Grand écran: "Sanguine", un body horror féministe illustrant la détresse et la précarité de la jeunesse (08/11/2026)
Premier long-métrage de Marion Le Corroller co-écrit avec Thomas Pujol, Sanguine s’ouvre sur une séquence ultra-violente et grandguignolesque, dans un fast-food ,le Bloody Burger. Surmené, un employé pète les plombs, au point de massacrer le personnel et les clients.
Après ce déchaînement explosif et métaphorique de folie meurtrière, on suit Margot (Mara Taqun) qui débute son internat de médecine dans un hôpital parisien sous pression. Très vite, elle est confrontée à des patients de son âge, présentant des symptômes cliniques inexpliqués.
Alors que la cadence aux urgences devient infernale, sous le commandement d’une cheffe de service tyrannique et impitoyable (Karine Viard). Epuisée, proche du burn out, Margot voit apparaître sur son propre corps des signes étranges, des plaques sanguinolentes et purulentes
Parabole grinçante et viscérale sur, l'hyperproductivité, le stress au travail. la précarité et la détresse de la jeunesse poussée à la mutation radicale pour survivre. Sanguine s’inscrit dans la vague du body horror féministe contemporain. La réalisatrice se situe dans la lignée Julia Ducournau (Grave) ou Coralie Fargeat (The Substance), Des références revendiquées, sinon très (trop) appuyées. .
Porté par une Mara Taquin physiquement très impliquée, Sanguine pèche toutefois par excès d’effets gore, de plans subjectifs, d’hémoglobine, de purulences immondes. Cette métaphore sociale manque également de rigueur avec des intrigues et des personnages secondaires qui se perdent dans un scénario parfois chaotique.
«Sanguine», 103 minutes, à l’affiche dans les salles de Suisse romande depuis mercredi 4 novembre.
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