Nathalie Pêcheux (Karin Viard), professeure de lettres divorcée, est rongée par une jalousie maladive. A l’égard de sa ravissante et parfaite fille de 18 ans, Mathilde, danseuse classique (Dara Tombroff ancienne pensionnaire de l’Opéra de Bordeaux dont c’est le premier rôle au cinéma), mais également envers son proche entourage, ses amis, ses collègues.
Tordue et dépressive, Nathalie la vilaine Jalouse ressent comme une agression le bonheur et la réussite des autres. Un mal-être confinant à la névrose et renforcé par la crise de la cinquantaine. Avide de coups bas, de mesquineries, de remarques acerbes, elle multiplie les méchancetés, faisant par exemple remarquer à sa meilleure amie à quel point elle a de la chance d’avoir une fille moche, ou se confrontant avec aigreur à une consoeur plus jeune, dont elle sabote toutes les propositions.
Le portrait de cette despote autodestructrice au bord de la crise de nefs dotée d’une redoutable mauvaise foi, est signé de David et Stéphane Foenkinos et aurait pu donner une excellente comédie. Dommage que le trait soit si outrancier, les auteurs se complaisant dans la caricature et le cliché. A commencer par celui du mari qui quitte sa femme pour une plus jeune un peu bécasse mais tellement plus gentille, aimante et compréhensive...
Alors qu’elle qui se veut grinçante, drôle et corrosive, mordante, mâtinée de thriller psychologique, cette comédie peu inspirée et manquant d’un minimum de subtilité n’est hélas pas à la hauteur de ses ambitions. A l’instar de ses dialogues insipides et de ses interprètes pas au mieux de leur forme dont Karin Viard, en général gage de qualité d’un film. Bien que qualifiée de "magistrale" par une partie de la critique française, elle se révèle décevante.
A l'affiche dans les salles de Suisse romande dès mercredi 15 novembre.
C’est l’histoire d’une jeune femme modeste, qui a grandi dans un petit village où ses parents ne recevaient jamais personne. À 20 ans, mourant d'ennui, elle monte à Paris pour devenir comédienne. Mais découvrant rapidement l’envers du décor, elle doit faire face aux humiliations qu’on lui inflige dès son premier film. Incapable de s’exprimer, elle subit la cruauté d’un monde dont elle ignore les codes et la brutalité d’un réalisateur odieux, qui se comporte en véritable dictateur.
Tenté par l’aventure hollywoodienne, le cinéaste palestinien Hany Abu-Assad (auteur notamment de Paradise Now sorti en 2005) change radicalement de registre avec A Mountain Between Us (Une montagne entre nous). Ce film catastrophe virant à la romance et adapté d’un roman de Charles Martin, met en scène Alex (Kate Winslet) et Ben (Idris Elba).