Comme prévu, personne n’imaginant sérieusement que Wawrinka puisse venir à bout de Djokovic, le Serbe a signé sa onzième victoire sur le Suisse. Qui a quitté le court en pleurant à chaudes larmes.
Normal. On pourra toujours lui répéter, pour le consoler, qu’il a livré un match de mutant ou qu'on apprend parfois davantage de ses échecs que de ses succès, ça lui fait une belle jambe à la malheureuse victime du saigneur des courts, suite à un combat aussi héroïque qu'homérique.
Car pas une âme n’imaginait sérieusement non plus qu’il faudrait cinq heures, cinq manches et soixante-quatre jeux (à cet égard on remarquera qu’ils en ont gagné trente-deux chacun) au redoutable Novak, pour se payer le scalp du Vaudois.
Force est toutefois de constater que le brave Stan s’est hélas offert à quelques reprises en sacrifice, notamment, nous plongeant dans l'angoisse, en se montrant beaucoup trop timoré alors qu’il caracolait au second set après avoir remporté haut la main le premier. Roulant carrément le numéro un mondial dans la farine.
Evidemment, s'il avait alors mené deux manches à rien, ce qui était donc largement à sa portée, il n'était pas certain qu'il n’aurait pas dû batailler tel un dément dans les éventuels trois suivants pour emporter le morceau. Mais quand même. La perspective d’un possible exploit eût été singulièrement différente.
Raison pour laquelle, ainsi que je le lui conseillais dans mon précédent billet, il était indispensable de se munir, outre de ses propres armes, de celles propices à épouvanter le vampire de Belgrade. Mais s’il a pensé à la gousse d’ail et au crucifix, il a oublié l’eau bénite. Du coup, c’est Dracula qui a fini par lui ficher un pieu en plein cœur!
Mais c’est qu’il m’aurait carrément fichu la trouille, ce provocateur de Bernard Tomic, en clamant haut et fort sa conviction de battre Federer les doigts dans le nez. Les médias australiens, relayés par tous ceux de la planète, reprenant en choeur les déclarations tonitruantes du "phénomène", nous assurant que le king était bon à prendre comme jamais cette année, j’avais également tendance à imaginer que ça sentait drôlement le roussi.
Outre le western spaghetti de Quentin Tarantino et le drame mexicain de Michel Franco, quelques comédies très inégales au menu de cette semaine. Commençons par la plus réjouissante, Alceste à bicyclette, où Philippe Le Guay réunit Fabrice Luchini et Lambert Wilson.
Un Serbe, un Croate, un musulman bosniaque, un Albanais du Kosovo et un… gay entassés dans une mini rose bonbon, l’image est plus qu’incongrue Et pourtant. Pour satisfaire sa fiancée capricieuse débordante d’affection pour un vétérinaire homo qui a sauvé son pitbull de la mort, c’est l’équipe choc qu’a recrutée Lemon, malfrat limité côté neurones pour l’aider dans sa périlleuse mission: assurer la sécurité de la première Gay Pride de Serbie, un pays où règne toujours une homophobie galopante.
Il y a eu Tatie Danielle d’Etienne Chatiliez, là on se retrouve avec Mamie Paulette, qui vit seule et mal de sa maigre retraite dans sa cité en banlieue parisienne. A la limite de virer SDF, elle décide de se lancer dans la vente de cannabis pour ne pas se retrouver à la rue.