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A la volée - Page 5

  • Roland Garros: merci quand même, Djoko...

    images[6].jpgIl doit bien servir, rester près de sa ligne, monter au filet, jouer relâché, aller chercher le break et c’est quasiment dans la poche pour lui. Tellement qu’il est fort le Gasquet nouveau dont ses compatriotes nous rebattent les oreilles depuis le début du tournoi.

    L’ennui, c’est qu’il a perdu contre Djokovic, comme l’imaginaient évidemment tous les observateurs non français avant la rencontre. Mais il ne repart pas vraiment en vaincu, figurez-vous. A entendre l’inénarrable Monfort,  Richard a montré un tel niveau de jeu que le Serbe mis à part,  il aurait battu en huitièmes tous les joueurs les doigts dans le nez.   

    Mais ce cher Nelson n’est pas le seul à proférer de telles sottises. Selon les commentateurs et consultants du cru genre Arnaud Boetsch, la joie de Novak à la fin de la rencontre prouvait à quel point il était soulagé d’avoir franchi un sacré cap Porte d’Auteuil,  en se sortant de ce terrifiant match piège.  

    C’est dire si selon eux il avait les chocottes à l’idée d’affronter le Biterrois, montant crânement à l’assaut. Ben voyons. Certes Nole, en gentil garçon qu’il est, a rendu poliment hommage au talent de son adversaire du jour.  Mais j’avoue que personnellement j’ai vu le plus souvent le Bleu balloté d’un coin à l’autre, quand il n'était pas carrément dans les bâches tant il se tenait loin de sa ligne de fond.

    De toute façon, il m’a suffi de constater la perte de son service d’entrée de jeu pour me dire que c’était cuit pour lui. A instar d’ailleurs de Wawrinka, qui a connu les mêmes déboires contre un super Federer, plus aérien qu’un danseur, se mélangeant juste un chouïa les pinceaux pour le suspense dans la troisième manche. Il est d’ailleurs intéressant de noter que le Serbe et le Suisse ont chacun gagné leur match en 1h47 et trois sets, ne laissant que dix jeux à leur adversaire.

    Certes, cela m’embête un peu que Nole soit sur le point non seulement égaler mais de battre le record de victoires de rang de McEnroe. En même temps je lui voue une infinie gratitude pour s’être débarrassé de Gasquet. Déjà qu’on en prend depuis 28 ans avec la victoire de Noah, je ne sais pas si vous imaginez le tintouin dans l’Hexagone, si d’aventure un Frenchie avait mis un terme à l’invincibilité de l’express de Belgrade!

    Qui va à l’évidence se retrouver en demi-finale, étant donné l’état comateux dans lequel l’Italien Fognini va pénétrer sur le court suite à son marathon de cinq heures contre l’Espagnol Montanes. Du coup, au cas où Nadal atteindrait la finale, il ne pourra compter que sur Monfils, Ferrer ou Federer pour espérer échapper aux griffes de Dracula.  

     

     

     

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  • Roland Garros: quand les Français communient...

    Novak-Djokovic[1].jpgQu’est-ce qu’on n’a pas entendu de la part des spécialistes de la raquette avant le match Djokovic-Del Potro! L’affrontement de derrière les fagots, la super affiche du jour, le duel des titans, sinon la finale avant l’heure. Avec Juan Martin faisant figure d’épouvantail et devenant le seul joueur du circuit à pouvoir mettre le redoutable Novak en difficulté. Voire carrément le battre.

    Résultat, un non match, une absence totale de bagarre, en résumé la rencontre la moins intéressante de ce samedi, bouclée en deux petits sets minables après ceux déjà joués la veille et qu’aucune chaîne n’avait daigné nous montrer.

    Du coup, le formidable suspense s'est mué en chronique d'une défaite attendue. Et ceux qui voyaient le monolithe croisé avec un obélisque faire dérailler l’express de Belgrade ont commencé à raconter que l’Argentin était encore convalescent, récapitulant dans la foulée ses ennuis de santé, ses soucis de hanche et son manque flagrant de compétition.

    J'avais pourtant relevé la chose, tant j’étais sûre que l’asperge de Tandil n’était pas mûre et que le Dracula serbe n’aurait même pas à montrer les dents pour saigner son adversaire. Raison pour laquelle je vous conseille d’arrêter la télévision et de reprendre une activité normale dès que les ravagés du caquet jamais rabattu prennent possession de l’antenne, plus particulièrement celle d’Eurosport.  

    Parce que ce sont les mêmes qui imaginaient Tipsarevic bousculer Federer et Antonio Veic, 227e à l’ATP poser des problèmes à Nadal. Et cela sous le fallacieux prétexte que le nobody avait terrassé Davydenko, l’un des ténors du circuit selon nos experts à la noix. A ce moment-là, bien entendu. Car suite à la déculottée prise par le Croate face au pitbull, le Russe a soudain passé du statut de grand du tamis à celui de vieux machin rabougri et vieillissant. J’exagère à peine.   

    A part ça, nos bavards impénitents ont trouvé une raison biblique aux succès divins de Marion Bartoli et surtout de Richard Gasquet, qui aura donc la lourde tâche de tenter à son tour de contester la suprématie de Djokovic: la nouvelle et fervente communion entre eux et le public. Il ne reste donc plus aux fidèles de Roland Garros qu’à continuer à partager le pain et le vin avec leurs compatriotes qui ont si faim et soif de victoires. Histoire de les mener vraiment vers les sommets…     

     

     

     

      

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  • Roland Garros: Wawrinka l'a fait, porté par Rosset!

    01758329-a82821c68e9d3dd2c834560a94adac3d[1].jpgAlors là, j’en suis comme deux ronds de flan. Non seulement et contre toute attente Wawrinka se retournait comme une fusée dans l’espace contre Tsonga, mais en plus Rosset l’avait prédit sur les ondes de la TSR. Certaine que c’était cuit dès le premier point, je rigolais doucement en écoutant le grand Marc répéter au contraire avec force qu’il fallait y croire jusqu’au dernier. Et cela tandis que le Vaudois oscillait dangereusement au bord du précipice dans la troisième manche après avoir perdu les deux premières.  

    Je me trompais lourdement. Dommage toutefois que le parcours du brave Stan doive s’arrêter en huitièmes, étant donné qu’il aura du mal à tuer le grand frère. Reste que c’était proprement inimaginable ce renversement de vapeur. Il est vrai que j’avais vu l'homme revenir également de nulle part il y a quelques mois. Sauf que c’était dans un tournoi mineur, genre Acapulco. Pas à Roland Garros, sur le Central, face à un Français de surcroît.

    Certes mollement soutenu par les siens dans les gradins. Mais si Jo-Wilfried n’a pas trop pu compter sur les spectateurs pour le porter vers le succès, les experts de la raquette tricolore, eux, l’encensaient depuis avant la rencontre. Caressant l’idée folle de le voir avancer à pas de géant dans le tournoi, certains n’étaient pas loin de penser que dans le fond, le Manceau était même en mesure de la gagner, cette édition 2011!

    Mais il faut davantage que le nouveau revers mortifiant d’un poulain pour les décourager (les Bleus ne sont donc plus que quatre en course sur les trente-deux partants), alors qu’ils ont un pur-sang sous la main. Eh oui, Gasquet. Encore plus en cour que son compatriote, le Biterrois fait carrément figure d’extraterrestre après sa victoire, forcément somptueuse, contre le Brésilien Thomas Bellucci. Allez, je passe pour cette fois sur le fantastico-fabulo-géniallissimo revers d’exception de Richard le conquérant…

    De toute façon, faute de grive éventuelle, nos chers voisins se délecteront de merle. Déjà prêts à trouver toutes les qualités du monde à la raquette féminine grâce au quasi exploit de Caroline Garcia, ils la défendent becs et ongles suite au triomphe de Bartoli. Qui, montée sur roulement à billes, a fini par dicter sa loi à la jeune Allemande Julia Goerges, émergeant péniblement d'une entame de jeu dantesque.

    Et comme Clijsters, Stosur et Wozniacki se sont respectivement laissé pitoyablement atomiser par une débutante et deux revenantes, voilà que nos amis tricolores, continuant à échafauder fiévreusement des plans sur la comète, imaginent une voie royale s’ouvrir à Marion pour la conquête du Graal.

    Heureux les simples d’esprit, car le Royaume des Cieux est à eux. A défaut de la Coupe des mousquetaires…  

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