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Grand écran: "Drunken Noodles", comédie gay érotique mêlant réalisme, fiction et fantasmes. A la fois envoûtante et déroutante

Etudiant en art de 24 ans, Adnan (Laith Khalifeh) vient passer l’été à New York dans l'appartement que lui a prêté de son oncle. Il doit effectuer un stage dans une galerie montrant des broderies homoérotiques explicites de Sal (Ezriel Kornel), un artiste âgé atypique, qu'il a croisé dans son passé et avec qui il aura une relation sexuelle.

En quête de plaisir dans les lieux de cruising newyorkais, Adnan n’attend pas pour se laisser aller à ses pulsions. À peine arrivé, il drague Yariel (Joel Isaac), un livreur de repas à vélo, à qui il a commandé en pleine nuit les fameuses nouilles, et dont il tombe amoureux.-Ce qui ne l’empêche pas de multiplier les baises d’un soir, vivant diverses expériences au gré de rencontres entre fiction, réalité et fantasmes.

L’arrivée et les déambulations artistico-sensuelo-charnelles d’Adnan composent le premier chapitre de cette œuvre très singulière, signée de l’Argentin Lucio Castro. Construite à l’envers, elle est découpée en deux autres volets. Le second évoque l’aventure du héros avec l’auteur des tableaux exposés, tandis que le troisième raconte son escapade dans les bois avec son ancien amant Iggie (Matthew Risch), sur fond d’apparition fantasmagorique. Chaque partie est annoncée par une courte scène de broderie sur canevas, le réalisateur faisant ici référence à Sal Salandra, artiste contemporain américain reconnu pour ses thread paintings (peintures au fil) particulièrement audacieuses.

Drunken Noodles, au titre inspiré par ce plat de nouilles thaï revigorant pour le corps et l’esprit qu'on a envie de manger en rentrant d’une soirée très arrosée, est un conte urbain et forestier inclassable. Chronique érotico-mélancolique, ludique et onirique, elle explore et montre le désir sans volonté de voyeurisme, tout en empruntant parfois les codes du porno gay des années 70.

L’œuvre séduit aussi par son esthétique visuelle, son côté poétique, voire envoûtant. Un bémol toutefois dans la mesure où Lucio Castro a tendance à nous perdre dans cet ovni à la narration éclatée et à la chronologie inversée, se déroulant au gré des souvenirs, des pensées, des états d’âme du protagoniste principal. Nul doute qu’il va laisser plus d’un spectateur désorienté en chemin.

A l’affiche dans les salles de Suisse romande dès mercredi 13 mai.

 

 

 

 

 

 

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