A sa sortie de prison en 1977 à Vevey, Eddy retrouve son pote Osman qui l’héberge dans sa caravane. En contrepartie, Eddy s’occupe de Samira, la fille de sept ans d’Osman, pendant que sa femme Noore subit des examens à l‘hôpital.
Mais le soir de Noël, incapable de faire face au manque cruel d’argent, une idée folle traverse le cerveau d’Eddy, alors que la télévision annonce la mort du célébrissime Charlie Chaplin: déterrer le cercueil du comédien et exiger une rançon de la famille.
Xavier Beauvois, l’auteur comblé de Des hommes et des Dieux, s‘est inspiré de l’authentique profanation commise par deux mécaniciens, un Polonais et un Bulgare dans le but de monter un atelier de réparation automobile. Elle s’était déroulée trois mois après le décès de l’illustre Chaplin le 25 décembre 1977.
Avec La rançon de la gloire, Le cinéaste réalise sa première comédie en forme de conte de fées moderne où il en profite, sur fond de misère sociale, pour rendre hommage à l’icône du genre en usant de citations, d’apparitions de Charlot. Mais aussi par le biais de l’aventure grotesque et burlesque des deux héros, tentant maladroitement, dans un premier temps, d’extorquer une fortune contre la restitution du cercueil.
Xavier Beauvois excelle autant dans la mise en scène de leur plan foireux que dans le choix de ses deux exécutants, pauvres marginaux minables à la fois pathétiques et attendrissants. D’un côté le rêveur dingue, drôle et cabossé incarné par Benoît Poelvoorde, de l’autre le garçon solide et sérieux, musulman fondamentalement honnête mais révolté que joue Roschdy Zem. Parfaits dans leur rôle respectif, ils forment un véritable duo de choc. Inédit de surcroît.
Film à l’affiche dans les salles de Suisse romande dès mercredi 7 janvier.
Tout a commencé par un court-métrage déjà intitulé Whiplash. Et puis Damien Chazelle, réalisateur franco-américain passionné par la musique, auteur en 2009 du confidentiel Guy And Madeline On A Park Bench, s’est lancé dans la version longue d'une relation conflictuelle à l’extrême, entre un batteur de jazz et son professeur. Un remarquable récit autobiographique pour un choc cinématographique.
Après le succès mitigé de Prometheus et du thriller Cartel, Ridley Scott s’est attaqué à un célébrissime mythe religieux, proposant Exodus: Gods and Kings. Dans son nouveau péplum, il revisite librement l’histoire de Moïse, leader insoumis qui défia le pharaon Ramsès, entraînant 600.000 esclaves hébreux dans un long périple pour fuir l’Egypte. Avec bien sûr le fameux passage de la Mer Rouge.
Ecrite avec les pieds, cette saga religieuse, qui va de surcroît sans doute déplaire aux fervents adeptes des trois religions concernées (juifs, chrétiens et musulmans), bâclée en 74 jours de tournage au Mexique, pèche également côté interprétation. Si Christian Bale fait à peine le poids en Moïse, Joel Edgerton, alias Ramsès (photo), manque totalement de charisme, apparaissant tel un petit prétentieux colérique alors qu’il se glisse dans le costume du pharaon des pharaons!