Festival de Cannes 79e édition: c'est parti pour la grand-messe de la pellicule, avec découvertes, stars et montée des marches au menu (11/05/2026)
C’est l’effervescence dans la Mecque mondiale de la pellicule. Dés demain et jusqu’au 23 mai, le Festival de Cannes va célébrer le septième art avec plein de découvertes cinématographiques, son défilé de stars prêtes à faire le show sur tapis rouge avant lors de la montée des fameuses 24 marches, sa Croisette embouteillée avec ses badauds et ses files de voitures roulant pare-chocs contre pare-chocs.
Avec La Vénus électrique, comédie burlesque dans le Paris des années 20 (image), Pierre Salvadori donne le coup d’envoi de la traditionnelle grand-messe cannoise, qui aura lieu cette année sans les grands studios hollywoodiens, Universal et Warner Bros. ayant choisi de présenter leurs films ailleurs, Eye Haïdara en sera la maîtresse des cérémonies, tandis que Barbra Streisand et Peter Jackson recevront une Palme d’or d’honneur.
Les anciens et les nouveaux
Au centre de cette 79 édition, la compétition. 22 longs métrages seront soumis au verdict du jury présidé par Park Chan-wook, qui désignera l’heureux lauréat de la Palme d’or. S’il voit le retour de grands habitués comme l’Espagnol Pedro Almodovar, l’Iranien Asghar Farhadi, le Russe en exil Andrei Zviaguintse, le Japonais Hirokazu Kore-eda, le Roumain Cristian Mungiu, ou encore le Belge Lukas Dhont, le concours est particulièrement renouvelé avec onze cinéastes sélectionnés pour la première fois. Par ailleurs seules cinq réalisatrices, deux de moins que l’an dernier, ont été retenues pour cette édition, qui reflète comme d’habitude l’état du monde.
Les Français sont bien représentés, quatre cinéastes faisant leurs premiers pas; Léa Mysius et son adaptation du roman de Laurent Mauvignier Histoires de la nuit, avec Bastien Bouillon et Monica Bellucci; Charline Bourgeois-Tacquet, La Vie d’une femme, avec Léa Drucker et Mélanie Thierry Jeanne Herry pour Garance, avec Adèle Exarchopoulos. Enfin Arthur Harari présentera L'inconnue, adaptation d'une bande dessinée écrite avec son frère, un objet de cinéma extrêmement singulier kiet.
Un Certain Regard, Hors compétition et autres sections
Très couru, le volet Un Certain Regard compte une quinzaine de métrages, dont trois premiers films. En ouverture, Teenage Sex And Death At Camp Miasma de Jane Schoenbrun. Quant à la Semaine de la Critique, elle innove avec un film d’animation In Waves.
Hors compétition, le festival propose une grosse production événementielle, La bataille de Gaulle: L'âge de fer, première partie du diptyque sur le général Charles de Gaulle, écrit et réalisé par l'ancien diplomate Antonin Baudry. Karma de Guillaume Canet et L’objet du délit d’Agnès Jaoui sont aussi au menu.
Plusieurs histoires vraies vont marquer les esprits comme L'abandon, de Vincent Garenq, sur les derniers jours du professeur Samuel Paty. Ou L'affaire Marie-Claire, qui revient sur le procès à Bobigny d'une jeune fille violée qui s'était fait avorter illégalement, avec Charlotte Gainsbourg dans le rôle de l'avocate Gisèle Halimi.
A signaler encore à l’ACID le documentaire suisse Virages, réalisé par Céline Carridroit et Aline Suter En séances spéciales ou de minuit, à découvrir John Lennon : The Last interview. de Steven Soderbergh, Vol de nuit pour Los Angeles le premier film de John Travolta en tant que réalisateur. Sans oublier Full Phil de Quentin Dupieux, avec Woody Harrelson et Kristen Stewart. Déjanté, évidemment!
Enfin petit festival dans le grand, la Quinzaine des cinéastes placée sous le regard d’Alain Guiraudie pour sa 58e édition, offre un programme de 19 longs et 9 courts métrages, débutant avec Butterfly Jam du Russe Kantemir Balagov.
Festival de Cannes, du 12 au 23 mai.
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