Black-Movie: un programme riche exaltant la liberté de pensée. Quinze réalisateurs invités, ainsi que l'icône du cinéma asiatique (15/01/2026)

Le Festival international de films indépendants genevois propose 104 œuvres.. Quinze réalisateurs sont invités, ainsi que l'acteur chinois Tony Leung Chiu-wai, icône du cinéma asiatique. Des Délires orwelliens à la Trilogie sylvestre, en passant par les Métamorphoses les Braves ou les Exutoires jouissifs, petit voyage au sein d’un copieux menu de 48 longs métrages et 56 courts. 

Pour sa 27e édition, qui se tient à Genève du 16 au 25 janvier, Black Movie a choisi des cinéastes prônant la liberté de pensée et l'autodétermination, déclare sa directrice artistique Maria Watzlawick. En marge des courants traditionnels, le festival se décline ainsi en onze thèmes tels que l'éducation, le futurisme, la famille, la surveillance des corps et des esprits, le totalitarisme ou la révolte.
 
Les films à ne pas manquer
 
Le Sud-Coréen Park Chan-wook propose No Other Choice,  adapté de Le couperet de Donald Westlake, roman noir sur les manigances meurtrières d’un cadre en col blanc, Le Portugais Pedro Pinho revient avec Le rire et le couteau, film-fleuve qui aborde l’enjeu du post-colonialisme. De son côté, la cinéaste hongroise Ildikó Enyedi présente, Silent Friend, qui entremêle les récits autour d’un arbre majestueux, le gingko. Sa tête d’affiche, le Chinois Tony Leung Chiu-wai, icône du cinéma asiatique, sera présent pour la projection le dimanche 18 janvier. Black Movie s'intéresse également cette année aux questions de dystopies et de récits alternatifs. Avec notamment le documentaire du Haïtien Raoul Peck, Orwell: 2+2=5, qui livre un état des lieux terrifiant des effets de la post-vérité sur la société.
 
Rencontre avec Sergei Loznitsa

Hommage est aussi rendu aux combattants de l'autoritarisme. Le festival a opté pour le dernier film de l’Ukrainien Sergei Loznitsa, Deux procureurs (photo ci-dessus). Primé à Cannes, le long métrage suit un jeune procureur engagé dans les méandres des procédures juridiques de l’ex-URSS. Une rencontre sera organisée avec le réalisateur le mercredi 21 janvier. Avec Belén, l’actrice et auteure Dolores Fonzi revient sur un événement-qui a fait basculer le cadre légal de l’avortement en Argentine. A relever également de la science-fiction avec U Are the Universe de l'Ukrainien Pavlo Ostrikov, évoquant le voyage d'un transporteur spatial, seul survivant de l'humanité.

Thématiques queer

Autant d’œuvres, autant de formes, de genres et sujets abordés tout au long de ces différentes sections, dont des thématiques LGBTQIA+. A commencer par Ninxs, de Kani Lapuerta, premier long métrage du Mexicain. Homme trans il fait de ce document filmé sur huit ans, une exploration joyeuse et anarchique. On citera encore, dans le tumulte de Mumbai, Songs Of Forgotten Trees, d’Anuparna Roy, qui capte les enjeux agitant deux amies migrantes. Avec ce conte urbain, elle dessine un beau portrait de femmes décidées à prendre leur destin en main, en dépit des difficultés.
 
Enfin n’oublions pas Le petit Black Movie. Cette section destinée aux enfants propose quarante films venus de 34 pays, célébrant la diversité et encourageant la réflexion sur l’écologie et la différence. Dont Planètes de la Japonaise Momoko Seto, une ode à la biodiversité. Des ateliers et un ciné-concert complètent la programmation. Et puisqu’on parle d’événements parallèles, on signalera trois tables rondes et, bien sûr, les Nuits Blanches au Groove, de l’Opening Night à la 104e Electrodark.
 
Black Movie, Maison des arts du Grütli, du 16 au 25 janvier.

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