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Grand écran: "Spider-Man: Brand New Day", lassitude visuelle face à un film au scénario tarabiscoté, englué dans sa toile...

Réalisé par Destin Daniel Cretton, Spider-Man: Brand New Day, quatrième volet de la saga, est censé marquer un nouveau départ pour l'Homme-Araignée. Quatre ans après les événements dramatiques de No Way Home, Peter Parker (Tom Holland) tente de reconstruire sa vie dans un New York l'ayant complètement oublié, suite au sort du Docteur Strange. S'étant volontairement effacé des mémoires de MJ, de Ned et du reste du monde, le malheureux mène une existence solitaire dans son petit appartement. Le jour, il essaie de joindre les deux bouts. La nuit, il combat sans relâche le banditisme local sous le masque de Spider-Man, aux côtés du Punisher (Jon Bernthal)

D’autant qu’une nouvelle forme de criminalité mystérieuse frappe la ville. L'intrigue bascule alors dans le surnaturel lorsque le personnage joué par Sadie Sink (une puissante télépathe issue du multivers), s'immisce dans l'esprit des gens. L'irruption de la télépathie pour résoudre l'intrigue et sauver Spider-Man s’oppose laborieusement au côté réaliste du début. En parallèle, Peter fait face à une crise identitaire, en subissant de façon inattendue une transformation biologique et physique incontrôlable, liée à ses pouvoirs.

Un scénario tarabiscoté 

On est loin d’être fan de cette nouvelle mouture. Entre polar urbain et mélange de manipulation mentale, de mutation corporelle, de télépathie extraterrestre, le réalisateur propose un métrage beaucoup trop long (144 minutes) au scénario tarabiscoté. On déplore aussi le manque de rythme, des chorégraphies recyclées avec esquives aériennes et lancements de toile surexploités depuis les précédents épisodes. Sans parler de combats confus très répétitifs et sans tension, Spider-Man affrontant souvent des nobodies. D’où une lassitude visuelle, faute d’innovation dans les facultés surhumaines du héros.  

Reste les comédiens, salués par une partie de la critique. Plus particulièrement Tom Holland délaissant, on résume, l'insouciance adolescente pour livrer une interprétation plus mature, mélancolique et torturée entre sarcasme et fragilité. En réalité il apparaît surtout comme un pleurnichard constamment dépassé par les événements, forçant sur la vulnérabilité et peinant à nous faire ressentir sa douleur, sa fatigue et ses angoisses… 

A l’affiche dans les salles de Suisse romande depuis mercredi 29 juillet.

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