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US Open: la légende et le pitbull m'inquiètent

753509-8907169-317-238[1].jpgAlors que le foot suisse navigue entre le flou et le folklore avec Christian Constantin, le matamore de Sion qui défie dédaigneusement les hautes instances du crampon et Bulat Chagaev, le potentat de Xamax qui licencie comme il respire quand il ne tape pas sur les gens, les fines lames du tamis ont commencé à en découdre à New York. En principe entre gentlemen...

Djokovic, Nadal, Federer, sans oublier Murray suite à sa victoire de Cincinnati, font évidemment jaser un max. Mais je laisserai momentanément de côté Dracula actuellement sur une autre planète, ainsi que la belette écossaise, pour me concentrer sur la légende helvético-universelle et le pitbull espagnol.

Le Bâlois d’abord. A son habitude il se sent physiquement et mentalement au top, s’est bien entraîné, ne ressent aucun bobo et a tout sous contrôle, y compris ses trente ans récemment fêtés qui ne lui font ni chaud ni froid. Comme il l’affirme en haussant les épaules alors que les experts lui serinent à l’envi que cela constitue un sacré cap, ce n’est qu’un chiffre qui a changé. Et qu’est-ce qu’un vulgaire chiffre en effet dans la vie ?

D’aucuns prétendront qu’il l’a brillamment démontré lors de son match initial contre Santiago Giraldo, égalant du coup le record d’Agassi en remportant sa 224e victoire en Grand Chelem. J’ai lu qu’il avait même aisément battu son adversaire. Le contraire eût été surprenant, vu que non seulement le Colombien figure au 54e rang ATP, mais joue à la Leconte, ce dont se sont gargarisés les commentateurs d’Eurosport, ne se rendant pas compte qu’il s’agissait là davantage d’un handicap que d’un atout...

Et pourtant, en dépit de cette gêne, l’homme de Bogota n’a pas moins réussi à prendre trois fois le service de Rodgeur les doigts dans le nez. Moi qui m’étais vivement inquiétée en regardant le Français Romain Jouan pâlissime matricule 230 se payer le luxe, contrairement au mythe dans l’Ohio, de breaker Tomas Berdych, je ne vous raconte pas si je me ronge les ongles en songeant à la suite des  événements.

Car le maestro a beau affirmer qu’il n’y a pas besoin d’être élégant dans un premier tour, s’il continue à égarer de la sorte des jeux en route, inutile de préciser qu’il n’aura pas l’ombre du début du commencement d’une vague chance de damer le pion au Serbe. Ce sera même un vrai miracle de le voir arriver en deuxième semaine. Et de se débarrasser de Tsonga dans la foulée.

Je me fais aussi beaucoup de souci pour ce brave Nadal que je ne saurais trop inciter à ignorer les conseils qu’on lui donne. Comme par exemple de jouer son coup droit plus à plat ou de monter davantage au filet. D’autant que cela vient de l’inénarrable Mats Wilander. Imaginez-vous par ailleurs que selon le péremptoire Suédois, le taureau de Manacor aurait intérêt à… retrouver son grand service de l’US Open 2010 et à... s’améliorer pour atteindre le niveau de l’express de Belgrade.

Entendre enfoncer autant de portes ouvertes, cela doit drôlement vous plomber le moral. Déjà que la rafale l’a en fond de cale!

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