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le blog d'Edmée - Page 2

  • Grand écran: "The Drama" veut mêler comédie noire, satire sociale et thriller psychologique. Avec Zendaya et Robert Pattinson

    Emma et Charlie (Zendaya et Robert Pattinson), trentenaires bourgeois très amoureux, préparent leur mariage  Quelques jours avant, ils retrouvent leurs amis Rachel (Alana Haim) et Mike (Mamoudou Athie) pour une dégustation très arrosée du menu de la réception. Tout se déroule au mieux, jusqu’au moment où ils se lancent dans un jeu, où chacun doit avouer la pire chose qu’il a commise.

    Et les secrets inavouables sont dévoilés. Mais ce n’est rien, quand vient le tour d’Emma. Elle raconte en effet qu’au cours de son adolescence, elle a failli succomber à l’envie de commettre une tuerie de masse dans son lycée. Gâchant la soirée, cette révélation pour le moins inattendue risque aussi de faire capoter le mariage. A mesure qu’il approche, Charlie, désormais très perturbé et en proie au doute, se pose des questions sur ses sentiments à l’égard de sa fiancée, s’interroge sur ce qu’il sait vraiment d’elle et perd plus ou moins confiance en tout le monde.

    Evoquant la déstabilisation du couple, assortie de sujets d’actualité chauds, The Drama du Norvégien Kristoffer Borgli, tente de mêler comédie noire, satire sociale et thriller psychologique. Dans son ambition de créer la tension, de susciter un malaise croissant en proposant une relation complexe, troublante, il se veut provocateur audacieux, dérangeant.   

    Mais en fait, dès le fantasme d’Emma divulgué, l’auteur qu’on a exagérément tendance à comparer à Ruben Östlund, double palmé d’or cannois, n’a plus grand-chose à dire. Il se contente de tourner paresseusement en rond autour de cet aveu, sans approfondir les zones d’ombres des relations humaines qu’il est censé explorer et développer. Et ce n’est malheureusement pas le maladroit Robert Pattinson, confondant de mollesse, qui va faire monter la température!

    A l’affiche dans les salles de Suisse romande depuis mercredi 1er avril.  

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  • Grand écran: Ahmet, le berger qui rêve de devenir DJ. Un récit initiatique évitant la farce et le pathos

    Issu de la minorité turque Yörük, Ahmet (Arif Jakup), 15 ans, vit dans un village isolé de Macédoine du Nord avec son père et son petit frère Naim, devenu muet depuis la mort de leur mère. Après avoir dû quitter l’école, Ahmet est forcé de s’occuper de son cadet et de la bergerie familiale, tandis que son père, miné par le chagrin, se ruine auprès de guérisseurs de tout poil pour espérer faire reparler Naim.

    Bien que son quotidien soit régi par les traditions, Ahmet a un grand rêve, devenir DJ. Cherchant un de ses moutons qui s’est échappé, il tombe sur une rave party clandestine, en pleine nature. Fasciné par la musique électronique et les corps en transe, l'adolescent transforme aussitôt son tracteur en sound system mobile. Il tombe aussi amoureux de la jeune et rebelle Aya, aspirant à la danse et à la liberté. Malheureusement, elle est promise à un mariage arrangé. Ahmet va alors tenter de l’aider à se sauver de ce malheureux destin.

    Prix du jury et du public à Sundance, DJ Ahmet, comédie dramatique visuellement séduisante, est écrit et réalisé par Georgi M. Unkovski. Evitant la farce et le pathos, surfant sur le pouvoir libérateur de la musique, le réalisateur nord-macédonien explore, dans son premier long métrage, le sempiternel conflit entre aînés tenants du patriarcat, à l`image du père d’Ahmet traditionaliste sévère, et une jeunesse avide de changement, d’émancipation, de modernité. Rien de très nouveau sous le soleil, mais l’auteur s’empare du sujet avec humour, sensibilité et tendresse.

    A l’affiche dans les salles de Suisse romande dès mercredi 8 avril.

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  • Grand écran: "Compostelle", un long chemin initiatique avec Alexandra Lamy et Julien Le Berre

    Délinquant juvénile multirécidiviste, Adam (Julien Le Berre),17ans, risque la prison. Pour la lui éviter, une association s'occupant de jeunes en rupture lui offre une dernière chance: s’amender en effectuant le célèbre pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. Frédérique (Alexandra Lamy), enseignante dans un lycée difficile et mise à pied pour avoir giflé un adolescent, lui servira d'accompagnatrice. 

    Tous deux ne se connaissent pas et forment un duo a priori mal assorti pour parcourir un long chemin initiatique. loin d’être pavé de roses. Autant dire qu’ils sont partis du mauvais pied de la cathédrale de Puy en Velay vers ce périple de trois mois et 2000 kilomètres. Acceptant mal son chaperon, Adam se montre peu enclin, un euphémisme, à se laisser facilement apprivoiser. On n‘a toutefois pas beaucoup de mal à imaginer la suite. .

    Et on n’est pas surpris. L’indomptable ado à problèmes sujet à la violence, va en effet petit à petit baisser la garde et tisser un lien avec Frédérique, qui a aussi des erreurs à se faire pardonner. Mieux, les deux protagonistes en réalité à la recherche d’eux-mêmes, se découvriront une force insoupçonnée et prouveront ce qu’ils valent vraiment, lors de cette épreuve en forme de dépassement de soi.     

    Compostelle, inspiré d’une histoire vraie, est porté par les plutôt convaincants Alexandra Lamy et Julien Le Berre. Par ailleurs, en dépit d’un scénario trop prévisible, le réalisateur Yann Samuell livre un film émouvant et veut donner de l’espoir en évitant le pathos. Dommage pourtant qu’il se croie obligé d’émailler l’intrigue de certaines rencontres et situations ridicules, improbables, sinon embarrassantes.

    A l’affiche dans les salles de Suisse romande depuis mercredi 1er avril.   

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