Les hôteliers, les restaurateurs, les chauffeurs de taxis sont unanimes, il y a moins de mouvement, donc moins de monde à Cannes. Bien fait pour leur pomme au cas où ils auraient raison. Ils n’ont qu’à se montrer moins âpres au gain. Cela dit, étant donné que les hôtels sont complets, les restaurants pleins et qu’il n’y a pas moyen d’avoir un taxi, je peux vous affirmer sans risque de me tromper qu’on est loin du désert de Gobi sur la Croisette.
J’en veux pour autre preuve la traditionnelle ruée vers les salles obscures. Je ne sais pas s’il y a toujours autant d’accrédités qu’aux Jeux olympiques, mais une chose est sûre. Même convenablement badgé, il est quasiment obligatoire de se pointer une bonne demi-heure avant la projo si on souhaite décrocher un fauteuil, voire un strapontin.
Cannes dans Chassé-Croisette - Page 33
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Quand les people se bousculent
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On ne vous jugera pas, on vous aimera
Cette fois, c’est parti. Fini le luxe de déambuler dans les couloirs vides du Palais. On est même à deux doigts du retour à l’état sauvage de festivaliers prêts à se piétiner méchamment les orteils, sinon à laisser leurs pairs sur le carreau, histoire de recueillir éventuellement le mot du siècle d’augustes lèvres de stars planétaires…A part ça, les organisateurs sont plutôt mutins dans leur genre. Alors que «Blindness » faisait l’ouverture l’an dernier, cette fois on distribuait des lunettes spéciales pour mieux voir «Là-haut» le dernier né en 3D des studios Disney Pixar. Une nouveauté qui a permis au délégué général Thierry Frémeaux de jouer les moniteurs de la colonie, en expliquant par le menu la délicate pose des besicles, et de saluer bien bas Freddy Buache, assis à son habitude dans le dernier fauteuil à droite du premier rang central du Grand Théâtre Lumière. Du coup élu vedette du matin, il a été ovationné par la foule pour son cinquante-quatrième festival.. De quoi péter de fierté pendant trente secondes… (Photo Keystone: Isabelle Huppert)
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M'y voilà, au Festival de Cannes dans Chassé-Croisette
Atterrissage en douceur à Nice, débarquement tranquille à Cannes pour retrouver la chambre « confort » dans l’hôtel près de la gare. Et me rendre compte que le nombre de mètres carrés du cagibi se révèle de plus en plus inversement proportionnel à celui des euros exigés pour l’habiter.
Mais pas le temps de m’appesantir sur le coût exorbitant de l’exiguité, en ces lieux qui vous mettent la courgette au prix du caviar, au cours de la grand-messe annuelle du cinéma.
Quant au caviar… On oublie.