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Grand écran: "Les fantômes", un thriller d'espionnage psychologique au suspense haletant

Torturé pendant des mois dans la pire des geôles syriennes, Hamid en est sorti vivant à l’image de quelques autres prisonniers. Emigré en Allemagne, il a intégré Yagaza, l’une des cellules d’une organisation secrète formée de compatriotes hommes et femmes. Espions amateurs, ils poursuivent à travers l’Europe des criminels de guerre qui ont échappé à la justice et se cachent sous de faux noms.  

La traque aux tortionnaires conduit Hamid à Strasbourg, sur la piste d’un individu qu’il pense intuitivement être son ancien bourreau, bien qu’il n’ait jamais vu son visage. On peine à imaginer la peur et l’angoisse s’ajoutant au supplice… Mais comme il doit être absolument certain que c’est lui, il le prend en filature, le suit partout dans la ville et ne le lâche plus. 

Les fantômes est le premier long métrage du Français Jonathan Millet, qui avait ouvert La Semaine de la Critique en mai dernier à Cannes. Venu du documentaire, le réalisateur épate par sa maîtrise, son intelligence, la précision de son récit, la sobriété de sa mise en scène au service d’une intrigue minimaliste. 

Il livre ainsi un film d’espionnage fort à tendance psychologique, qui fait écho à une actualité brûlante en nous immergeant dans la réalité glauque de la guerre en Syrie et des traumatismes engendrés. Captivant, fascinant, poignant, ce thriller original qui commence lentement, maintient un suspense haletant, la tension montant au fil d’une histoire où se mêlent vengeance, obsession, deuil, rédemption.

La réussite de ce drame qui tient également à la prestation remarquable du comédien franco-tunisien Adam Bessa, dont l’intensité du jeu nous fait presque physiquement ressentir la douleur de son pauvre corps martyrisé.  On souffre avec cet homme brisé, qui rente de se reconstruire après avoir connu l’enfer.

A l’affiche dans les salles de Suisse romande dès mercredi 10 juillet.  

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