L’Organisation mondiale contre la torture (OMCT) fête jeudi soir à Genève ses trente ans à la tête d’un réseau de plus de 200 organisations des droits de l’homme à travers la planète. Pour l’occasion, elle s’est assuré le soutien de trois artistes féminines. Elles crieront haut et fort que rien ne doit permettre de tolérer la torture, plaideront pour l’application des lois contre les tortionnaires et la protection des victimes.
A commencer par l'ambassadrice de l'OMCT depuis 2007, l’actrice et scénariste helvético-canadienne Noémie Kocher (photo), vue dans de nombreux films, télefilms et pièces de théatre. Femme engagée, elle vient de terminer un clip de sensibilisation contre la torture pour l'ONG. Elle a par ailleurs effectué deux missions humanitaires qui ont donné lieu à deux documentaires diffusés par la RTS.
Noémie Kocher est accompagnée de la chanteuse française d’origine martiniquaise Louisy Joseph. Elle a été membre du groupe L5, vendu 4,5 millions de disques et participé à plusieurs émissions dont Danse avec les stars. La comédienne suisse Anne Richard, bien connue pour son rôle de juge dans la série Boulevard du Palais et actuellement en tournée en France et en Susse pour la comédie Coiffure et confidences, complète le trio.
Les "OMCT Angels" se produiront lors de la soirée privée au Palais Eynard qui réunira ses membres, partenaires et supporters dont la Ville et le Canton de Genève, autour de l’ambition commune de mettre fin à la torture qui peut atteindre femmes, enfants, manifestants, activistes, prisonniers, à tout moment et partout dans le monde.
Aux côtés des trois artistes, Christiane Chabry, la veuve de Stéphane Hessel, diplomate, écrivain et résistant français. Elle évoquera le besoin plus crucial que jamais d’une prise de conscience populaire pour que les droits humains demeurent une priorité de nos dirigeants politiques.
Genève, Palais Eynard, jeudi 24 novembre dès 18 heures.
Depuis Gwen,le livre de sable réalisé en 1984, Jean-François Laguionie, 77 ans, est devenu un des meilleurs spécialistes de l’animation française. Quatre ans après Le tableau, il revient avec Louise en hiver, son cinquième long-métrage plein de charme, de grâce et de sensibilité sur la solitude et la "vieillitude". Il raconte l’histoire d'une irrésistible grand-mère qui, à la fin des vacances dl’été, voit le dernier train partir sans elle.
Nous sommes en Normandie, en 1819. Après ses études au couvent, Jeanne Le Perthuis des Vauds, revient dans le château familial avec des rêves plein la tête. Insouciante elle passe ses journées à lire ou à s'occuper du jardin en compagnie de son père, rousseauiste à l'esprit libre et ouvert, tout comme sa mère.
Rencontré à Genève, Stéphane Brizé avoue que son désir de faire le film datait de plus de 20 ans. "Je relisais régulièrement le livre, en me disant parfois qu’il ne fallait pas satisfaire mes fantasmes". Jusqu’en 2012 où, à l’issue de Quelques heures de printemps évoquant le choix de mettre fin à ses jours, il s’attaque avec audace à ce monument de la littérature française. Avec l’impression que Maupassant le défiait. "Tu voulais faire le malin, regarde comme c’est dur…"