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le blog d'Edmée - Page 2

  • Grand écran: "L'homme de glace" nous immerge dans l'incroyable vie de l'explorateur zurichois Konrad Steffen

    En août 2020, le célèbre explorateur polaire suisse Konrad Steffen disparaît sur la glace du Groenland. On suppose qu'il est tombé dans une crevasse recouverte de neige fraîche alors qu'il se rendait à une station de mesure. Jusqu'à aujourd'hui, il n'y a aucune trace de lui.  

    Dans son documentaire L’homme de glace (Der Eismann), la réalisatrice Corina Gamma nous immerge dans l’incroyable destin  de ce glaciologue zurichois, qui s’était donné pour mission de sensibiliser le monde aux conséquences du réchauffement climatique. Il est devenu lui-même une partie de cet Arctique, immensité balayée par le vent, hostile pour le commun des mortels, mais passionnant et fascinant pour le scientifique helvétique rompu aux températures les plus extrêmes, qui a consacré plusieurs années à analyser la neige et la glace.

    Tout en nous plongeant dans de sublimes paysages, Corinna Gamma fait parler ses proches, ses amis d’enfance, ses collègues. Ils contribuent à brosser le portrait de cet étonnant chercheur, en évoquant  son travail, son environnement, sa vie. 

    A l’affiche dans les salles de Suisse romande depuis mercredi 18 mars.

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  • Grand écran: Entre fresque historique et chronique intime, "Palestine 36", remonte aux racines du conflit israélo-palestinien

    La grande révolte arabe de 1936,destinée à faire émerger un Etat indépendant, se prépare alors que le territoire est sous mandat britannique depuis la chute de l’Empire ottoman. Fuyant l’antisémitisme en Europe, le nombre d’immigrants juifs ne cesse de croître. Tandis que les organisations sionistes réclament la création d’un État juif, les nationalistes arabes s’organisent pour les en empêcher, reprochant aux Anglais de prendre systématiquement le parti de la minorité juive.

    Dans le village d’Al Basma, les familles voient leurs cultures millénaires confisquées. Les paysans se révoltent et une grève générale embrase le pays. Fils de fermier, Yusuf est tiraillé entre son village et Jérusalem, où il travaille auprès d’un riche bourgeois. La jeune Afra, elle, tente de préserver son innocence au sein d’une famille marquée par la résilience, tandis que Khalid, docker à Jaffa, est entraîné dans la révolte...  La haine monte entre les deux peuples, alors que la répression de l’occupant anglais est particulièrement brutale face aux embuscades tendues par les villageois à ses soldats.  

    Ambitieux drame d’époque Palestine 36 représente la plus grande production de la réalisatrice Annemarie Jacir qui après Le sel de la mer,  When I Saw You et Wajib, revient sur un chapitre charnière de son pays. En suivant les destins croisés de personnages clés, des officiers anglais, une journaliste locale symbolisant une émergence féministe, des paysans et des rebelles, l’auteure évoque des trajectoires individuelles qui reflètent la complexité de l’époque.

    Tout en montrant la beauté d’un pays malheureusement fracturé, la rigoureuse cinéaste, racontant les événements d’un point de vue essentiellement palestinien, propose une mise en scène précise. Ainsi qu’une reconstitution minutieuse des costumes, véhicules, armes, champs de coton, de tabac, nourrie par des archives restaurées. Et colorisées, au grand dam de certains critiques…

    Palestine 36 est porté par un beau casting à la fois palestinien (Hiam Abbass) et international (Jeremy Irons, Liam Cunningham). Entre ample fresque historique et chronique intime, l’oeuvre rappelle un épisode méconnu mais d’un énorme importance, qui résonne également singulièrement avec aujourd’hui. Remontant aux racines du conflit elle veut faire comprendre comment on en est arrivé à une si tragique actualité.  

    A l’affiche dans les salles de Suisse romande depuis mercredi 18 mars.

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  • Grand écran: "Le testament d'Ann Lee", histoire d'une leader spirituelle vénérée, prêchant le célibat la chasteté et l'égalité

    Drame historique et musical,  Le Testament d'Ann Lee retrace le parcours de la leader spirituelle Ann Lee, de son enfance en Angleterre, jusqu’à sa mort en Nouvelle-Angleterre, à la fin du XVIIIsiècle. Le film raconte comment cette femme marquée par des deuils et des visions à Manchester, devient la cheffe de la secte chrétienne des Shakers.   

    Née le 26 février 1736, elle travaille d’abord dans une fabrique de coton, puis chez un chapelier et comme cuisinière dans une infirmerie. Elle tente de s’opposer au mariage mais y est contrainte par son père. Accouchant de quatre enfants, tous morts avant leur premier anniversaire, elle renonce à la sexualité suite à une illumination mystique, achevant de la convaincre que le célibat est la seule façon de se rapprocher de Dieu.

    Victime de persécutions physiques et religieuses dans son pays, elle s’exile en 1776  avec une demi-douzaine de proches, aux Etats-Unis près d’Albany, où l’église de "Mère Ann" accueille de plus en plus de fidèles, dans cette communauté utopiste, prônant le célibat et la chasteté, tout en s’opposant à la ségrégation sexuelle et raciale. Depuis son expérience spirituelle profonde, ses coreligionnaires sont en outre persuadés qu’elle est la réincarnation de Jésus-Christ. Selon la légende, elle parlait et comprenait une multitude de langues, alors qu’elle était illettrée

    Le Testament d’Ann Lee est réalisé par l’actrice norvégienne Mona Mona Fastvold qui cosigne le scénario avec l’Américain Brady Corbet, auteur de Le Brutaliste. Compagnons dans la vie, ils ont donc échangé les rôles pour ce film, magnifiquement porté par Amanda Seyfried. La comédienne  trouve sans doute dans cette leader humaniste et féministe, vénérée des Shakers, sa plus grande prestation. Puissante, habitée, elle a dernièrement reçu le Globe de la meilleure actrice dans un film musical.

    Côté musique justement, Daniel Blumberg, qui avait déjà signé celle de Le Brutaliste, s’est inspiré de vrais chants des Shakers pour les litanies des personnages en extase. On apprécie par ailleurs les chorégraphies envoûtantes et sensuelles, qui figurent parmi les plus séduisantes scènes du film.

    A l’affiche dans les salles de Suisse romande depuis mercredi 18 mars

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