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le blog d'Edmée

  • Le Festival de Cannes s'ouvre avec "La Vénus électrique": quelques courts-circuits dans une comédie qui s'annonce survoltée...

    Après la cérémonie d’ouverture de la 79e édition du Festival de Cannes, animée par la comédienne française Eye Haidara, la présentation du jury présidé par le réalisateur sud-coréen Park  Chan-wook, avec notamment à ses côtés la cinéaste chinoise Chloe Zhao, l’actrice américaine Demi Moore, le Suédois Stellen Skarsgard, ou encore l’Ivoirien Isaac de Bankolé, place au cinéma avec La Vénus électrique, de Pierre Salvadori. Porté par Anaïs Demoustier, Pio Marmaï et Gilles Lellouche, le film nous emmène à Paris en 1928.

    La Vénus électrique est l’une des grandes attractions de la fête foraine de Saint-Ouen. Sur une estrade, un bonimenteur fait l’éloge de Venus Electrificata (Anais Demoustier) pour appâter le public. Coiffée d'une perruque, vêtue d'un corset et d'une cape, elle s’avance, prête à électriser. grâce à une machine, tout gogo assez téméraire pour venir l’embrasser. Et la magie opère, c'est le coup de foudre!

    Epuisée comme chaque soir par sa prestation, Vénus alias Suzanne, entre dans la roulotte de la voyante Claudia, où elle déniche un peu de laudanum pour se requinquer. C’est alors que déboule un individu complètement ivre, tenant absolument à ce qu’elle le mette en contact avec sa femme Irène, récemment décédée. Réticente au début, Suzanne finit par se prêter au jeu. L'îvrogne lui mettant un gros billet sous le nez, elle accepte même d’aller chez  lui le lendemain.

    Elle ignore qu’Antoine est un peintre en vogue et que depuis la mort de son Irène adorée, il ne fait plus rien, sinon le désespoir d’Armand, son marchand et ami. Tout d’abord ce dernier cherche à chasser Suzanne dont il se méfie, mais comprend qu’elle fait du bien à Antoine. Il s’entend alors avec la jeune femme pour continuer ce jeu, dont finalement le peintre ne sera pas le seul dupe. Il retrouve peu à peu l'inspiration, tandis que la manipulatrice Suzanne tombe amoureuse de son pigeon…

    Le titre aidant, la presse française enthousiaste y va du coup de foudre, de la comédie survoltée qui fait des étincelles, du feu d’artifice et j’en oublie. Alors certes il s’agit d’une romance divertissante, douce-amère, un rien nostalgique, émouvante, doublée d’une réflexion sur la vie, l’authentique et le faux, l’illusion plus vraie que nature. Mais on notera tout de même quelques courts-circuits dans le scénario de cette histoire farfelue d'amour perdu et retrouvé, sur fond d'occultisme dans le Paris de la fin des années folles.

    A l’affiche dans les salles de Suisse romande dès mercredi 13 mai.

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  • Grand écran: "Drunken Noodles", comédie gay érotique mêlant réalisme, fiction et fantasmes. A la fois envoûtante et déroutante

    Etudiant en art de 24 ans, Adnan (Laith Khalifeh) vient passer l’été à New York dans l'appartement que lui a prêté de son oncle. Il doit effectuer un stage dans une galerie montrant des broderies homoérotiques explicites de Sal (Ezriel Kornel), un artiste âgé atypique, qu'il a croisé dans son passé et avec qui il aura une relation sexuelle.

    En quête de plaisir dans les lieux de cruising newyorkais, Adnan n’attend pas pour se laisser aller à ses pulsions. À peine arrivé, il drague Yariel (Joel Isaac), un livreur de repas à vélo, à qui il a commandé en pleine nuit les fameuses nouilles, et dont il tombe amoureux.-Ce qui ne l’empêche pas de multiplier les baises d’un soir, vivant diverses expériences au gré de rencontres entre fiction, réalité et fantasmes.

    L’arrivée et les déambulations artistico-sensuelo-charnelles d’Adnan composent le premier chapitre de cette œuvre très singulière, signée de l’Argentin Lucio Castro. Construite à l’envers, elle est découpée en deux autres volets. Le second évoque l’aventure du héros avec l’auteur des tableaux exposés, tandis que le troisième raconte son escapade dans les bois avec son ancien amant Iggie (Matthew Risch), sur fond d’apparition fantasmagorique. Chaque partie est annoncée par une courte scène de broderie sur canevas, le réalisateur faisant ici référence à Sal Salandra, artiste contemporain américain reconnu pour ses thread paintings (peintures au fil) particulièrement audacieuses.

    Drunken Noodles, au titre inspiré par ce plat de nouilles thaï revigorant pour le corps et l’esprit qu'on a envie de manger en rentrant d’une soirée très arrosée, est un conte urbain et forestier inclassable. Chronique érotico-mélancolique, ludique et onirique, elle explore et montre le désir sans volonté de voyeurisme, tout en empruntant parfois les codes du porno gay des années 70.

    L’œuvre séduit aussi par son esthétique visuelle, son côté poétique, voire envoûtant. Un bémol toutefois dans la mesure où Lucio Castro a tendance à nous perdre dans cet ovni à la narration éclatée et à la chronologie inversée, se déroulant au gré des souvenirs, des pensées, des états d’âme du protagoniste principal. Nul doute qu’il va laisser plus d’un spectateur désorienté en chemin.

    A l’affiche dans les salles de Suisse romande dès mercredi 13 mai.

     

     

     

     

     

     

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  • Festival de Cannes 79e édition: c'est parti pour la grand-messe de la pellicule, avec découvertes, stars et montée des marches au menu

    C’est l’effervescence dans la Mecque mondiale de la pellicule. Dés demain et jusqu’au 23 mai, le Festival de Cannes va célébrer le septième art avec plein de découvertes cinématographiques, son défilé de stars prêtes à faire le show sur tapis rouge avant lors de la montée des fameuses 24 marches, sa Croisette embouteillée avec ses badauds et ses files de voitures roulant pare-chocs contre pare-chocs. 

    Avec La Vénus électrique, comédie burlesque dans le Paris des années 20 (image), Pierre Salvadori donne le coup d’envoi de la traditionnelle grand-messe cannoise, qui aura lieu cette année sans les grands studios hollywoodiens, Universal et Warner Bros. ayant choisi de présenter leurs films ailleurs, Eye Haïdara en sera la maîtresse des cérémonies, tandis que Barbra Streisand et Peter Jackson recevront une Palme d’or d’honneur. 

    Les anciens et les nouveaux 

    Au centre de cette 79 édition, la compétition. 22 longs métrages seront soumis au verdict du jury présidé par Park Chan-wook, qui désignera l’heureux lauréat de la Palme d’or. S’il voit le retour de grands habitués comme  l’Espagnol Pedro Almodovar, l’Iranien Asghar Farhadi, le Russe en exil Andrei Zviaguintse, le Japonais Hirokazu Kore-eda, le Roumain Cristian Mungiu, ou encore le Belge Lukas Dhont, le concours est particulièrement renouvelé avec onze cinéastes sélectionnés pour la première fois. Par ailleurs seules cinq réalisatrices, deux de moins que l’an dernier, ont été retenues pour cette édition, qui reflète comme d’habitude l’état du monde. 

    Les Français sont bien représentés, quatre cinéastes faisant leurs premiers pas; Léa Mysius et son adaptation du roman de Laurent Mauvignier Histoires de la nuit, avec Bastien Bouillon et Monica Bellucci; Charline Bourgeois-Tacquet, La Vie d’une femme, avec Léa Drucker et Mélanie Thierry  Jeanne Herry pour Garance, avec Adèle Exarchopoulos. Enfin Arthur Harari présentera L'inconnue, adaptation d'une bande dessinée écrite avec son frère, un objet de cinéma extrêmement singulier kiet. 

    Un Certain Regard, Hors compétition et autres sections

    Très couru, le volet Un Certain Regard compte une quinzaine de métrages, dont trois premiers films. En ouverture, Teenage Sex And Death At Camp Miasma de Jane Schoenbrun. Quant à la Semaine de la Critique, elle innove avec un film d’animation In Waves

    Hors compétition, le festival propose une grosse production événementielle, La bataille de Gaulle: L'âge de fer, première partie du diptyque sur le général Charles de Gaulle, écrit et réalisé par l'ancien diplomate Antonin Baudry. Karma de Guillaume Canet et L’objet du délit d’Agnès Jaoui sont aussi au menu.

    Plusieurs histoires vraies vont marquer les esprits comme L'abandon, de Vincent Garenq, sur les derniers jours du professeur Samuel Paty. Ou L'affaire Marie-Claire, qui revient sur le procès à Bobigny d'une jeune fille violée qui s'était fait avorter illégalement, avec Charlotte Gainsbourg dans le rôle de l'avocate Gisèle Halimi. 

    A signaler encore à l’ACID le documentaire suisse Virages, réalisé par Céline Carridroit et Aline Suter En séances spéciales ou de minuit, à découvrir John Lennon : The Last interview. de Steven Soderbergh, Vol de nuit pour Los Angeles le premier film de John Travolta en tant que réalisateur. Sans oublier Full Phil de Quentin Dupieux, avec Woody Harrelson et Kristen Stewart. Déjanté, évidemment!

    Enfin petit festival dans le grand, la Quinzaine des cinéastes placée sous le regard d’Alain Guiraudie pour sa 58e édition, offre un programme de 19 longs et 9 courts métrages, débutant avec Butterfly Jam du Russe Kantemir Balagov.

    Festival de Cannes, du 12 au 23 mai.

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