Festival: Everybody's Perfect propose un copieux programme cinéma et célèbre l'esprit cabaret (07/10/2026)
Devenu incontournable dans le paysage culturel genevois, Everybody’s Perfect conforte sa réputation grandissante, en s’entourant de plusieurs collaborations artistiques, événementielles, institutionnelles et associatives majeures. La directrice Sylvie Cachin se réjouit d’ailleurs d’un contact surprise initié par de jeunes journalistes souhaitant travailler dans le cadre du festival pour en parler. Un bémol toutefois: le soutien moindre de la Ville. «Officiellement elle a coupé partout, mais nous sommes les premiers à y passer.»
Pour sa 13 édition qui se déroule du 9 au 18 octobre, le menu cinéma est copieux: 34 longs métrages et 39 courts, venant de 25 pays couvrant les cinq continents. Pour les longs, 24 fictions dont 13 premiers films et 10 documentaires. De tous genres et styles, ils s’articulent autour de différents thèmes, «A Way of Life», «Territoires», «Echos», ou encore «Parcours émancipés». Dans ces œuvres majoritairement inédites en Suisse, on trouve «des sourires malicieux, des échappées belles, des mots spirituels, des effeuillages audacieux», énumère Sylvie Cachin, qui ajoute: «On a choisi un parti, celui d’en rire».
En ouverture, Strange Journey: The Story Of Rocky Horror, documentaire réalisé par Linus O’Brien, retrace l’histoire extraordinaire de la comédie musicale culte de son père, Richard O’Brien. Le film explore les débuts du spectacle dans l’Angleterre du début des années 1970 jusqu’à son immense succès théâtral à Londres, Los Angeles et New York. Une célébration de la transgression, de la culture queer et de la liberté d’être soi-même.
En clôture, on découvrira Stop That Train, de l’Américain Adam Shankman. Une grosse bouffonnerie, avec un célèbre casting de drag queens, qui forment l’équipage d’un train à grande vitesse dont les freins ont lâché…Entre les deux, des perles à ne pas manquer, évoquant la quête identitaire, l’amour sous pressions, l’Intersexuation, le féminisme, la drogue et le sexe, ou encore l’éveil lesbien
Le cabaret au cœur du festival
Art aux multiples dimensions et vertus, le cabaret fait aujourd’hui partie intégrante d’Everybody’s Perfect. Et plus encore cette année, où il en explore l’essence subversive, la charge politique et la transgression des codes. Le festival présentera notamment Diamanda Callas, chanteuse parisienne travestie gothique et égotique, pour une performance exceptionnelle avec l’orchestre Geneva Camerata lors de la soirée d'ouverture le 10 octobre. à La Gravière. Il y aura aussi un cabaret politique littéraire et musical d'Emilie Pictet autour de Marlene Dietrich, avec Lady Ricart au piano, suivi du show de Mascare, poète sonore, artiste subversive et DJ, avec la chanteuse Bili Bellegarde et des invités surprises, le 16 octobre au Groove. Le programme recèle encore d’autres spectacles, des séances de dédicaces, des dialogues à trois voix et des fêtes inédites. À l’image de cette soirée de danse country, le 15 octobre au Groove, comme dans les westerns, en ligne et à deux, mais surtout, en version queer!
Everybody’s Perfect, du 9 au 18 octobre, principalement à la Maison des Arts du Grütli. Programme complet et billetterie sur everybodysperfect.ch
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