnant huis-clos à suspense

    locke_2885177b[1].jpgIvan Locke, chef de chantier, roule seul dans la nuit. Au départ, il était censé rentrer chez lui pour regarder un match de foot. Mais au lieu de rejoindre sa famille, il décide de se rendre à Londres, suite à un coup de fil qui risque de chambouler sa vie privée et professionnelle.

    Le trajet, dont l’originalité consiste à se dérouler en temps réel, le trajet dure une heure trente. 90 minutes que l’on passe exclusivement en compagnie d’Ivan, qui parle au téléphone avec différentes personnes qu’on entend mais qu’on ne voit jamais.

    Il y a notamment sa femme en colère qu’il tente de calmer après lui avoir appris la raison de son changement de destination. Ou son collègue avec qui il doit régler des imprévus liés à sa décision précipitée de prendre la route, de nature à lui faire perdre son job. Une situation qu’il accepte pour l’avoir créée.

    Les appels incessants et les conversations qui en découlent sont les principaux éléments dramatiques qui rythment ce huis-clos à suspense aussi étonnant que stressant. Mais alors qu’on pourrait se lasser à la longue de ne pas quitter l’habitacle confiné d’une  voiture, on est au contraire happé par la tension et les émotions retenues qui se dégagent du dispositif inhabituel imaginé par le réalisateur britannique Steven Knight. La brillante performance de son compatriote Tom Hardy (photo), évidemment de tous les plans, achève d’enlever le morceau.

    Film à l’affiche dans les salles de Suisse romande dès mercredi 2 juillet.

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  • Mondial: les génies suisses crèvent au poteau. La tête haute...

    1904743_pic_970x641[1].jpgDepuis mercredi dernier, les experts du crampon se trituraient sauvagement les méninges pour résoudre la quadrature du cercle. A savoir la Suisse peut-elle battre l’Argentine?

    Et chacun de tirer des plans sans fin sur la comète pour finir par nous expliquer doctement que c’était possible. Sinon probable. Mais que dans le fond, les Argentins pouvaient eux aussi prétendre à la victoire!

    Moralité, on n’était pas plus avancé après des jours et des jours, des heures et des heures d’analyses hyper pointues à la radio ou à la télé, des lignes et des lignes inlassablement pondues dans les journaux sur ce sujet brûlant. Seuls les béotiens du foot, connaissant vaguement la valeur l’Albiceleste par ouï-dire, n’avaient jamais imaginé une seule seconde la Nati en gagnante du duel.

    Raison pour laquelle ils trouvent le résultat logique et jugent même extraordinaire que les Helvètes aient vaillamment résisté jusqu’à la 118e minute. En revanche le coup du sort de Di Maria jouant son Messi et crucifiant les Rouges, qui de surcroît parvenaient in extremis à shooter sur le montant, plongeait les spécialistes du ballon dans une sorte de coma. Un tremblement de terre n’aurait pas provoqué chez eux un tel effondrement. 

    Du coup, se lamentant sur la tragique injustice du sport, un véritable scoop, ils prenaient un ton de circonstance, douloureux. A  l’instar d’un Pierre Poullier compassionnel, tentant de ménager les malheureux acteurs du drame, leur parlant doucement comme à de petites choses fragiles relevant d‘une grave maladie.

    Pourtant the show must go on... Séchant leurs larmes, commentateurs et consultants se reprenaient et parvenaient à dédramatiser. A commencer par Massimo Lorenzi, déclarant que ce n’était pas tout à fait la fin du monde. Et nos spécialistes de poursuivre courageusement l’analyse et de faire le bilan de cette équipe jeune, fantastique, géniale, en un mot, parfaite. Franchement à se demander comment elle a réussi à crever ainsi au poteau. La tête haute certes, mais quand même.

    Roger-Federer-Wimbledon-008[1].jpgBref, face à de tels génies, c’est reparti pour tirer des plans sur la comète en vue de l’Euro 2016 et leurs chances de qualification les doigts dans le nez!

    A mon avis, on devrait plutôt se concentrer sur nos valeurs sûres. Je veux évidemment parler de Federer et de Wawrinka, qui vont se rencontrer en quarts de finale chez Sa Majesté britannique, après s’être chacun débarrassé d’un Espagnol. L’Australien Kyrgios terminant le travail en terrassant lui, le pitbull Nadal. De quoi donner un peu d’air à la légende qui garde ainsi ses trois Grands Chelems d’avance au moins jusqu'à l'US Open. A moins que... Mais n'anticipons pas et pour l'instant, merci beaucoup au kangourou…

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