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le blog d'Edmée - Page 438

  • Finale de la Coupe Davis: les chances des Suisses passent de quasi nulles à très minces...

    1328604-28565652-1600-900[1].jpgLes chances des Suisses de battre en finale de la Coupe Davis les Français, grands spécialistes de l’épreuve, étaient jusqu’ici plus minces qu’un papier à cigarette. Elles semblent avoir un chouia augmenté.  

    Le résultat de la légende en quarts du Masters de Shanghai n’est pas étranger à mon minuscule regain d’optimisme. Bien qu’ayant sué sang et eau jusqu’au tie-break pour remporter le premier set face à Benneteau, Federer n’a en revanche et contre toute attente pas trop œuvré dans le détail au cours du second. Allant jusqu'à offrir cyniquement une roue de vélo au Bleu, qui passe parfois pour l’une de ses bêtes noires.

    Certes Wawrinka qui, en dépit de sa pub pour Visilab n’en voit décidément plus une depuis son triomphe australien contre Nadal en janvier dernier puis contre le Bâlois en avril à Monte-Carlo, n’a de loin pas rassuré les fans des Rouges. Mais s’il a été pitoyablement éliminé dès son entrée à Tokyo par un illustre inconnu nippon et à Shanghai par… le Tricolore Simon, ce fut le même fiasco pour Gasquet à un tour près.

    De son côté Tsonga, suite à sa victoire sur Sa Grâce helvétique à Toronto, a lui aussi erré tel un fantôme sur le court à l’US Open puis au Japon, pour jouer l’Arlésienne en Chine. A l’image de Monfils pas encore remis de la défaite cruelle que lui a infligée le Bâlois en quarts à New York, alors qu'il avait failli rendre les armes dans la quatrième manche. 

    Rendez-nous Saint Ottmar!

    Il serait toutefois fort dangereux de vendre la peau de l’ours comme certains spécialistes du crampon qui voyaient l'Helvétie l’emporter les doigts dans le nez contre la Slovénie après son faux-pas contre l’Angleterre. Mais caramba, encore raté, ce qui plombe déjà quasiment définitivement les espoirs de qualification pour l’Euro.

    Le prétentieux Petkovic et ses ouailles, se vautrant dans l’autosatisfaction en estimant en substance avoir réussi un bon match n’ont pas l’air de réaliser la chose. La preuve ? Selon leur analyse pointue de la rencontre, il leur manque juste de la confiance, de l’efficacité, de l’inspiration et surtout la rage de mettre le ballon au fond. Rien que ça....Seigneur, rendez-nous Saint Ottmar!

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  • Cinéma: "National Gallery", une fabuleuse immersion dans le célèbre musée londonien

    national-gallery-frederick-wiseman-image3-le-passeur-critique[1].jpgAprès l’Opéra de Paris et l’Université de Berkeley, l’octogénaire Frédérick Wiseman, très prolifique roi du documentaire fleuve, poursuit sa tournée des institutions publiques. Il a posé sa caméra à la National Gallery, heureuse détentrice de sublimes collections. 

    Le cinéaste a consacré à son nouvel opus de douze semaines de tournage entre la mi-janvier et la mi-mars 2012, 17 heures de rushes et un an de montage. Il nous propose une extraordinaire immersion de trois heures au sein du célèbre musée londonien, dans le cadre d’une réflexion sur les rapports entre la peinture et le cinéma.

    Merveilleux voyage, National Gallery permet au spectateur de cheminer de la peinture occidentale du Moyen Age au 19e siècle en compagnie d’admirables et fascinants conférenciers, surtout des conférencières d’ailleurs, et des meilleurs restaurateurs.

    Ces passeurs d’art dotés d’un impressionnant savoir qu’ils délivrent avec autant de simplicité que d’humour, font non seulement vivre les chefs d’oeuvre, mais les décodent pour nous permettre de mieux saisir les intentions du peintre. Tout en évoquant la manière dont ils racontent une histoire en une seule image, contrairement à un film, ils s’attardent sur de nombreuses toiles.

    img_samsonanddelilah-rubens[1].jpgDifficile de choisir parmi celles-ci. Mais on a un faible pour Samson et Dalila de Rubens, qui nous vaut le récit de la belle espionne envoyée par les Philistins pour coucher avec l’ennemi dans le but de détruire Israël. La chute de Carthage de Turner, très influencé par l’histoire et intéressé par la fin et l’essor des empires, est commenté avec passion, comme  La vierge aux rochers de Leonard de Vinci révélant la technique de l’artiste et dont il existe deux versions, la première se trouvant au Louvre.

    La mise au tombeau de Michel-Ange, fleuron de la galerie, tableau inachevé où persiste le mystère 500 ans après, mérite évidemment toute l’attention des guides, qui nous racontent aussi Vermeer et sa création d’un monde idéal si séduisant à regarder, entre réalisme et abstraction, le premier se dissolvant dans la seconde. Sans oublier une fabuleuse séquence à propos de la restauration d’un Rembrandt.

    Wiseman ne se contente pas de nous révéler l‘essence des tableaux ou le jeu de miroirs entre eux et les visiteurs. Dans ce lieu prestigieux où tout commence et finit par le cirage des parquets, le cinéaste parle également de son fonctionnement, de son rapport au monde au public, de sa stratégie, ou du meilleur moyen d’arriver à l’équilibre du budget.

    Toutes questions de politique culturelle certes importantes mais qui auraient gagné à être écourtées. Un bien pâle reproche toutefois en regard de la brillante facture de ce documentaire génial à découvrir de toute urgence.

    Film à l’affiche dans les salles de Suisse romande depuis mercredi 8 octobre.


     

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  • Cinéma: avec l'excitant "Gone Girl", le corrosif Fincher joue les manipulateurs

    Gone-Girl-Ben-Affleck-Rosamund-Pike-Entertainment-Weekly-cover[1].jpgDepuis cinq ans, Nick Dunne et la belle Amy semblent filer le parfait amour dans la banlieue chic d’une petite ville ordinaire. Formant aux yeux de leur entourage, le couple idéal. Jusqu’au jour où Nick découvre une pièce de la maison sens dessus-dessous, tandis que sa femme demeure introuvable. Imaginant un cambriolage qui a mal tourné, sinon un enlèvement, il décide de signaler son absence.

    L’affaire ne tarde pas à soulever les passions. D’insinuante, la police se fait insistante et les médias s’emballent. Branle-bas de combat, conférence de presse organisée au lendemain de la disparition de l’épouse. Avec Nick posant devant une affiche représentant le visage rayonnant d’Amy. Et il sourit. Un sourire qui sera mal interprété.

    Des failles apparaissent. Assailli de questions par les flics, coincé entre les journalistes et ses beaux-parents, Nick s’affole, se met à mentir et à cacher des choses qui cassent petit à petit l’image des époux modèles. Et contribuent surtout à le faire rapidement voir comme le suspect numéro un.

    Gone Girl, l'excitant nouveau long-métrage de David Fincher, auteur entre autres de Seven , Fight Club, The Game ou Panic Room, est l’adaptation du roman à succès (2 millions d’exemplaires vendus aux Etats-Unis) de Gillian Flynn, qui a signé seule le scénario.

    De Hitchcock à Lynch

    De la haute voltige pour ce film transformant le rêve américain en cauchemar, mêlant au drame conjugal le meurtre et le mystère, tout en surfant sur le thriller angoissant sinon absurde, la comédie acide, la satire implacable du règne de l'apparence, du mariage, de l’intrusion vorace des médias voyeurs dans l’intimité des gens, de l’opinion publique versatile, de la justice et de la société en général.

    Pendant 2 heures 30 qu’on ne sent pas passer, le corrosif Fincher, passant de Hitchcock à Lynch, joue ainsi avec les genres sur le mode coupable non coupable, en autopsiant la désintégration d’un couple glauque livré en pâture à une Amérique puritaine. Le tout agrémenté de rebondissements destinés à entortiller le spectateur, ravi de se faire prendre dans les filets du talentueux manipulateur.

    Le réalisateur a choisi de confier le rôle principal de Nick à Ben Affleck qui, faute d’être un mari parfait, se révèle excellent dans la peau de cet homme trouble, distant, sarcastique. Rosamund Pike est à la hauteur dans celle d’Amy. Tous eux sont contraints de tomber le masque, mais je ne vous en dirai pas davantage pour ne pas vous gâcher le plaisir de la découverte.

    Film à l’affiche dans les salles de Suisse romande dès mercredi 8 octobre

     

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