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Sorties de la Semaine - Page 263

  • Grand écran: "Un peu, beaucoup, aveuglément", de et avec Clovis Cornillac

     

    maxresdefault[1].jpgHabitant dans deux appartements séparés par une cloison extrêmement mince, deux êtres aux antipodes l’un de l’autre finissent par construire une relation sans se voir ni se toucher, uniquement basée sur leur voix et leur ressenti. On ne connaîtra même pas leur prénom respectif, puisqu’ils se donnent mutuellement du Machin /Machine.

     

    Lui, c’est un inventeur de casse-tête aussi créatif que misanthrope ne supportant pas le moindre bruit et vivant cloîtré. De son côté, pianiste aussi douée que psychorigide, elle ne peut se passer de musique et prépare un grand concours.

     

    L’affaire semble bien mal emmanchée. Un point commun cependant, tous deux sont des inadaptés sociaux. Du coup, cette cohabitation difficile va évoluer vers une curieuse liaison, où ils font plus ou moins les mêmes choses au même moment mais… de part et d’autre de leur mur. 

     

    Un peu, beaucoup, aveuglément est le premier long-métrage de Clovis Cornillac, qui tient aussi le rôle principal aux côtés de Mélanie Bernier. Le scénario a été imaginé par la femme de l’acteur, qui se glisse dans celui de la sœur hyper décomplexée de l’héroïne. Pour compléter le trio, l’ex-Deschiens Philippe Duquesne s’est mué en seul et meilleur ami de Machin, le farouche atrabilaire.

     

    Au premier abord, on est séduit par le côté original et farfelu de ce film évoquant non seulement deux névrosés bizarrement amoureux, mais surfant sur le thème de la solitude et des problématiques rapports humains alors que se multiplient les moyens de communication. Tout cela vire pourtant rapidement à la fausse bonne idée. En dépit de quelques astuces de mise en scène, Clovis Cornillac gâche son concept inédit pour livrer finalement une romance au parcours fléché et au dénouement téléphoné.

     

    Le talent de mes amis

     

    Autre comédie française avec Alex Lutz, qui passe également pour la première fois derrière la caméra. S’étant rencontrés au lycée et devenus modestes collègues de bureau, Jeff et Alexandre mènent une petite vie tranquille et sans ambition, tout en accumulant les bêtises et les blagues nazes.

     

    LE%20TALENT%20DE%20MES%20AMIS%20PHOTO3[1].jpgJusqu’à l’arrivée dans l’entreprise de Thibaut, un coach super dynamique et performant qui n’est autre que l’ami d’enfance d’Alexandre. A l'époque, tous deux s'étaient promis de réussir. Mais seul Thibaut semble avoir tenu parole. A priori de quoi bousculer la routine…

     

    Malheureusement, en dépit de son titre, Le talent de mes amis, l’auteur et ses protagonistes n’en montrent pas beaucoup. Un euphémisme vu le ratage de la chose. Et pour cause. Il n’était en effet pas question pour Alex Lutz, notamment auteur de la pastille humoristique Catherine et Liliane sur Canal +d’oublier ses grands copains Bruno Sanches et Tom Dingler. Du coup ce film de potes n’est rien d’autre qu’un… film de potes.

     

    A l'affiche dans les salles de Suisse romande dès mercredi 6 mai.

     

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  • Grand écran: Camille Cottin s'éclate dans "Connasse, princesse des coeurs"

    connasse_rognee_et_comp[1].jpgElle estime ne pas avoir la vie qu’elle mérite, ne veut plus jamais travailler et rêve d’un  destin royal. C’est ainsi qu’elle met le cap sur Londres, déterminée à épouser le prince Harry,  le célibataire les plus convoité d’Europe. Ce qui reste à prouver…  

    Elle, c’est Camille Cottin. Elle reprend au cinéma le personnage de Connasse, une insupportable trentenaire au comportement odieux qui s’immisce un peu partout, qu’elle tenait sur Canal +  diffusée dès 2013 dans Le Grand Journal. L’adaptation de la minisérie sur grand écran, intitulée Connasse, princesse des cœurs est coréalisée par les auteures du concept, Eloïse Lang et Noémie Saglio.

    Pour ceux qui ne connaissent pas, il s’agit d’une pastille humoristique tournée en caméra cachée. Le principe est repris pour le film, ou du moins nous l’affirme-t-on en dépit d’une ou deux cas qui paraissent sujets à caution. Mais faisons comme si pour suivre l’audacieuse et chiantissime Camille Cottin dans une succession de scènes où elle doit tester la capacité de tolérance, le niveau de crédulité, sinon de bêtise des gens qu’elle croise. En l’occurrence des Anglais. La virée chez Sa Majesté The Queen lui permettait notamment de ne pas être reconnue.

    Bref. A son habitude, elle affronte des situations plus saugrenues les unes que les autres. Et elle y va vraiment à fond dans le genre connasse à humour vache. Sans complexe et sans le moindre égard pour personne. Logique. Pour être une connasse, il ne faut penser qu’à soi, n’avoir aucune conscience  des autres et tout faire pour arriver à ses  fins, dans se poser la moindre question.

    Certaines séquences sont certes plutôt drôles, sinon parfois jubilatoires. Mais en passant de sketches très courts, (moins de deux minutes  où on la retrouvait chez l'esthéticienne, à la piscine, à St-Tropez, dans une boutique de luxe ou un magasin de musique) au (trop) long-métrage, la chose perd de son sel et finit par lasser. Même si Camille Cottin paie vraiment sans compter de sa personne. Ce qui plaira sans doute aux fans.

    Film à l’affiche dans les salles de Suisse romande dès le mercredi 29 avril.       

     

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  • Grand écran: "Spartiates" ou l'apprentissage du respect et de la tolérance par le sport

    5568_30_34x16_0cm_300dpi[1].jpgAprès un court-métrage commandé par la RTS et réalisé en 2013 lors de l’opération Marseille alors capitale culturelle, le Genevois Nicolas Wadimoff, passionné par son sujet tourné dans les quartiers nord, a eu envie de poursuivre avec un long-métrage.

    Dans Spartiates, il témoigne du travail d’un entraîneur d’arts martiaux travaillant avec les jeunes dans cette partie de la ville délaissée et gangrénée par la violence, où peu de gens osent se rendre.

    Même si, comme le dit lui-même l’auteur," il y a beaucoup de fantasmes autour de l’idée de banlieue dangereuse et difficile. Bien que ces fantasmes aient été récemment alimentés par des règlements de comptes à la kalashnikov.… » 

    Bref, les médias n’y vont presque jamais. Une raison suffisante pour Wadimoff de s’y rendre, de montrer qu'il se passe autre chose et de rencontrer Yvan Sorel, 24 ans. Un self made champion qui, se substituant aux pouvoirs publics, a fondé un club mixte où il inculque, par les arts martiaux, le respect et la tolérance aux gamins de la cité Bellevue.

    Ce documentaire, récompensé par le Prix de Soleure en janvier dernier, avait impressionné le jury qui y avait justement vu "un combat pour la survie au quotidien des jeunes de banlieue", ainsi qu'une "métaphore de toutes les relations humaines".

    Il nous laisse aussi et surtout découvrir un éducateur charismatique, engagé à fond, à l’écoute constante de ses ouailles, mais également terriblement autoritaire. On ne raffole donc pas forcément de son côté réac, de son sens de l’ordre et de la discipline à outrance  Mais en dépit de ses méthodes militaires, un euphémisme dans son comportement le plus souvent brutal, on ressent sa volonté de transmettre des valeurs, l’amour qu’il porte à ces mômes déshérités au bord du plongeon dans la délinquance et son désir profond de les voir sortir la tête de l’eau.

    Qu’on apprécie ou non le personnage, Yvan Sorel, acteur né dans sa façon de bouger sans complexe, presque provocatrice devant la caméra, est incontestablement la vedette de ce film. Un film à l’image soignée qui vous accroche en jouant sur l’intensité de la dramaturgie. Evitant le misérabilisme facile avec le chômage et la pauvreté qui minent les lieux, Wadimoff réussit à livrer le rendu d’une réalité qui n’a pas grand-chose à voir avec Plus belle la vie…

    Film à l’affiche dans les salles de Suisse romande dès mercredi 22 avril.

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