Grand écran: "EPIC: Elvis Presley In Concert" exalte le talent musical et le génie scénique du King (27/02/2026)

Après Elvis il y a quatre ans, Baz Luhrmann, toujours aussi fasciné par son sujet, ajoute un chapitre à l’exploration de la légende de Memphis avec son documentaire EPIC: Elvis Presley In Concert. Lors de ses recherches pour son biopic aussi somptueux qu’extravagant consacré au King, le réalisateur australien avait découvert quelque 60 heures de documents inédits, oubliés depuis une quarantaine d’années et a décidé de les monter.

Entre des images rares impeccablement restaurées du rocker en tournée, des films en 8 mm provenant des archives de Graceland, des interviews et surtout des enregistrements d’Elvis en train de parler, l’auteur permet à son héros charmeur, pertinent, plein d’humour et d’autodérision, de raconter lui-même sa vie, son histoire. Comme il l’annonce au début du film.

Celui-ci se concentre sur le fantastique retour du chanteur sur scène en 1968 et les grandes années qui ont précédé sa déchéance physique, marquée par une redoutable prise de poids. Suite à sa fade période hollywoodienne de sept ans, le rebelle ramolli dans des nanars, revenait donc à ses amours rock, blues et gospel. L’accent est surtout mis sur sa résidence légendaire à Las Vegas à partir de 1969-1970 et ses tournées américaines, notamment celle de 1972.

Shows spectaculaires

EPIC exalte le talent musical et le génie scénique de Presley, mêlant des répétitions entre rigueur et rigolade avec ses excellents musiciens, à des performances magistrales, des shows spectaculaires en direct, où il est accompagné d’un orchestre impressionnant. On admire le King, super sexy dans d’éblouissants costumes blancs piquetés de perles et de bijoux, bête de scène magnétique à la voix puissante, envoûtante. Au sommet de sa forme «Il faut que je bouge, je ne peux pas m’en empêcher», il puise aussi bien parmi ses propres classiques que chez les Beatles, ou Simon et Garfunkel. .Un résultat bluffant, décoiffant, avec un montage si étourdissant qu’on ne peut s’empêcher non plus de se trémousser sur son siège!

Cette œuvre unique dont Elvis est le narrateur, met également en lumière des scènes de foules immenses, des filles et des femmes en pâmoison qu’il embrasse à pleine bouche. Ou des moments intimes de ses concerts, et des conférences de presse où il évitait par exemple de commenter la guerre du Vietnam. Le film montre enfin un artiste désireux d’entreprendre des tournées mondiales, mais limité au territoire américain, car sous dépendance totale de son imprésario, le diabolique Colonel Parker, né Andreas Cornelis van Kuijk aux Pays-Bas. Débarqué clandestinement, il n'avait pas de passeport américain et craignait d'être démasqué et interdit de retour s'il franchissait la frontière. 

A l’affiche dans les salles de Suisse romande depuis mercredi 25 février.

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