Le Festival de Cannes s'ouvre avec "La Vénus électrique": quelques courts-circuits dans une comédie qui s'annonce survoltée... (12/05/2026)
Après la cérémonie d’ouverture de la 79e édition du Festival de Cannes, animée par la comédienne française Eye Haidara, la présentation du jury présidé par le réalisateur sud-coréen Park Chan-wook, avec notamment à ses côtés la cinéaste chinoise Chloe Zhao, l’actrice américaine Demi Moore, le Suédois Stellen Skarsgard, ou encore l’Ivoirien Isaac de Bankolé, place au cinéma avec La Vénus électrique, de Pierre Salvadori. Porté par Anaïs Demoustier, Pio Marmaï et Gilles Lellouche, le film nous emmène à Paris en 1928.
La Vénus électrique est l’une des grandes attractions de la fête foraine de Saint-Ouen. Sur une estrade, un bonimenteur fait l’éloge de Venus Electrificata (Anais Demoustier) pour appâter le public. Coiffée d'une perruque, vêtue d'un corset et d'une cape, elle s’avance, prête à électriser. grâce à une machine, tout gogo assez téméraire pour venir l’embrasser. Et la magie opère, c'est le coup de foudre!
Epuisée comme chaque soir par sa prestation, Vénus alias Suzanne, entre dans la roulotte de la voyante Claudia, où elle déniche un peu de laudanum pour se requinquer. C’est alors que déboule un individu complètement ivre, tenant absolument à ce qu’elle le mette en contact avec sa femme Irène, récemment décédée. Réticente au début, Suzanne finit par se prêter au jeu. L'îvrogne lui mettant un gros billet sous le nez, elle accepte même d’aller chez lui le lendemain.
Elle ignore qu’Antoine est un peintre en vogue et que depuis la mort de son Irène adorée, il ne fait plus rien, sinon le désespoir d’Armand, son marchand et ami. Tout d’abord ce dernier cherche à chasser Suzanne dont il se méfie, mais comprend qu’elle fait du bien à Antoine. Il s’entend alors avec la jeune femme pour continuer ce jeu, dont finalement le peintre ne sera pas le seul dupe. Il retrouve peu à peu l'inspiration, tandis que la manipulatrice Suzanne tombe amoureuse de son pigeon…
Le titre aidant, la presse française enthousiaste y va du coup de foudre, de la comédie survoltée qui fait des étincelles, du feu d’artifice et j’en oublie. Alors certes il s’agit d’une romance divertissante, douce-amère, un rien nostalgique, émouvante, doublée d’une réflexion sur la vie, l’authentique et le faux, l’illusion plus vraie que nature. Mais on notera tout de même quelques courts-circuits dans le scénario de cette histoire farfelue d'amour perdu et retrouvé, sur fond d'occultisme dans le Paris de la fin des années folles.
A l’affiche dans les salles de Suisse romande dès mercredi 13 mai.
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