Grand écran: "Clayface", quête obsessionnelle d'un monstre pour un récit de vengeance sans surprise (25/10/2026)
Thriller d'horreur psychologique teinté de body horror Clayface suit Matt Hagen (Tom Rhys Harries), un jeune acteur très prometteur. L’irrésistible ascension hollywoodienne de cet enfant des rues de Gotham City est toutefois brutalement stoppée, lorsqu'un baron du crime local le laisse affreusement défiguré. Abandonné de tous, Matt se tourne vers un traitement scientifique à base de nanotechnologies qu’expérimente la jeune et belle chercheuse Caitlin Corr (Naomi Ackie).
Le protocole lui rend miraculeusement son apparence, mais ses effets secondaires sont dévastateurs, altérant profondément sa perception de la réalité. Possédant dès lors la redoutable capacité de métamorphoser son corps en une matière argileuse et malléable, Matt Hagen peut prendre l'apparence de n'importe qui. Consumé par la rage, hanté par la perte de son identité, pris dans une quête obsessionnelle, il sombre dans la vengeance et la monstruosité.
Réalisé par James Watkins sur un scénario de Mike Flanagan et Hossein Amini, porté par le convaincant comédien britannique Tom Rhys Harries, Clayface se distingue des blockbusters de super-héros traditionnels, en se focalisant sur la tragédie intime du personnage. Et en s’appuyant sur des effets spéciaux prothétiques concrets, plutôt que sur le tout-numérique. Il rappelle ainsi les classiques des années 80, comme par exemple La mouche de David Cronenberg (
Rappelle seulement. Si dans sa première partie, le film critique avec une certaine férocité un panier de crabes hollywoodien, il se satisfait ensuite d’un récit revanchard sans surprise, loin des œuvres du génial auteur canadien. On n’est pas non plus très fan du lien amoureux aussi inévitable qu’artificiel entre Matt et sa séduisante doctoresse. En revanche les amateurs de sensations fortes apprécieront des scènes de mutation et de mutilation, à l’image de celle où le héros pratique une auto-chirurgie oculaire dans les toilettes d’un avion. en pleine zone de turbulences!
«Clayface», 108 minutes, à l’affiche dans les salles de Suisse romande depuis mercredi 21 octobre.
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